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Discussion dans 'Musique, scène punk et skinhead' créé par Mamelon, 20 Août 2009.

  1. freedomcat

    freedomcat Membre actif

    [QUOTE="blop, post: 286267, member: 45636[/QUOTE]

    Je ne suis pas antispécistes et tout l'reste , tu fais erreur va te trouver un autre bouc émissaire... LSD te rends plus con que tu l'ais déjà.
     
    Dernière édition: 16 Juillet 2020
  2. freedomcat

    freedomcat Membre actif

    De quoi lire ici et en savoir plus, sur la symbolique du poing levé ✊

    --- Le poing levé, un symbole antifasciste et guerrier:
    http://redskins-limoges.over-blog.org/2013/11/le-poing-levé-un-symbole-antifasciste-et-guerrier.html

    -- Du salut nazi aux JO de Mexico en 1968, une histoire du poing levé:
    https://www.franceculture.fr/histoi...de-mexico-en-1968-une-histoire-du-poing-leveo

    --- D'où vient le symbole du poing levé?:
    D'où vient le symbole du poing levé?

    ---- Le « poing levé », du rite soldatique au rite de masse:
    https://www.cairn.info/revue-le-mouvement-social-2005-3-page-77.htm.#

    "Oublier signifie perdre l'héritage d'une lutte qui n'est pas encore conclue. Ne pas oublier oblige à comprendre, à démasquer, à continuer cette lutte.
    Pour combattre ce nouveau fascisme il n'y aura pas vos grands-parents ou les pères de vos grands-parents. C'est vous qui devrez l'affronter"
    Ennio "Fuoco" Sardelli, résistant antifasciste italien
     
  3. blop

    blop Membre actif


    860

    430

    6

    28 Novembre 2017
    Occitanie, France
    Je ne suis pas antispécistes et tout l'reste , tu fais erreur va te trouver un autre bouc émissaire... LSD te rends plus con que tu l'ais déjà.[/QUOTE]
    Exact, excuses moi, je me suis trompé dans mon agacement
     
  4. celadrel

    celadrel Uploadeur Membre actif


    951

    431

    2

    18 Mars 2020
    Homme
    Île-de-France, France
    donc, ce groupe a tendance à hérisser le poil de tout le monde.
    leur problème (surtout le notre) est qu'ils n(ont jamais été désigné par l'ensemble pour ce qu'ils sont (cela remonte à tellement longtemps que ceux qui participaient à ce site ont disparu d'ici)
     
  5. freedomcat

    freedomcat Membre actif

    Love music :music: Hate fascism and racism.

    "WHITE RIOT OU LES SORTIES DE ROUTE RACISTES DE BOWIE ET CLAPTON"

    À l’occasion de la sortie du documentaire White Riot et en plein crise raciale voici des propos bien difficile à entendre. Au milieu des années 70, David Bowie et Eric Clapton, deux icônes majeures de la musique pop ont pourtant eu des « sorties » fascistes.


    David Bowie : La Grande- Bretagne est prête pour un leader fasciste
    C’était en 1976, David Bowie a tout d’abord été photographié à Londres en train de faire le salut nazi. À l’époque la photo avait fait le tour de la presse et faisaient tristement écho à ses propos tenus en 1974 :

    « La Grande- Bretagne est prête pour un leader fasciste. Après tout, le fascisme est d’abord un nationalisme. Je crois profondément au fascisme, les peuples ont toujours été plus efficaces sous un régime militaire. »

    David Bowie :
    Des propos qui font froid dans le dos. Des erreurs de jeunesse?
    Une déclaration pour laquelle David Bowie s’est heureusement excusé quelques jours plus tard, affirmant qu’il était défoncé.
    ...
    ....


    Eric Clapton: la Grande-Bretagne est en train de devenir une « colonie noire ».
    Idem pour Eric Clapton qui était complètement ivre lors d’un concert à Birmingham en 1974, et qui s’est lancé dans un long discours politique : il y appelle à voter pour un conservateur anti-immigration et prévient ses fans que la Grande-Bretagne est en train de devenir une « colonie noire ».


    Hum… il y a comme une gène là.
    ...
    ....

    C’est le point de départ du mouvement « Rock Against Racism » qui va sauver l’honneur du rock.
    Cette contre culture fulgurante.
    Red Saunders, Roger Huddle étaient à la tête de ce mouvement né en réaction aux écarts de Bowie et Clapton. Les fans de rock se sont senti trahis par les deux rock-stars.

    Le film White Riot retrace cette épopée dont le point d’orgue était concert mythique de Victoria Park avec en autres The Clash, Tim Robinson, Steel Pulse et Sham 69 !
    C’est l’aventure de Rock Against Racism qui, avec The Clash en première ligne, va réconcilier sur des rythmes punk, rock ou reggae les communautés d’un pays en crise.
    Voici le synopsis de ce film documentaire réalisé par Rubika Shah (date de sortie 5 août 2020).



    Synopsis :Royaume-Uni, fin des années 70, en pleine explosion punk : face à la montée de l’extrême-droite nationaliste et raciste, un groupe de militants choisit la musique comme arme.C’est l’aventure de Rock Against Racism qui, avec The Clash en première ligne, va réconcilier sur des rythmes punk, rock ou reggae les communautés d’un pays en crise."


    White Riot ou les sorties de route racistes de Bowie et Clapton - MusiK Please
     
    celadrel apprécie ceci.
  6. celadrel

    celadrel Uploadeur Membre actif


    951

    431

    2

    18 Mars 2020
    Homme
    Île-de-France, France
    dire que je n'ai jamais aimé bowie , je me sens conforté.
    pour clapton, je ne savais pas mais bon
     
  7. freedomcat

    freedomcat Membre actif

    La Cmmune n'est pas morte

    Une interview très intéressante ici de

    "Mathilde Larrère : «Les féministes actuelles devraient se revendiquer de la Commune»
    Par Gabriel Pornet

    L'enseignante-chercheuse à l'université Paris-Est-Marne-la-Vallée déplore un manque d'intérêt, de la part des militantes d'aujourd'hui, pour les révolutions du XIXe siècle. Elle rappelle en quoi l'insurrection de 1871 a été un moment majeur de l'histoire des femmes.
    Pour l’historienne Mathilde Larrère (1), limiter le féminisme et la citoyenneté à la question du droit de vote est une erreur, conduisant à effacer des mémoires une partie essentielle de notre passé politique. Elle souligne l’importance des communardes et l’implication constante des femmes dans les révoltes populaires.



    Quelle est la différence entre le rôle joué par les femmes durant la Commune et durant les autres révolutions ?

    Ce qui progresse, avec la Commune, c’est qu’on les accepte plus comme combattantes. En 1830, il y avait quelques femmes sur les barricades, pas beaucoup, et certaines y allaient déguisées en hommes. C’était pareil en 1848 : elles préparaient les cartouches, jouaient un rôle à l’arrière. En 1871, elles réussissent à faire des bataillons de femmes et tiennent même quelques barricades. La plus célèbre est celle de la place Blanche, même si son existence est discutée.

    Certaines femmes portent un uniforme pendant la Commune ?

    Oui. Durant les procès, on leur reproche par exemple d’avoir été arrêtées avec un pantalon… Elles ne font pas partie de la garde nationale, mais le réclament, et certaines mettent un semblant d’uniforme, un pantalon, comme une revendication – sans compter que c’était effectivement plus pratique pour combattre.

    Selon Jacques Rougerie, sous la Commune, les préoccupations ne sont pas à proprement parler «féministes»… (2)
    Jacques Rougerie a fait l’erreur classique, à savoir réduire le féminisme à la question du droit de vote. Au XIXe siècle, le fait qu’on le leur refuse n’est pas le premier problème des femmes. La revendication n’est pas absente, mais elle n’est pas prioritaire. Elles se battent beaucoup plus pour le droit au travail, pour la suppression des dispositions inégalitaires du code civil et surtout pour la fin de l’incapacité civile des femmes mariées, mais aussi pour le droit à l’instruction, pour le droit d’avoir des armes… Si on prend ça en compte, alors on peut considérer qu’il y a des demandes féministes clairement formulées au cœur de la Commune. Simplement, elles ne réduisent pas le citoyen et le pouvoir politique au seul bulletin et demandent bien plus que l’accès aux urnes.

    Qu’obtiennent-elles concrètement ?

    Elles obtiennent une forme d’engagement, de la part de la Commune, à établir l’égalité salariale (difficile de savoir si ça a été mis en place ; cela semble avoir été le cas dans quelques ateliers associatifs). Elles acquièrent aussi, ce qui est très important dans leur esprit, la reconnaissance des concubines et des enfants illégitimes : les pensions pour les femmes de gardes nationaux tués doivent désormais être également versées aux femmes non mariées. C’est fondamental, surtout que dans le milieu ouvrier, on se marie très peu. Elles obtiennent aussi l’interdiction de la prostitution, un combat important contre la domination masculine : il y a de beaux textes de Louise Michel à ce sujet. Les femmes sont aussi très mobilisées dans le domaine de l’instruction. Elles créent notamment des écoles de filles et envisagent également une éducation beaucoup plus mixte.

    On connaît bien Louise Michel, mais qui sont les autres militantes sous la Commune ?

    Nathalie Le Mel, Elisabeth Dmitrieff, André Léo, Blanche Lefebvre, Victorine Brocher, Marguerite Tinayre, Aglaé Jarry… et toutes les militantes de l’Union pour la défense de Paris et les soins aux blessés, qui pour beaucoup n’ont laissé que leur nom au bas de deux affiches et dont on sait peu de choses. Sociologiquement, Dmitrieff, aristocrate russe immigrée, est une exception : s’il y a quelques institutrices, comme Louise Michel, la plupart sont des femmes du peuple, exercent des petits métiers, souvent dans le textile ou les «métiers de bouche» : blanchisseuses, couturières, chapelières, chocolatières, confiseuses…

    Les communardes ont-elles conscience d’être dominées, à l’intérieur même du mouvement, par les hommes ?

    Oui, en tout cas pour certaines, c’est clair. André Léo, par exemple, en a parfaitement conscience (3). Les hommes communards sont les produits d’une époque où l’on envisage difficilement, depuis un siècle, de donner la parole aux femmes.

    Le socialisme, sous la Commune, est moins tourné vers les femmes que ne l’étaient le saint-simonisme et le fouriérisme au début du siècle ?

    Pierre-Joseph Proudhon est passé par là… Même si c’est compliqué : on retient une phrase atroce de lui alors qu’avant, il a eu des propos beaucoup plus favorables à l’égalité. De toute façon, le mouvement ouvrier, en tout cas à partir de la seconde moitié du XIXe siècle, est objectivement machiste. Au lieu de demander l’égalité, ils considèrent que les femmes sont responsables de la baisse des salaires, que ce sont des travailleuses concurrentielles, des briseuses de grève.

    Comment les communardes sont-elles traitées par les versaillais lors de la répression ?

    Dans les combats, elles sont tuées comme les hommes. Mais durant les procès, on commence par leur poser des questions différentes. On leur demande toujours, par exemple, si elles ont combattu parce qu’elles étaient amoureuses d’un homme. Impossible d’imaginer qu’elles aient pu se battre parce qu’elles en avaient envie. «Quelle était votre relation» sous-entendue sexuelle, «avec tel ou tel communard ?» etc. S’agissant des punitions prononcées par les conseils de guerre, la peine de mort reste une exception pour les femmes, et les rares peines capitales prononcées à leur encontre ont été commuées en travaux forcés. D’autre part, ce qui n’apparaît pas dans les archives des procès et qui est pourtant très présent dans la manière dont la population les voit, c’est la légende des «pétroleuses» : elles auraient provoqué les incendies à Paris, alors qu’aucune n’est inculpée pour ça.

    D’où vient cette image des «pétroleuses» ?

    Ça vient de la presse, beaucoup. Je pense qu’il y a un tel refus de la femme en politique, et pire, de la femme révolutionnaire, qu’on la rend responsable de tout. C’est une façon de leur refuser à nouveau le statut de combattante. Dans l’esprit des versaillais, ce sont les lâches qui allument les incendies. Pourtant, même Maxime Du Camp, qui est un anticommunard de première, ne reprend pas le mythe des «pétroleuses». En revanche, c’est très présent dans l’iconographie. Ça fait aussi penser au vieux symbole de la «sorcière», d’une certaine manière. Ça fait longtemps qu’il y a cette association entre les «mauvaises femmes» et le «feu». Surtout, les communardes sont considérées par les versaillais comme des prostituées, des femmes aux mœurs légères.

    Les féministes actuelles se revendiquent-elles de la Commune ?

    Non, mais elles devraient. Dans les milieux féministes, et même parmi les chercheuses en histoire de femmes, on s’intéresse plus à ce qui se passe après, à partir d’Hubertine Auclert : un féminisme plus bourgeois, tourné vers le droit de vote. Parmi les militantes d’aujourd’hui, pour schématiser, on garde Olympe de Gouges, et on oublie tout ce qu’il y a au milieu, toutes les femmes populaires et socialistes de 1830, de 1848 et de la Commune. Bon, il y a Louise Michel, mais enfin, c’est la seule, et encore… Pourtant, chaque révolution ouvre des possibles pour les femmes et elles s’en sont toujours saisi, notamment en s’organisant de manière non mixte, en écrivant, en prenant la parole… Les grandes revendications sociales du XIXe siècle ont été portées par les femmes autant que par les hommes, et on ne le dit pas assez. Quand les révolutions meurent, elles sont les premières victimes : il y a toujours un double retour à l’ordre, politique et sexiste.

    (1) Auteure de l’Histoire comme émancipation (avec Laurence De Cock et Guillaume Mazeau, Agone, 2019) et Des intrus en politique – Femmes et minorités : dominations et résistances (avec Aude Lorriaux, Editions du Détour, 2017).

    (2) Jacques Rougerie, Paris insurgé, la Commune de 1871, 1995, dans la Commune et les Communards, Gallimard, 2018, p.73.

    Mathilde Larrère : «Les féministes actuelles devraient se revendiquer de la Commune» "
     
  8. freedomcat

    freedomcat Membre actif

    Dernière édition: 15 Août 2020, à 01:24

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