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ZAD : la résistance continue !

Discussion dans 'Débats politiques, activisme et luttes sociales' créé par PapaSchultz, 8 Novembre 2012.

  1. nico37

    nico37 Uploadeur Membre actif


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    Re : ZAD : la résistance continue !

     
  2. nico37

    nico37 Uploadeur Membre actif


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    Re : ZAD : la résistance continue !

     
  3. nico37

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  4. nico37

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    Re : ZAD : la résistance continue !

     
  5. nico37

    nico37 Uploadeur Membre actif


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    Re : ZAD : la résistance continue !

     
  6. celadrel

    celadrel Uploadeur Membre actif


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    je vais me faire tancer par blop pour détérage de topic
    je poste ici un message le 20/01
    On n'oublie pas, on ne pardonne pas.
    "Il y a trois ans, on a fêté la victoire. Je me souviens avoir annoncé avec beaucoup d’enthousiasme l'abandon de l'aéroport en direct sur Jet FM (ma présence sur le plateau n'avait rien à voir avec la ZAD). Parce que pour moi c'était 8 ans de luttes acharnées, 8 ans de manifs, de réoccupation, d'aller-retours en stop, d'AG, d'actions, de blocages, trois garde-à-vue, deux procès et pas mal de gaz lacrymogène.
    Malgré cet enthousiasme, cette annonce s'était, déjà à ce moment-là, accompagnée d'un message de soutien inconditionnel à TOUS les lieux de vie et d'activité de la ZAD. Comme si déjà on sentait venir la tempête de merde qui arrivait. Même ambiance le soir dans les rues de Nantes. Nantes Révoltée faisait la fête pendant que nous, on gueulait qu'"on a gagné contre les avions, on continue contre les expulsions" ... si on avait su.
    La tempête de merde n'a pas traîné à arriver. Les premières expulsions n'ont pas nécessité la moindre présence policière puisqu'une partie du mouvement s'est précipité de "nettoyer" la D281 et les lieux de vie qui l'entouraient, main dans la main avec les paysans et les citoyennistes des environs appelés à la rescousse.
    On a vu ce que des prétendus "non-violents" étaient capables de faire, pelle à la main. On a vu les "camarades", avec lesquel.le.s on dressait les barricades 6 ans auparavant, se retourner contre nous et s'organiser en milice pour punir celleux qui n'acceptaient pas la normalisation de la zone. On a vu des "révolutionnaires" expulser et détruire les habitats d'autres révolutionnaires. On a vu le mépris de classe d'une élite bourgeoise et intellectuelle s'exprimer contre les "punks à chiens" et les "schlags" de l'Est de la zone.
    On a vu tout ça et on a rien pu faire. On a essayé, mais on était trop peu, coincé.e.s entre celleux qui ne nous croyaient pas, qui trouvaient qu'on exagérait, et celleux qui pensaient que c'était un "mal nécessaire", qu'il fallait penser "stratégique" avant d'enclencher les négociations avec la préf.
    On a beaucoup pleuré, beaucoup pesté, on a rêvé de saboter la machine de celleux qui restaient et qui profitaient. On a pourtant accueilli de bonne grâce toustes celleux qui, des mois après, réalisaient enfin ce qui se passait sur zone. On a vu, des ami.e.s qu'on croyaient perdu.e.s, quitter la ZAD avant qu'il ne soit trop tard. On a entendu et accepté les "j'ai été lâche", les "j'y croyait", les "j'ai merdé".
    Puis sont venues les expulsions. Les "vraies", celle de l'Etat. La route des chicanes était nettoyée, regoudronnée et débroussaillée depuis des mois. Elle a ainsi librement pu servir d'autoroute à flics. On a quand même défendu les lieux qui restaient, parce qu'on est de bonne composition et que malgré tout, on aime pas les flics.
    Pendant des jours on s'est relayé.e.s, on a ouvert un QG, on a tenu des piquets, on a recueilli et reparti des dons, on a organisé des manifs, des blocages, des actions. Puis les négociations ont repris. Des "camarades" ont osé aller négocier avec la préf pendant que des bulldozers continuaient de détruire des lieux "ciblés".
    Ces lieux-là avaient commis le crime de ne pas se régulariser, de ne pas présenter de projet agricole ou artisanal "viable". De ne pas signer de fiche. En quelques mois, on est donc passé d'une zone où la Police ne pouvait pas entrer, une zone de "non-droit" comme aimaient à hurler les Retailleau et compagnie, à une zone où si t'as pas signé, tu te fais dégager et avec l'assentiment de tes camarades et voisin.e.s encore !
    Parce que pendant ces expulsions, on a vu des zadistes refuser de prêter un tracteur ou un tractopelle pour défendre un lieu. On en a vu faire des rondes sur la D81 pour empêcher des camarades de défoncer la route. On en a vu détruire des barricades elleux-mêmes pour faciliter le passage des flics.
    On a aussi vu la ZAD entière feindre d'ignorer que certains prenaient de la prison ferme pour l'avoir défendue. Un ami a pris jusqu'à un an de prison, peine qu'il aurait purgé si on avait pas travaillé son dossier pour le faire relaxer en appel. Mais ces camarades-là, la ZAD les avait oubliés.
    Quelques mois plus tard, une partie des petits chefs se fait topper pour "séquestration, coups et blessures". Une des victimes des milices a parlé. Elle n'a pas aimé se faire tabasser au petit matin, enfermer dans un coffre de bagnole et laisser pour morte au bord de la route. Les coffreurs sont donc arrêtés. Et là d'un seul coup, brans-le-bas de combat. "C'est toute la ZAD qui est attaquée, solidarité." Nous, on avait pourtant dit que de la ZAD on voulait plus en entendre parler. Mais on a quand même bu un verre pour fêter ça, sans cacher notre envie de vomir face à la solidarité pour les agresseurs.
    Aujourd'hui (enfin hier) ça fait trois ans. Trois ans qu'on a "gagné". Trois ans à se faire enfler par nos prétendu.e.s allié.e.s. Trois ans à les regarder multiplier coups de pression, coups de matraque, coups médiatiques et opérations séduction de la préfecture. Trois ans à les supporter à chaque manif à Nantes. Trois ans à voir ces traîtres de Nantes Révoltée leur servir la soupe à chaque nouveau projet. Trois ans à voir défiler les appels à dons, les textes d'explication, les "ici perdure la lutte" ... Trois ans à avoir envie de gerber. Trois ans à voir des camarades de la fRance entière, du monde entier, continuer à s'y pointer, à soutenir la ZAD, parce qu'iels sont trop éloigné.e.s pour savoir ce qui s'y est joué, parce que l'Histoire est écrite par les vainqueurs et que la ZAD a gagné. Et on a perdu.
    Simone."
     

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  4. Anarcycliste
  5. me cago en dios
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