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Organiser la riposte

Discussion dans 'Débats - Politique, activisme et luttes sociales' créé par freedomcat, 15 Avril 2019.

  1. freedomcat

    freedomcat Membre actif


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    S'informer sur l’extrême-droite et organiser la riposte.



    Dossier par le collectif Vigilances Isère Antifascisme :

    "Plus que jamais, il demeure indispensable de continuer le combat contre l'extrême-droite et ses nombreuses mouvances, contre ses idées et ses poisons toxiques, ses infiltrations et son influence dans les esprits, dans les réseaux sociaux, (souvent à coup d'intox fabriquées de toutes pièces et de diffusion de fake-news) dans les medias, dans les appareils et programmes politiques, dans les mouvements de colère sociale telle celui des Gilets Jaunes."


    La

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    2 autres dossiers sur ces néo nazes en Bretagne, notamment Finistère et Côte d'Armor

    RAC à Saint Brieuc : RAC à Saint Brieuc - Communiqués - CVA 22 <<


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    [Quimper] ROZ TATTOO SHOP & LES NÉO-NAZIS : [Quimper] ROZ TATTOO SHOP & LES NÉO-NAZIS <<


    ---- "Ils se dissimulent derrière des associations culturelles ou des tenues bon chic bon genre. Pourtant ils comptent parmi les militants les plus radicaux de l’extrême droite.

    Pendant trois mois, le photographe Yann Castanier et le journaliste Robin D'Angelo ont enquêté pour Libération sur Génération Identitaire, le nouveau vivier jeune du Front national.
    Un reportage à lire."

    https://www.liberation.fr/apps/2017/04/generation-identitaire-a-decouvert/?fbclid=IwAR1Ec0mGDLthyAo9kPhoRtn6-az0XqNLKZxZTGNHUKWOBShsCVNR70g9xIQ <<



    ---Un blog :
    Journal d'un antifa (parmi d'autres)
    "Les successeurs des fascistes d'hier arriveront à vous convaincre que les antifascistes d’aujourd’hui sont vos ennemis"
    Le blog de GaucheDeCombat


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    Et aussi :

    Ras l’Front Rouen <<

    Union Antifasciste Toulousaine <<

    https://rebellyon.info/+-Extreme-droite-+ <<

    https://mars-infos.org/+-antifascisme-+ <<

    Veille Antifa Liège <<

    RésistanceS.be <<

    Montréal-Antifasciste <<

    MEMORIAL98 <<

    Dure Réalité Webzine <<



    la horde <<==


    L'association VISA (Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes)
    https://www.visa-isa.org/panneau <<


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    Une mine d'infos pas mise à jours, mais toujours d'actu :


    Et aussi <<< Antifasciste Savoie https://ras73.lautre.net/?page=Accueil



    Droits des femmes contre les extrêmes droites :

    droitsfemmescontreextremesdroites.org/ <<


    Lignes de Crêtes s’assume politiquement bienpensant, antiraciste, antifasciste, spirituel, international, féministe et résolument contre l’antisémitisme et l’islamophobie :
    https://www.lignes-de-cretes.org/ <<<


    "Le racisme est la pire plaie de l'humanité. Il triomphe quand on laisse le fascisme prendre le pouvoir."
    Lucie Aubrac , La Résistance expliquée à mes petits-enfants
     

  2. freedomcat

    freedomcat Membre actif


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    Contre la propagande mensongère et haineuse de l’extrême droite, les bénévoles de ce site en association à loi de 1901 font un boulot remarquable!
    : Debunkers

    de hoax/rumeurs d'extrême droite https://www.debunkersdehoax.org/ <<<
     
  3. freedomcat

    freedomcat Membre actif


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  4. freedomcat

    freedomcat Membre actif


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    Via le collectif antifasciste La Horde :
    "Cartographie de l’extrême droite française : version janvier 2019



    Voici la neuvième version de notre cartographie de l’extrême droite française, que nous présentons dans toute sa diversité depuis bientôt huit ans sous la forme d’un schéma régulièrement mis à jour : des mouvements ou personnalités qui avaient été oublié.e.s y apparaissent désormais, ainsi que de nouveaux regroupements qu’on espère éclairants pour qui s’intéresse à cette partie du spectre politique hexagonal, et souhaite en comprendre les différentes tendances et orientations.

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    Cliquez pour agrandir

    Comme on peut le remarquer, si l’on compare ce schéma aux versions précédentes (celles de 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 ou 2018), de plus en plus de personnalités et de moins en moins de groupes ou mouvements constituent aujourd’hui ce qu’on peut qualifier d’extrême droite (pour une tentative de définition de ce concept flottant, voici ce qu’on en pense ici).

    Cet état de fait sont le signe d’une part que l’extrême droite, comme les autres tendances politiques, n’est pas épargnée par la crise du militantisme, et qu’elle est de plus en plus polarisée autour d’individus qui souvent ne représentent pourtant qu’eux-mêmes. Alors que nous avions, dans les premières versions, privilégié les groupes ayant une activité de rue, délaissant ainsi des mouvements pourtant importants (comme la Nouvelle Droite, désormais présente), force est de constater également que le militantisme virtuel est aujourd’hui prédominant dans le paysage de l’extrême droite, et qu’il nous faut bien en tenir compte.

    Globalement, la nébuleuse d’extrême droite en France peut se diviser en quatre grandes “familles” (à ce propos, n’hésitez pas à jeter un coup d’œil à notre jeu des sept familles) : les “électoralistes” qui jouent le jeu parlementaire et se présentent aux élections, qu’on peut opposer aux “activistes” qui eux font plutôt de l’agitation extra-parlementaire, pour certains en recourant à la violence ; les “réactionnaires”, qui se distinguent en général plus par leurs prises de position que par leur actions concrètes, et qui historiquement constitue la principale tendance de l’extrême droite en France ; et enfin, faute de mieux, une famille “médias” qui regroupe non seulement les moyens de communication au service de la propagande d’extrême droite, mais aussi celles et ceux qui en forgent les concepts, ou qui les popularisent d’une façon ou d’une autre. Des zones hachurées permettent de placer les groupes ou personnalités qu’on pourrait placer dans deux familles à la fois (comme par exemple des médias réactionnaires).

    Nous nous sommes également efforcés, lorsque cela était possible, de dégager des tendances au sein de ces familles, et d’une famille à l’autre : celles et ceux qui militent pour l’union des droites, celles et ceux qui au contraire se positionnent comme “ni de droite, ni de gauche”, les think tanks… Pour des raisons de lisibilité et également de contrainte physique, certains groupes ou personnalités n’ont pu être associés à ces regroupements, alors qu’il aurait fallu le faire. Ainsi, le SIEL est certainement l’un des pionniers dans l’effort d’unifier les droites, ou du moins de faire tomber ce qui sépare la droite dite “républicaine” de l’extrême droite ; mais il n’était pas possible de le rendre lisible sur le schéma, d’autant que le SIEL est davantage aujourd’hui préoccupé par la question migratoire depuis son rapprochement avec Renaud Camus, comme le montre le mot d’ordre de “la ligne claire”, la liste qu’il présentera aux prochaines élections européennes.


    Nous avons également essayé d’indiquer, quand cela était possible, un lien indiquant l’origine politique de certains militants, pour mettre en valeur les passerelles qui existent d’une structure à l’autre, ou bien les scissions qui ont pu se produire. Mais toutes n’apparaissent pas sur le schéma : ainsi, Richard Roudier était un militant de la première heure des Identitaires, avant de créer sa propre structure, la Ligue du Midi. De la même façon, nous avons, par un petit logo, indiqué l’islamophobie ou l’antisémitisme de certain.es, ce qui ne signifie pas que les autres groupes ou individus ne sont aucunement islamophobes ou antisémites, mais que ces racismes ne sont pas, selon nous, centraux dans leur propagande ou leurs actions.

    Présentation des différentes familles et regroupements
    En complément du schéma, voici une présentation plus détaillée des éléments qui le composent, avec, aussi souvent que cela était possible, des liens pour en savoir plus.

    LES PARTISANS DE L’UNION DES DROITES


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    Une partie de la droite conservatrice s’est lancée depuis longtemps dans une course à l’échalote avec l’extrême droite sur les questions liées à la sécurité, à l’immigration et à « l’identité française ». Depuis l’arrivée à sa tête de Laurent Wauquiez, le parti les Républicains a pris un virage à droite encore plus net, appuyé par le travail en son sein de différents courants et autres think tanks qui opèrent une politique de la main tendue en direction des formations «souverainistes».

    Le « souverainisme » est un cache-sexe du nationalisme qui s’est construit en opposition à l’Union européenne dans les années 1990. De nombreuses formations de ce courant, tel le Rassemblement pour le France de Christian Vanneste, tentent chacune de leur côté de fédérer les autres soit autour d’elle, comme Debout la France et son président Nicolas Dupont-Aignan, soit en lançant des appels à l’unité, comme l’appel d’Angers en avril 2018 à l’initiative des époux Ménard. Certains ont soutenu Marine Le Pen au second tour de la présidentielle de 2017, comme le CNIP, mais sans donner suite à des accords électoraux.

    Si certains, comme Thierry Mariani, passé des Républicains au Rassemblement national, ou l’ex-FN Jacques Bompard, dont la Ligue du Sud a été créée en 2005 avec les Identitaires et des anciens du FN, sont de vieux briscards, la nouvelle génération n’est pas en reste, comme Eric Tegnèr, candidat malheureux à la présidence des Jeunes républicains, qui appelle avec son collectif Racine d’Avenir à ne pas avoir d’ennemis à droite.

    Mais parmi les souverainistes, d’autres refusent l’étiquette « de droite », et se déclarent « ni de droite ni de gauche », comme les Patriotes de Florian Philippot, qui rêvent d’un « souverainisme des deux rives », le nationalisme de gauche étant lui aussi une réalité, jusqu’à proposer un rapprochement avec la France insoumise. Enfin, d’autres, comme l’UPR de François Asselineau, pimentent leur souverainisme d’une dose de complotisme, et s’amuse à brouiller les cartes en profitant du confusionnisme ambiant.

    LE RASSEMBLEMENT NATIONAL (ex-FN)
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    Fondé en 1972 entre autres par les néofascistes d’Ordre nouveau, le Front National (FN) rassemblait au début des années 1980 différents courants de l’extrême droite, des plus traditionnels aux plus radicaux, sous l’autorité de son président Jean-Marie Le Pen. La scission de 1998 a affaibli le parti durant plusieurs années, jusqu’en 2011 où Marine Le Pen a succédé à son père avec la volonté affichée de s’affranchir du folklore nationaliste. De 2011 à 2017, le FN a sous sa présidence joué les équilibristes entre une ligne nationale-républicaine incarnée par Florian Philippot, et un courant national-conservateur menée par Marion Maréchal. Ce «nouveau» FN a permis à des personnalités comme Robert Ménard de profiter du FN sans s’engager à ses côtés, et à des radicaux comme Philippe Vardon, l’ex-leader des Identitaires, de s’inviter dans un FN prétendument normalisé (d’autant qu’on trouve, au plus près de Marine Le Pen, des anciens du GUD comme Axel Loustau ou Frédéric Chatillon qui n’ont rien renié de leurs engagements de jeunesse). Arrivée au second tour de l’élection présidentielle de mai 2017, Marine Le Pen a déçu les attentes de son camp et le FN a connu depuis un an des troubles internes, avec le départ de Marion Maréchal, qui a fondé depuis une école pour former de futurs cadres nationalistes l’ISSEP, et celui de Philippot, parti créer son propre mouvement, les Patriotes. Lors de son congrès de refondation, le FN a changé de nom pour devenir le Rassemblement national.

    Les néo-réactionnaires
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    Collectif réactionnaire soutenu par la droite catholique, la Manif pour Tous (LMPT) a organisé en 2012-2013 des manifestations massives contre le projet de loi sur le mariage homosexuel et pour la défense de la famille traditionnelle, ses militants étant invités à faire de l’entrisme. Si LMPT semble s’être essoufflé, d’autres structures, plus discrètes, comme l’Avant-Garde, cherchent toujours à rassembler diverses tendances conservatrices pour faire du lobbying.

    Elles peuvent compter sur des sites ou des revues, comme Causeur ou L’Incorrect, et sur des chroniqueurs comme Eric Zemmour ou Charlotte d’Ornellas, ou politique comme Jean-Frédéric Poisson, président du Parti Chrétien Démocrate, qui n’hésite pas à afficher ses positions anti-avortement. Dans ce courant, on trouve des personnalités assez influentes, comme Patrick Buisson, homme de médias et conseiller politique.

    Les catholiques traditionnalistes
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    Les réseaux catholiques traditionnalistes sont denses, disposent de médias (tels le journal Présent, seul quotidien nationaliste, ou Radio Courtoisie) et même d’une association contre la «christianophobie» et le «racisme anti-blanc», l’Agrif.

    Avec comme mot d’ordre «Dieu, Famille, Patrie», Civitas en est la principale organisation d’agitation politique. Animé par Alain Escada, Civitas est un parti politique voulant imposé sa foi à toute la société, à travers un discours ouvertement islamophobe et plus discrètement antisémite.

    La lutte contre l’IVG est l’un des principaux combats politiques des cathos tradis : les Marches pour la vie organisées chaque année rassemblent plusieurs milliers de personnes. Si les petits groupes qui prient devant les cliniques rassemblent des personnes âgées, comme leur doyen Xavier Dor, des jeunes sont aussi investis dans cette lutte, à l’instar des Survivants, apparus en 2016. La Fondation Lejeune, qui existe depuis 1996, associe un travail de recherche scientifique sur les maladies génétiques, et un engagement militant contre l’avortement.

    Les groupuscules activistes
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    Né à la fin du XIXe siècle, l’Action française (AF) est le plus vieux mouvement nationaliste en activité. Mouvement royaliste autrefois école de formation d’extrême droite, l’AF organise toujours des rassemblements ou des débats, mais aussi des actions « coup de poing », attirant à lui une nouvelle génération de militants. À noter à ce propos qu’une fracture générationnelle sépare les anciens restés fidèles à l’antisémitisme historique du mouvement et à la nostalgie vichyste, des jeunes qui, tout en se référant toujours plus ou moins à Maurras, veulent dépoussiérer l’AF pour la rendre plus « sexy ».

    Les Identitaires tentent depuis leur création en 2002 de se démarquer de l’extrême droite traditionnelle. Sans référence idéologique, ils ont misé sur la communication et Internet. Génération identitaire, sa structure jeune, est ainsi mise en avant pour faire le buzz. Mais les Identitaires ne sont pas arrivés à se créer un espace politique distinct, et ne survivent que grâce au dynamisme de ses homologues autrichiens ou italiens. Par ailleurs, plusieurs de ses cadres mènent en parallèle une carrière au sein du Rassemblement national.

    Le GUD, un mouvement étudiant d’inspiration nationaliste-révolutionnaire apparu à la fin des années 1960, est devenu en mai 2017 le Bastion social, une pâle imitation de la Casapound italienne. En occupant à Lyon durant deux semaines un lieu où il prétendait aider les « Français de souche », le Bastion Social s’est fait de la publicité sans véritablement n’aider personne. Depuis, d’autres lieux se sont ouverts sous ce nom, mais pas toujours avec succès et souvent sous la pression d’antifascistes, certains ayant même déjà fermé leurs portes. À Paris, le GUD s’est refait une jeunesse en se rapprochant des ultras venus du stade, avec la formation d’un groupe informel, les Zouaves, rassemblant des gudards mais aussi des militants de l’Action française ou des Identitaires.

    Pour ce qui est des skinheads d’extrême droite, qui restent bien souvent l’image du militant d’extrême droite dans l’imaginaire collectif, il n’existe pas d’organisation les fédérant, mais plutôt des bandes informelles locales, parfois violentes. Depuis la dissolution en 2013 des JNR et de Troisième Voie de Serge Ayoub (qui s’est recyclé en fondant un club de bikers), les skins d’extrême droite se sont éparpillés dans la nature, malgré des tenatives comme la Division nationaliste révoultionnaire (DNR). Pour les distraire, certains comme Pride France (qui organise des tournois clandestins de combat libre) ou d’autres organisent des concerts néonazis, dont l’objectif est cependant autant mercantile que véritablement militant.

    Les nostalgiques
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    Plusieurs formations tentent de maintenir la flamme du Front national des années 1980. Ironie de l’histoire, Jean-Marie Le Pen, fondateur et président du FN pendant 40 ans a été depuis 2015 mis au ban du parti par sa propre fille : à près de 90 ans, difficile de lui donner un avenir politique, mais son charisme lui permet de jouer les vedettes au sein de l’extrême droite radicale.

    Fondé en 2009 par Carl Lang, ancien n°2 du FN, le Parti de la France, c’est-à-dire une structure institutionnelle regroupant toutes les tendances de la mouvance nationaliste, y compris les plus radicales. Ses résultats électoraux restent insignifiants, et sa composition militante, allant de notables d’extrême droite aux skinheads, a tout de l’auberge espagnole. Synthèse Nationale (SN) est une revue dirigée par Roland Hélie, dont la ligne éditoriale est « pas d’ennemi à l’extrême droite ». Tous les ans, SN organise une « Journée nationale et identitaire », qui regroupe entre autres has been, Jean Marie Le Pen, Alain Escada, Carl Lang, Richard Roudier et sa Ligue du Midi et Serge Ayoub…

    D’autres groupuscules encore plus confidentiels se revendiquent ouvertement du fascisme historique. C’est le cas du Parti Nationaliste Français (PNF) qui s’inscrit dans la continuité de l’Œuvre française dissoute en 2013, proche des nostalgiques de Vichy ou de l’Algérie française. Il est aujourd’hui quasiment inexistant. Dans la même veine, on peut également par charité citer la Dissidence française de Vincent Vauclin, ou des personnalité comme Hervé Ryssen, antisémite revendiqué, qui, en s’associant au PNF, tente de vaincre leur isolement.

    Les outils de propagande :


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    Prétextant une information « plurielle » et la volonté de se démarquer des médias « officiels », des sites locaux comme Breizh Info ou Lengadoc info se sont spécialisés dans les tribunes offertes à l’extrême droite. Loin d’offrir une information honnête, ils ne font que relayer ses contre-vérités racistes et sexistes. Certains sont sans conteste ancrés à l’extrême droite (comme Méridien Zéro ou TV Libertés) tandis que d’autres adoptent une stratégie confusionniste plus ou moins volontaire. À noter que Russia Today ou Sputnik, deux médias pilotés par le gouvernement de Vladimir Poutine, jouent la même partition, en offrant à l’extrême droite une surexposition et en la présentant de façon complaisante.

    D’autres sites, comme Riposte laïque ou Égalité & Réconciliation, assurent aussi la diffusion de la propagande d’extrême droite. Ils sont animés par des collectifs dont l’activité, faute de militants, reste cantonnée à internet et l’organisation de débats, malgré une volonté affichée de faire aussi de l’activisme.

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    Créé en 2007, Riposte laïque exprime son islamophobie obsessionnelle sur son site et offre une tribune à de nombreux militants nationalistes aussi isolés qu’eux. Sur une ligne très proche, on trouve le SIEL de Karim Ouchikh et le Conseil National de la Résistance Européenne de Renaud Camus, le promoteur de la fumeuse théorie du « Grand Remplacement ».

    Fondé par Alain Soral également en 2007, Égalité & Réconciliation avait à l’origine comme ambition de regrouper nationalistes de droite et patriotes de gauche. Mais depuis, E&R n’est plus que le fan-club de Soral, qui se caractérise par son antiféminisme et son antisémitisme virulents. Le négationnisme peut en tout cas remercier E&R et Dieudonné qui auront contribué à populariser ses thèses délirantes, défendues par Vincent Reynouard a pu étendre son auditoire.

    Cet activisme virtuel, qui consiste principalement à s’inviter les uns les autres pour dire toujours la même chose, peut donner l’illusion d’une communauté soudée : mais l’égocentrisme de ces « stars » éphémères débouche davantage sur des embrouilles et des « clashs » que de véritables projets politiques.
    Dans le sillage de Soral, qui a mis le pied à l’étrier à certains d’entre eux mais avec lequel tous sont fâchés ou presque, divers individus, comme Daniel Conversano ou Ismail Ouslimani alias Raptor Dissident, se sont fait un nom sur Internet à travers des vidéos dans lesquelles ils exhibent leurs racisme, leur sexisme ou leur amour du nazisme en toute décontraction. De vieux briscards comme Henri de Lesquen, devenu dans un premier temps malgré lui une icône geek, peuvent parfois faire ainsi un come-back à moindre frais.

    Les think tanks
    L’extrême droite a bien compris que, pour réhabiliter sa vision inégalitaire du monde et pouvoir à nouveau s’imposer dans le débat public, il lui fallait au moins autant lutter sur le terrain des idées que dans la rue.

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    Depuis les années 1970, deux groupes de réflexion, le Groupement de Recherche et d’Étude pour la Civilisation Européenne (GRECE) et le Club de l’Horloge (devenu le Carrefour de l’Horloge) vont y travailler, donnant naissance à ce que les observateurs vont appeler la Nouvelle Droite. Alain de Benoist est le principal représentant de ce courant, et le seul à être véritablement un intellectuel. Esprit plutôt libre, il n’est d’aucune chapelle, ce qui lui permet, en particulier à travers la revue Éléments, de brouiller les cartes. En revanche François Bousquet, qui tient la Nouvelle Librairie à Paris, milite pour l’union des droites.

    Ancien du GRECE et du Club de l’Horloge, Jean-Yves Le Gallou a lui quitté le FN au moment de la scission, avant de créer en 2003 Polémia, qui prétend faire la promotion de la « réinformation », qui consiste à redonner aux thèses d’extrême droite une certaine visibilité dans l’espace médiatique, en développant en particulier ses propres médias."

    La Horde


    Toujours via La Horde : "Cartographie d’une nébuleuse réactionnaire à l’assaut de l’école

    Grégory Chambat, professeur et animateur du site L’école des Réac-publicains, s’intéresse de près à toutes celles et tous ceux qui “évoquent inlassablement l’effondrement du niveau et la décadence de l’institution, le redressement de l’École doit préfigurer la restauration de l’ordre moral et de la nation.” Afin de s’y retrouver, il s’est inspiré de notre cartographie de l’extrême droite pour proposer une représentation graphique de cette nébuleuse de personnalités, d’associations et de groupes qui “caressent le rêve de rétablir un état scolaire – et social – ancien“. Ce schéma, très complet, accompagne un article publié dans un numéro spécial de la revue N’Autre école intitulé “Extrême(s) droite(s) contre éducation”.


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  5. blop

    blop Membre actif


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    28 Novembre 2017
    Occitanie, France France
    Bon, encore une remarque qui va pas plaire, mais bon...
    "Lignes de Crêtes s’assume politiquement bienpensant, antiraciste, antifasciste, spirituel, international, féministe et résolument contre l’antisémitisme et l’islamophobie " et pourquoi pas contre l'anti catholiscisme ?
    Anti religion radical, je suis mais c'est être mal pensant puisqu’un anar ne doit pas être antisémite, anticatho, anti musulman.... :p
    Et pendant que les fachos s'unissent, on se bouffe le(A) foi(e )
     
  6. freedomcat

    freedomcat Membre actif


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    Et l'hindouisme, le bouddhisme....Bref je te propose de recopier l'original de ton post dans la rubrique Contact de ligne de crêtes, et ensuite tu déposes la réponse ici .

    Sinon ligne de crêtes est un soutien du prêtre, le père Paolo Dall'Oglio (disparu) , notamment par la chercheuse Marie Peltier qui à travailler avec lui sur la défense de la liberté et de la démocratie en Syrie. Elle officie sur ligne de crêtes.
     
    Dernière édition: 25 Avril 2019
  7. blop

    blop Membre actif


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    28 Novembre 2017
    Occitanie, France France
    Et l'hindouisme, et le boudisme etc, tout à fait d'accord .
    Ils travaillent sur la liberté et alors? Un curé pour la liberté, ca change mais il reste un curé

    Ni Dieux ni Maître, je vois pas pourquoi mettre sur un forum anarchiste des liens avec des protecteurs des religions quelles qu'elles soient
     
  8. freedomcat

    freedomcat Membre actif


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    Pourtant tu cites "la horde" en bon site, alors qu'ils combattent l'islamophobie, l'antisémitisme, etc...T'es chelou toi

    Ce qu"il faut combattre, c'est l "'intégrisme" religieux. Capito ?
     
    Dernière édition: 25 Avril 2019
  9. blop

    blop Membre actif


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    28 Novembre 2017
    Occitanie, France France
    Je pas défenseur des religions intégriste ou pas, c'est dur à comprendre ?
    La Horde, c'est avant tout un site antifa
    Dis toi que les religieux en minorité ne sont pas trop gênants quand ils sont en majorité, ils deviennent intégristes
     
    Dernière édition: 25 Avril 2019
  10. freedomcat

    freedomcat Membre actif


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    Pas d'accord avec toi, même en minorité l'intégrisme est à combattre!

    Intégrisme = refus de toutes évolutions
     
  11. blop

    blop Membre actif


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    28 Novembre 2017
    Occitanie, France France
    Bien sur que l'intégrisme est à combattre en priorité, c'est évident pour moi. Tu n'as pas compris ma phrase du dessus
    Mais pour prendre une analogie avec l'extrème droite, l'intégrisme, c'est les neo nazis et les curetons moyens sont les gens qui votent FN sans trop savoir pourquoi et les deux sont à combattre
    Pas avec les mêmes moyens
     
  12. freedomcat

    freedomcat Membre actif


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    Hier, le gouvernement Français à dissout le groupuscule néo fafe "le Bastion Social" , une occasion de lire ou relire l'enquête, une mine d'infos de Christophe-Cécil Garnier et photos de Yann Castanier , sur STREET PRESS :

    " Enquête sur ces néo-fascistes français Soupes populaires, ratonnades et saluts nazis, bienvenue au Bastion Social :

    Collectes de produits de première nécessité et distributions alimentaires, le Bastion Social se met en scène. Mais derrière cette vitrine se cache un groupe néo-fasciste habitué de la castagne et des tribunaux qui a ouvert des bars militants dans 6 villes " ...

    --- A lire en suivant ce lien : Soupes populaires, ratonnades et saluts nazis, bienvenue au Bastion Social https://www.streetpress.com/sujet/1545152622-soupes-populaires-ratonnades-saluts-nazis-bienvenue-bastion-social <<<==

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  13. freedomcat

    freedomcat Membre actif


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  14. freedomcat

    freedomcat Membre actif


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  15. freedomcat

    freedomcat Membre actif


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    Pour les QuébecoisEs ,
    la Coalition sortons les radio-poubelles de Québec a pour but de mobiliser, sensibiliser et informer la population de Québec par rapport aux propos haineux véhiculés par ces radios et à l’impact qu’elles ont sur la société.

    sortonslespoubelles.com <<==
     
    Dernière édition: 25 Avril 2019
  16. blop

    blop Membre actif


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    28 Novembre 2017
    Occitanie, France France
  17. freedomcat

    freedomcat Membre actif


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    Eh ouaih blop , y'à tout un tas d'ordures à repérer partout, dans tout mouvement sociaux ou autres et ce topic est en partie fait pour ça.

    The worldwide fight against fascism and racism. Antifa International <<<===
     
    Dernière édition: 26 Avril 2019
  18. blop

    blop Membre actif


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    28 Novembre 2017
    Occitanie, France France
    Sur les musulmans par contre, je n'ai rien trouvé et pourtant il existe des groupes d'extrême droite de cette religion, en particulier en Turquie (MHP, loups gris), en Hongrie le Jobbik...
    Mais rien en France:p étonnant.
    Edit ce texte est pas mal même si non spécifique à la France La droite nationaliste dans les milieux turcs immigrés - Persée
     
    Dernière édition: 26 Avril 2019
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    Bras tendus et concerts de rock
    En Lorraine, une centaine de néonazis fêtent l’anniversaire de « papy » Hitler

    Par Guillaume Krempp , Laura Wojcik


    À Sexey-aux-Forges, petit village de Meurthe-et-Moselle, une centaine de skinheads néo-nazis se sont réunis le 20 avril dernier pour célébrer les 130 ans d’Adolf Hitler.

    « Ils sont en train de fêter l’anniversaire d’Hitler. » Ce samedi 20 avril 2019 au soir, le maire de Sexey-aux-Forges (54) célèbre Pâques en famille. Vers 20h30, le téléphone sonne. C’est la gendarmerie. Patrick Potts apprend que sa salle polyvalente est occupée par une centaine de néonazis. « J’étais estomaqué », se souvient l’édile. Le maire du village de 700 habitants a loué le bâtiment à un habitant de Lucey, un village à 30 kilomètres. Il refuse cependant de donner l’identité de celui qui a organisé l’événement du 20 avril, date de naissance du « Führer ».

    La mouvance néo-nazie des Hammerskins sait rester discrète. Sur Facebook, une page créée en mars annonce une « Birthday party 130 years » pour « notre papy préféré ». Trois groupes de rock, Match Retour, Baignade Interdite et Bunker84 sont programmés. Jean-Yves Camus, spécialiste de l’extrême droite et directeur de l’Observatoire des Radicalités Politiques de la Fondation Jean Jaurès, connaît bien ces groupes néo-nazis : « Il n’y a pas de tromperie possible sur la marchandise et aucune tentative de cacher le contenu de ce qu’ils chantent, ce sont des gens qui ne sont pas du tout dans la retenue. »

    Internationale nazi
    Un numéro de téléphone apparaît sous l’affiche beige du concert. Il permet de connaître le lieu de rendez-vous du 20 avril, entre 18h30 et 20h : aire d’autoroute de Toul. Une Volkswagen grise y est stationnée, coffre ouvert. Deux hommes corpulents sont appuyés sur la carlingue. L’un crâne rasé, l’autre casquette américaine à l’envers. Il n’y a rien à leur dire. Notre simple présence indique clairement ce que nous cherchons. L’un des deux nous tend un morceau de papier avec une adresse. « C’est très fréquent ces rendez-vous au bord de la route. C’est toujours la même organisation. Ça permet de passer les gens au tamis et de voir s’il y a des intrus », précise le politologue.

    À Sexey-aux-Forges, les vitres de la salle polyvalente sont recouvertes d’un film occultant. Trois hommes, tout de noir vêtus, restent en permanence devant l’entrée. Circulant à vélo pour nous faire passer pour des habitants du village, nous demandons à une jeune femme si la fête est ouverte au public. « C’est une soirée privée, entre amis musiciens », rétorque-t-elle après une brève hésitation. Dans la nuit noire, une quarantaine de voitures stationnent devant la salle. La plupart sont immatriculées dans la région, quelques-unes en Belgique ou en Allemagne.

    Jean-Yves Camus insiste sur la stratégie transfrontalière déployée lors de ces événements : « La Lorraine et l’Alsace sont proches de l’Allemagne, de la Belgique, pas trop loin des Pays-Bas, donc ça permet de faire venir du monde. Pour les skinheads néo-nazis allemands, soumis à une répression policière extrêmement active dans leur pays, il est bien plus facile d’organiser ça chez nous. Et puis il y a une implantation réelle des groupes skinheads dans ce territoire. »

    Visite de leur QG
    Janick Pasquier a découvert le concert du 20 avril en l’honneur des 130 ans d’Adolf Hitler avec effroi, « surtout au pied des champs de bataille des Éparges », l’un des tombeaux de la Grande Guerre en 1915. « On ne peut pas laisser des individus comme ça se rassembler impunément. Ils sont interdits partout. Pourquoi en France ces groupes existent-ils encore, avec une page Facebook ? Moi ça me pose question. C’est à nous, citoyens, de dire non. » La chauffeuse de taxi de Verdun (55) scrute de près les activités de ces suprémacistes blancs. La Meusienne déballe sa consternation entre deux bouffées de cigarette, avec des expressions bien à elle. Parce que ces Hammerskins-là « sont loin d’être des enfants de choeur », et que tout ça lui « glace le dos ».

    La quinquagénaire à la voix rocailleuse nous emmène à Combres-sous-les-Côtes, petit bourg de 100 âmes blotti dans le parc naturel régional de Lorraine. C’est ici que se trouve le local des Hammerskins du coin : La taverne de Thor. Dans cet ancien hangar agricole planté entre une exploitation de vin bio et quelques champs de colza, les néo-nazis descendent des pintes et organisent des combats de MMA. « Une personne a acheté ce local à titre privé. On a découvert ça il y a 4 ans » , se souvient Janick Jacquet. Sur le dos dudit propriétaire des lieux, un tatouage annonce la couleur : « White pride ».



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    Tatouage « White Pride » et combats de MMA, ils sont complètement marteaux à la taverne de Thor. / Crédits : DR

    La devanture du local est bardée d’un écriteau « No trespassing : violators will be fucked », à savoir « si vous vous introduisez ici, vous allez vous faire niquer ». Le panneau blanc a été corrigé en 2015, sur demande de la gendarmerie, puisqu’il indiquait auparavant au visiteur qu’il risquait tout bonnement de mourir s’il franchissait le rideau métallique du lieu. « Maintenant ils ont aussi enlevé leur insigne LHS mais ils sont toujours là », observe cette riveraine engagée. Elle a co-créé une pétition en 2015 pour appeler à la fermeture du repaire néo-nazi.

    Bienvenue en Lorraine
    Car dans la région, les adeptes du bras tendus font parler d’eux. Début 2018, à Volmunster (57), les néonazis de la Sarre ont installé une stèle en hommage à une unité de la Waffen SS responsable de la mort de 124 personnes lors du massacre du village de Maillé. Le mémorial a été rapidement retiré et une enquête ouverte par le procureur, pour « glorification de crimes contre l’humanité ». La même année, un concert néonazi a eu lieu dans une ferme près de Toul (54). Au cours de la dernière décennie, des fêtes organisés par des skins d’extrême droite ont lieu chaque année en Lorraine. Le plus grand rassemblement connu date de 2012. Il a accueilli plus de 1.500 personnes près du lac de Madine pour le Hammerfest.



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    Janick Jacquet, chauffeuse de taxi de Verdun et antifa. / Crédits : Laura Wojcik

    Ils ne seraient que quelques dizaines de membres à entretenir ces activités dans le Grand Est. Stéphane François, politologue, lui aussi spécialisé dans l’étude des radicalités de droite, tient à relativiser l’influence de ces skinheads français : « Le mouvement était bien plus important dans les années 1990, 2000. Aujourd’hui, il est en perte de vitesse. De nombreux membres ont raccroché. S’ils n’ont pas perdu leurs idéaux, ils se sont néanmoins retirés ».

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    L'Antisémitisme n’épargne pas entièrement les anarchistes, par exemple avec Blanqui ou Proudhon...Des adeptes de raccourcis complotistes tels que "Juifs =argent" , et qui perdurent encore de nos jours.
    Blanqui, à qui d'ailleurs on devrait ce fameux "Ni Dieu ni maître" .
    :emoji_slight_frown:
     
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