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Discussion dans 'Discussion générale' créé par Nyark nyark, 10 Novembre 2008.

  1. freedomcat

    freedomcat Membre actif


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    Auteure, autrice, écrire au féminin
    Les mots de la Francophonie ont-ils un sexe ?
    Manifeste pour une déclaration des "droits humains" pour tou.te.s"
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    Dessin : marililc

    Par Terriennes
    Liliane Charrier

    Parce qu'un homme sur deux est une femme, le collectif "Droits humains pour tou-te-s" publie un livre autour d'une même requête : abandonner le terme "Droits de l’homme" au profit de "Droits humains". Une compilation d'arguments historiques, linguistiques ou politiques montrant qu'assimiler les droits fondamentaux de l'être humain aux droits de l'Homme, ou de l'homme, s'ancre dans nos inconscients aussi sûrement que b et a font "ba".
    Depuis 2015, l’objectif du collectif "Droits humains pour tou·te·s" est d'obtenir des institutions qu'elles remplacent l’expression "droits de l’homme" - avec ou sans majuscule - par "droits humains". Cela valait bien un manifeste. Voilà qui est fait.

    Géraldine Franck, coordinatrice de cet ouvrage collectif publié fin mai 2020, explique : "La légitimité dont bénéficient les termes employés par les pouvoirs publics leur confère un poids tout particulier. Il est temps pour la communauté francophone dans son ensemble de prendre acte de la réalité des discriminations qui s’exercent contre les femmes et de modifier la langue française en conséquence pour éviter qu’elle y contribue."

    Paru le 28 mai 2020, l’ouvrage collectif Droits humains pour tou-te-s rappelle en 167 pages les enjeux de la mobilisation pour l’abandon du terme “Droits de l’homme”.

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    A travers ce manifeste, le collectif donne un plaidoyer "clé en main" pour dénoncer le sexisme inhérent à l'inclusion des femmes dans le terme "Homme". "Il est temps de se détacher de tous ces termes qui n'englobent pas de manière assez explicite les femmes. Il y a un décalage terrible entre la prétention à l’universalité de l’expression "droits de l’homme" et la discrimination manifeste qu’elle constitue", explique Géraldine Franck, coordinatrice du projet.

    Ce manifeste rassemble des contributions d’horizons divers - enseignantes, comédiennes, illustratrices, historiennes et autres, connues ou méconnues - apportant de multiples éclairages à la requête du collectif.
    Il inclut certains textes déjà existants, comme ceux de Christine Delphy, Agnès de Feo, ou Ségolène Roy.
    Eliane Viennot, qui reste une des références sur la démasculinisation du français, offre ici une contribution inédite.
    Viennent s'y ajouter des témoignages d'artistes sur "la féminine universelle" et des morceaux choisis du concours d'éloquence du collectif Droits humains pour tou.te.s.

    "Homme", le terme faussement générique qui invisibilise les femmes.

    Le phénomène a été mesuré par des linguistes : le terme "homme" induit toujours des représentations masculines, jusque dans les domaines scientifiques.
    Le manifeste cite en exemple ce dessin intitulé L’Homme préhistorique, montrant cinq silhouettes se redressant peu à peu au fil de l'évolution, mais chacune étant manifestement celle d’une femme, avec des seins et une taille affinée. Confronté.es à ce document, 16% des francophones trouvent que le dessin correspond au titre et aux légendes et 52% esquivent la réponse "avec embarras, souvent en plaisantant" ; 32% seulement rejettent catégoriquement l’association.

    En français, le masculin l'emporte toujours sur le féminin, et pas seulement dans la grammaire, mais aussi dans le choix du vocabulaire.
    On parle toujours de fratrie pour parler du lien de parenté entre soeurs, par exemple. Or le "générique masculin" active des représentations plus masculines que féminines.

    Comment le masculin empêche de penser le féminin

    Un homme est en voiture avec son fils, ils ont un grave accident. Le père meurt sur le coup. L’enfant est amené à l’hôpital. Le chirurgien entre dans la salle et dit : 'Je ne peux pas l’opérer, c’est mon fils.'
    A la question : qui est cette personne  ? Les gens répondent qu'il s'agit d'un couple homosexuel et que c’est le deuxième père, ou alors que c’est un père adoptif, etc.
    Une seule fois, j'ai eu droit à la réponse attendue : le chirurgien est une femme, et c’est sa mère.

    C’est un automatisme de pensée qui fait dire que le masculin est générique, car ce n'est pas vrai. Le masculin empêche de penser le féminin.
    Géraldine Franck, coordinatrice du manifeste Droits humains pour tou.te.s

    Comme le rappelle Oriane Wegner dans son texte au concours d'éloquence 2018 : "Des études ont prouvé le lien qui existe entre les usages grammaticaux et la professionnalisation des femmes. La visibilité du féminin dans les noms de profession, la capacité des femmes à s’imaginer à ces postes et l’ambition de les atteindre forment à elles trois un engrenage".


    "Des études ont pu établir que lorsqu'une profession se féminise, comme cela a été le cas pour les avocat-es, l'appellation masculine du métier a tendance à s'imposer comme pour gommer la représentation des femmes. Il existe évidemment des exceptions, exceptions qui sont habituellement liées à l'absence de prestige du métier. On veut bien d'une maîtresse d'école mais c'est plus dur d'accepter une maîtresse de conférence," explique Géraldine Franck. Il ne suffit donc pas d’invoquer l’absence d’ambiguïté des régles de grammaire et de répéter que le masculin est le genre non marqué pour trancher le débat. Le fait est que l'application de cette règle grammaticale se fait nécessairement au détriment des femmes.

    Une question franco-française ?
    La requête du collectif Droits humains pour tou.te.s consiste vise à rendre le mot français "homme" à sa fonction de désignation d'être humain adulte de sexe masculin.
    1A revenir sur le choix de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789, qui opta pour le terme "Homme" "non pas en raison de sa valeur générique supposée, mais spécifiquement pour désigner les personnes de genre masculin à l’exclusion des personnes de genre féminin," explique le collectif dans son manifeste. Amnesty International renchérit : "Pour ceux qui ont rédigé la Déclaration, le mot “homme” ne recouvrait qu’un seul genre.
    1Jamais ils n’ont eu l’intention de lui faire englober le genre féminin. Jamais ils n’ont envisagé d’accorder aux femmes les droits qu’ils conféraient aux hommes
    ." Non, il ne s’agissait pas d’un "oubli", mais d’une volonté explicite d’exclure les femmes de la vie politique...


    En 1791, Olympe de Gouges produit la "Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne", qui rappelle que "la femme naît libre et demeure égale en droits à l’homme".
    Mais au Panthéon, pas de place pour elle, dont le fronton laisse peu de place à l’interprétation : "Aux grands hommes, la patrie reconnaissante."
    ©Wikipédia

    La "Déclaration universelle des droits de l’homme" proclamée aux
    Nations unies en 1948 s’adresse, elle, aux femmes comme aux hommes. L’article premier de la version française débute avec ces mots : "Tous les êtres humains naissent libres et égaux en droit." Les rédacteurs français ont ainsi cherché à mettre le texte au diapason son esprit, sans toutefois aller jusqu’au bout de leur entreprise, puisqu'ils ont retenu le terme "homme" huit fois, dont six dans l’expression "droits de l’homme".

    En conservant l’expression "Droits de l’homme" dans la dénomination du texte de 1948, la France a voulu préserver sa filiation avec la Déclaration de 1789, idéalisée malgré la discrimination qu'elle implique. Par nationalisme, les rédacteurs ont donc retenu une traduction incorrecte.
    %En effet, seule la langue française semble avoir ignoré le changement de dénomination entre la déclaration de 1789 et celle de 1948. qui, rédigée à l'origine en anglais, abandonne rights of man pour human rights. Alors pour que les choses changent, écrit l'historienne Eliane Viennot dans le manifeste : "Il faut aussi renoncer à notre attachement aux droits de l’homme, qui n’étaient faits que pour une moitié des humains, et qui lui ont donné toute liberté, toute légitimité d’opprimer l’autre."

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    1789-1948 : Déclaration des Droits de l'Homme et du citoyen et la Déclaration universelle des Droits de l'Homme.

    La femme est-elle soluble dans l'"Homme" ?

    L'historienne Eliane Viennot donne un florilège des définitions, à travers les âges, de la femme par rapport à l'homme : "La femme est un mâle imparfait" (Aristote) ; "Créature raisonnable faite de la main de Dieu pour tenir compagnie à l’homme" (Patru, membre de l'Académie française, dans son Dictionnaire françois au XVIIe siècle)...

    Reste que, avant l’Académie française, aucun lexicologue ne songe à soutenir qu’"homme" peut signifier "les deux sexes". Ce n'est qu'en 1694 qu'apparaît, parmi de nombreuses autres acceptions, cette définition de l'homme : "Animal raisonnable.
    En ce sens, il comprend toute l’espèce humaine, et se dit de tous les deux sexes." Que "homme" désigne l’espèce humaine constitue une nouveauté radicale, explique Eliane Viennot, "qui force un trait jusqu’ici implicite dans la tendance des hommes à s’estimer ses représentants les plus réussis et les plus intéressants, les mieux servis par Dieu ou la nature."

    A cela est venu s'ajouter la règle qui veut que le masculin l'emporte sur le féminin et qui, loin anodine ou neutre, participe d'un "véritable programme de masculinisation de la langue que l’Académie française a appliqué à la grammaire et au vocabulaire à partir du XVIIe siècle pour des raisons explicitement sexistes", explique Eliane Viennot. Car comme le dit Oriane Wegner dans sa plaidoirie : "Toutes les violences ne laissent pas de bleus ; certaines se font par les blancs, les vides".

    La langue, ce n'est pas une question de beauté, c'est un rapport de force, un choix pour plus ou moins d'inclusion des femmes.
    Géraldine Franck, coordinatrice du manifeste Droits humains pour tou.te.s

    Pour déconstruire ces schémas au XXIe siècle, le rôle des médias peut être crucial, pense Géraldine Franck : "Si certains médias font le choix d'un vocabulaire progressiste, d'autres suivront. Ils pourraient jouer un rôle de précurseurs en se mettant à utiliser de manière systématique "humains" en lieu et place de "Hommes"."
    Pas pratique, pas harmonieux, pas naturel... En réponse aux raisons habituellement invoquées pour ne rien changer, elle ajoute que la langue n'est pas une question de beauté, mais de rapport de force : "C'est un choix pour plus ou moins d'inclusion des femmes. Opter pour le terme "autrice", par exemple, n'est pas un choix esthétique, Aurore Evain a déterré ce terme d'autrice, qui existait, qui n'est pas un néologisme, qui est un mot qui a été confisqué aux femmes."

    Blocages : institutionnels ou sociétaux ?

    "Les deux, ma capitaine ! répond Géraldine Franck. On a souvent l’impression que le langage préexiste et qu’il nous est imposé, alors que c’est précisément l’inverse, explique-t-elle. Pourtant, défaire une habitude de langage peut aller très vite. Féminicide en est un excellent exemple."
    De même que sororité ou grossophobie, récemment intégrés au langage courant, puis aux dictionnaires.
    Tous ces mots sont importants, car ils reflètent l'évolution de la société et matérialisent ses avancées vers plus d'égalité, plus de justice sociale. Et tous ont été portés par des militant.es.

    L'inclusion des femmes dans le mot "Homme", cette anomalie linguistique propre au français, en dit long sur le poids du sexisme qui pèse encore sur la société.
    Si certains semblent la défendre comme si elle était le dernier rempart à l’avancée de l’égalité, "nous n'en sommes malheureusement pas là et les remparts sont encore nombreux", souligne Géraldine Franck.
    Reste que le vocabulaire et la grammaire ne sont pas neutres. "Le langage, ce n’est pas juste ce qui nous permet de nous exprimer, c’est ce qui structure et aussi influence nos pensées" - c'est tout le propos de Noam Chomsky dans Le Langage et la Pensée, écrit en 1967.

    Etre concerné·e par un texte de droit sans y être nommé·e ? Mais même un contrat d’assurance pour un simple appareil électroménager serait plus précis !

    Marianne Reinhardt, candidate aux concours d'éloquence de Droits humains pour tou·te·s

    Les résistances sur ce sujet, qui devrait pourtant n'être qu'un détail, montrent bien que l'enjeu est en réalité de taille. Si le collectif Droits humains pour tou·te·s a choisi de miser avant tout sur des relais institutionnels, c'est à cause de la lourde symbolique portée par l'appellation "Droits de l'Homme". Car comme le fait remarquer l'une des candidates aux concours d'éloquence citée dans le manifeste, "être concerné·e par un texte de droit sans y être nommé·e ? Mais même un contrat d’assurance pour un simple appareil électroménager serait plus précis !"

    A quand la Déclaration des droits de la femme ?

    "C’est au moment du conflit en ex-Yougoslavie, lorsqu’il y a eu une prise de conscience au niveau mondial de la spécificité des violations des droits des femmes et que le viol a été reconnu comme arme de guerre, puis comme crime contre l’humanité, que le mot "humain" s’est imposé pour remplacer "Homme", vers la fin des années 1990," souligne Jacqueline Deloffre, responsable de la commission Droits des femmes d’Amnesty International France.

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    Olympes de Gouges par la dessinatrice Catel.
    © Droits humains pour tou·te·s.

    Il faudrait maintenant aller plus loin, réfléchir à des droits spécifiques aux femmes, qui prendraient en compte les spécificités féminines, comme le temps d'enfantement, le droit à l'avortement, le risque de viol ou l'interdiction de la discrimination menstruelle.
    Mais encore faudrait-il déjà que les droits actuels des femmes les désignent de manière claire et non équivoque.
    Et qu'elles puissent ensuite compter sur une égalité de fait en plus de l'égalité de droit...

    Le collectif Droits humais pour tou.te.s a d'autres projets en tête, raconte Géraldine Franck : "Florence Montreynaud réfléchissait à l'éventualité de rédiger une nouvelle déclaration de droits fondamentaux. Elle avait ainsi pensé au droit 'de naître désiré-e', c'est-à-dire le droit de naître par la volonté du ou des parents - qui auraient donc accès à la contraception, ne seraient pas victime de viols, etc."

    S'il tarde aux membres du collectif de pouvoir se pencher sur de nouveaux projets, elles veulent d'abord faire aboutir celui-ci : que l'on utilise, enfin, un terme inclusif pour désigner les personnes. "Si je lis 'Les hommes meurent en moyenne à 82 ans', comment savoir s'il s'agit des hommes de sexe masculin ou d'une moyenne entre femmes et hommes ? S'il est écrit 'Les humains meurent en moyenne à 82 ans', ce doute est levé et je sais alors avec certitude, en tant que femme, que je suis incluse dans cette statistique.

    Nous sommes tou-te-s des humains
    ", conclut Géraldine Franck.

    A lire aussi dans Terriennes :

    7,7 milliards d'êtres humains, mais combien de femmes ?
    Féminisation des mots : la France en retard
    Olympe de Gouges
    Pour ou contre l’écriture inclusive à l’école ? Deux enseignantes témoignent
    L’écriture inclusive pour en finir avec l'invisibilité des femmes dans la langue française

    Par
    Terriennes
    Liliane Charrier

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  2. blop

    blop Membre actif


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    28 Novembre 2017
    Occitanie, France France
    Ca part bien avec "le droit des humains" mais au final tout dans le texte renvoie au droit des adultes
    Toutes les références sont orientées femmes/hommes donc adultes
    Dommage de reproduire les discrimination agistes quand tu veux lutter contre une discrimination
     
  3. freedomcat

    freedomcat Membre actif


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    Peut-tu citer le passage de "discrimination agiste", parce que là je ne vois pas ?...
     
  4. blop

    blop Membre actif


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    28 Novembre 2017
    Occitanie, France France
    Il n'y a pas de passage, c'est tout le texte
    Les références linguistiques qui sont faites sont sur les homme/femme pas sur les sexes biologiques .
    Un homme ou une femme sont adultes aucune référence à garçons/filles qui inclurait les enfants.
    Les enfants ne sont donc pas considérés comme des "êtres humains"
    La seule référence faite au enfants, c'est via l'école qui est un système oppressif imposé aux enfants par les parents " Pour ou contre l'écriture inclusive à l'école" .
     
    Dernière édition: 30 Juin 2020
  5. freedomcat

    freedomcat Membre actif


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    C'est donc bien ça, il n'y a pas une once de "discrimination agiste",
    d'ailleurs l'éducation des enfants à s'émanciper du système sexiste du patriarcat, passe déjà par les fondamentaux tels que "le masculin ne l'emporte pas sur le féminin".
    Sinon, dans le livre il est aussi question des "sexes biologiques", de larges passages y'sont consacrés.
     
    Dernière édition: 30 Juin 2020
  6. blop

    blop Membre actif


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    28 Novembre 2017
    Occitanie, France France
    Donc les droits de l'homme ne sont pas sexistes puisqu'il n'y a pas une once de reference sexiste selon ta façon de voir. C'est juste des éléments de langage comme dans le texte ci dessus
    Dans ton dernier passage, tu parles de s'émanciper du système patriarcal , l'école en est le plus oppressif modèle, c'est tu obéis aux adultes .Mais c'est vrai, il y a plus de Maitresses que de Maîtres
    Tu connais beaucoup d'enfants qui ont le choix de leur vie?
    La plus part que je connais même chez les anars sont soumis au système patriarcal élargi aux parents ( autorité parentale)
    Il faudrait peut être que les féministes se souviennent que la femme a été longtemps considérée comme enfant ( Enfant nous vient du latin "infans", au sens de « non fans [1]», ou « non for », au sens du mot latin, inusité, de « for » [2], parler.
    Du latin "in farer", celui "qui ne parle pas", est ainsi issu du verbe grec φημί "phémi" celui "qui ne sait manifester sa pensée par la parole".)

    1804 : Le code civil prévoit que : « le mari doit protection à la femme, la femme doit obéissance à son mari »
    1938 : Suppressions de l’incapacité juridique de la femme mariée
    1970 : L’autorité parentale remplace la puissance paternelle
    Ce qui est le statut actuel de l'enfant
    En gros, je reproche à ce type de féminisme de reproduire des schémas oppressifs, un langage inclusif, oui mais juste pour libérer les femmes, pas les filles et surtout pas les garçons
    Ta vison "les fondamentaux tels que "le masculin ne l'emporte pas sur le féminin"." n'est pas la mienne, pour moi, le fondamental est tout les humains sont égaux , c'est moins discriminant mais plus clivant

    Et je n'ai pas lu, ni envie de lire ce livre donc je n'en sais rien, je parle du texte au dessus
     
    Dernière édition: 30 Juin 2020
  7. freedomcat

    freedomcat Membre actif


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    .
    Bah oui ils sont sexistes, de part le titre déjà "droit de l'homme", d'où la nécessité de cet appel aux Droits Humains pour Tou.t.e.s.


    Mais justement, d'où l'intérêt de l'inclusif, qui vise à dégager l'oppression et inclure filles et garçons, autistes, personnes à mobilité réduite, Tou.t.es et sans préjugés ni stéréotypes.


    C'est justement l'intérêt de ce livre DROITS HUMAINS POUR TOU. T.E.S
     
    Dernière édition: 30 Juin 2020
  8. blop

    blop Membre actif


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    28 Novembre 2017
    Occitanie, France France
    Dans ce que je voulais dire, c'est qu'il n'y a comme "sexisme" que le langage qui n'est pas inclusif, ce que tu ne souhaites pas comprendre .
    Et sous prétexte d'être inclusif , ce texte exclu tout ce qui n'est ni homme ni femme soit les enfants .
    " Ce manifeste rassemble des contributions d’horizons divers - enseignantes, comédiennes, illustratrices, historiennes et autres, connues ou méconnues" pas d'hommes, pas d'enfants, pas d'ouvrières, pas de paysannes.... . Juste des femmes avec niveau d'études élevé
    Se vanter de l'inclusif en étant exclusif dans le choix des contributeurs, bof , j’adhère pas .

    " Il faudrait maintenant aller plus loin, réfléchir à des droits spécifiques aux femmes" donc ce n'est pas égalitaire mais matriarcal
     
  9. freedomcat

    freedomcat Membre actif


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    Oui et donc justement, à aucun moment il n'est question d'écarter les enfants et ni de discriminations,
    bien au contraire, car l’écriture inclusive tient compte également de représentations non stéréotypées des femmes et des hommes ainsi que des filles et des garçons dans les textes, les iconographies et illustrations.
    Ainsi l'écriture inclusive peut contribuer à l'égalité des sexes filles garçons hommes femmes lgbtqi, cis...

    Tu dis qu'il est écrit ceci : "Il faudrait maintenant aller plus loin"

    Il serait quand même honnête de part, de la remettre en entier cette phrase :

    (Il faudrait maintenant aller plus loin, réfléchir à des droits spécifiques aux femmes, qui prendraient en compte les spécificités féminines, comme le temps d'enfantement, le droit à l'avortement, le risque de viol ou l'interdiction de la discrimination menstruelle.
    Mais encore faudrait-il déjà que les droits actuels des femmes les désignent de manière claire et non équivoque.)

    Moi je pense surtout blop, que tu as une vision "mainstream" sur ce qui est ici de l'inclusif.
     
    Dernière édition: 30 Juin 2020
  10. freedomcat

    freedomcat Membre actif


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    Pas lu cette BD, elle paraît pas mal du tout, peut-être ici y'en à qui l'on déjà lu ?

    Alerte rouge : punk also dies…

    Quand à l’aube des années 80, le punk rock faisait résonner ses guitares enragées contre les hauts murs du régime de l’ex-Yougoslavie. Une évocation tendre et survoltée d’un auteur slovène, mais un rien bavarde…

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    Alerte rouge – TBC alias Tomaž Lavrič
    © Ça et là

    Dans cet ouvrage semi-autobiographique, l’auteur évoque son adolescence dans l’ex-Yougoslavie des années 80, alors que la folie du punk avait franchi le rideau de fer, quelques années avant la chute de mur de Berlin. Pour le régime en place, ce mouvement, qui ne méritait que la répression, n’était qu’une tare de plus engendrée par l’Occident. On assistera ainsi aux retrouvailles imprévues, quelque vingt ans plus tard, de La Taupe et son ancien pote Mike, tous deux assagis et convertis au modèle capitaliste, retrouvailles lors desquelles ils se remémoreront leurs virées entre potes dans les soirées défonce sur fond de musique punk-rock.

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    Alerte rouge – TBC alias Tomaž

    LavričAuteur complet avec à son actif plusieurs ouvrages publiés depuis la fin des années 90, TBC alias Tomaž Lavrič reste pourtant assez méconnu en France. Il revient ici sur ses années de lycée en Slovénie, où il raconte ses frasques en tant que batteur du groupe de punk rock Alerte rouge. Contestataire par excellence, ce mouvement tentait en musique d’ébranler les institutions. Dans ce petit état membre de l’ex-Yougoslavie sous emprise soviétique, la cible était évidemment le régime des apparatchiks. L’originalité de cette bande dessinée est de nous faire découvrir une facette peu connue d’une société appartenant au bloc soviétique, même si le maréchal Tito avait réussi à se tenir à l’écart en optant pour un communisme plus « light ». A l’époque, l’occidental lambda croyait — bien légitimement dans la mesure où les moyens d’information n’était pas les mêmes que ceux de 2020 — que la vie sociale dans ces pays était figée dans une sorte de gangue gelée.

    TBC nous raconte avec un humour parfois cynique comment à sa manière il résistait à l’endoctrinement d’un régime autoritaire qui ne souffrait aucune opposition, aucune voix dissonante, a fortiori quand elle trouvait son origine dans le camp ennemi. La narration reflète assez bien cette époque chaotique, avec la fureur et la hargne dont se nourrissait le mouvement punk, qui pensait le suicide collectif comme seule alternative à l’épouvantable condition humaine et le cirque mensonger qui en découle.

    Le trait de l’auteur slovène est assuré et il est clair que l’on n’a pas affaire à un débutant. Suffisamment nerveux et dynamique pour restituer l’ambiance de cette atmosphère délétère où sourdait la révolte vis-à-vis d’un système usé trop vite, il s’accommode plutôt bien de ce noir et blanc aux accents underground. Mais très vite pourtant, le lecteur est obligé de se rendre à l’évidence. Malgré ce que ces souvenirs peuvent avoir de sympathique dans leur folklore loser, ils sont rapidement noyés par un déluge textuel, une diarrhée verbale assez indigeste, avec en moyenne quatre phylactères bien chargés par case, et pas toujours de la plus grande pertinence. Le constat est cruel : c’est une thématique rare et digne d’intérêt qui vient ici se fracasser sur une narration ratée, alourdie par un besoin— certainement compréhensible — de tout dire, de tout expliquer, à l’excès. Ce qui aurait pu être une comédie sociale enlevée et subversive s’est transformée en verbiage interminable et anodin.


    Alerte rouge
    Titre original : Rdeci Alarm
    Scénario & dessin : TBC alias Tomaž Lavrič
    Traduction de Zdenka Stimac
    Editeur : Ça et là
    Chanson Alerte rouge, de Rdeči Alarm



    paroles : Tomaž Lavrič, musique : Racija, CD Rdeči Alarm ; Kif Kif Records, 1996


    alerte-rouge-extrait-1.jpg

    Alerte rouge : punk also dies... - Benzine Magazine
     
  11. KANAL

    KANAL Uploadeur Membre actif

    Là, je trouve qu'il y a une petite confusion, "droits de l'Homme", ce n'sont pas les droits du "mec" ou du "mâle", mais l'Homme (avec un "H") en tant qu'espèce(UNE espèce, féminin...), l'espèce humaine, qui regroupe hommes & femmes.
    J'pense qu'il y a d'autres problèmes bien plus importants à régler, à commencer par les différences de salaire à compétence égale, les réflexions sexistes & gestes déplacés dans le monde du travail, etc ..., avant de s'attaquer au titre d'un texte universel.
    A vouloir en faire trop, on n'arrive à rien ...
    Là, la majuscule a son importance justement.
    Je viens juste de relire ces "Droits de l'Homme", & franchement, je ne vois pas ce que ce texte, & son titre, ont de "sexistes". Quand je lis "homme" dans ce texte(souvent sans le "H"...), je ne pense pas à un "mec", mais je comprend "être humain" tout simplement.
    N'faut pas abuser non plus, s'faire des noeuds dans la tête, aller chercher des problèmes là où il n'y en a pas vraiment, pour le titre d'un texte qui donne les mêmes droits à tous les humains(hommes & femmes).
    Encyclopédie Larousse en ligne - Déclaration des droits de l'homme et du citoyen 1789
    Après, pour moi, il y a d'autres points qui "coincent" dans ce texte, mais qui n'ont pas de rapport avec du sexisme.
     
    Dernière édition: 30 Juin 2020
    blop apprécie ceci.
  12. freedomcat

    freedomcat Membre actif


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    Déjà le "H" majuscule, à l'oral c'est inaudible...

    Comme l'explique Amnesty International :

    "Pour ceux qui ont écrit la Déclaration de 1789, le mot "homme" ne recouvrait qu'un seul genre. Jamais ils n'ont eu l'intention de lui faire englober le genre féminin.
    Jamais ils n'ont envisagé d'accorder aux femmes les droits qu'ils conféraient aux hommes. "

    https://www.google.com/url?sa=t&sou...FjAAegQIAxAB&usg=AOvVaw1Oa-vybYaCTsGTcapRvYBb

    C'était une volonté de leur part d'exclure les femmes. Lorsque' en 1791 , des femmes voulurent compléter le texte de 1789 en proclamant une Déclaration des Droits des Femmes, elles furent durement persécutées. 1793 les clubs d'associations de femmes ont été décrétés illégaux.


    Ah parce que soutenir des Droits Humains pour tou.t.e.s, c'est abusé maintenant ?

    Il faut fermer sa gueule, s'intergré et by by l'inclusion et vive les exclusions, c'est ça ?

    Eh beh l'égalité tout ça... En ce début de 21ème tu me dits qu'il faut pas abuser,
    alors que le patriarcat n'a pas bougé d'un chouilla et qu'il faut justement rester vigilantEs, parce que ce foutu patriarcat est capable de retirer des droits à tout moment. Et, et je lis qu'il ne faut pas abuser ??? J'en reviens pas
     
    Dernière édition: 1 Juillet 2020
  13. nico37

    nico37 Uploadeur Membre actif


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  14. blop

    blop Membre actif


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    28 Novembre 2017
    Occitanie, France France
    Franchement , rien à carrer de féminiser la langue francaise.
    On va vers des crises majeures comme on en a jamais connu ( changement climatique, crise ecologique, crise politique.....) qui vont aboutir à une société du chaos .
    Les droits essentiels des humains sont de plus en plus réduits , tous les jours des humains meurent de faim et de soif, la liberté d'expression est bâillonnée, la liberté de manifester, c'est "Tiens, prend ce LBD dans ta gueule", les enfants n'ont aucun droit, c'est des vieux politicards qui décident.
    Les fachos sont de plus en plus nombreux, le capitalisme va nous tuer, la religion revient en force
    Alors les petits combats comme féminiser la langue française, que les homos puissent avoir des enfants... et tout ce qui est clivant dans l'anarchisme , rien à carrer, on a plus le temps et on n'est pas assez nombreux pour lutter.
    Perso, je préfère passer mon energie à lutter contre des essentiels
    Le capitalisme, la liberté pour tous, les fachos, les religions ( ca aussi, c'est clivant alors que ça devrait aller de soi).....
    La déclaration des droits de l'Homme est ce qu'elle est, ca serait déja bien qu'elle soit appliquée partout et pour toutes telle que et ce n'est pas vraiment le cas
     
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  15. freedomcat

    freedomcat Membre actif


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    Il est question ici d'inclusion bonhomme, ça va des enfants aux adultes, tout le monde,
    alors je ne vois pas en quoi ce serait un problème et en quoi tu prétends que c'est une petite cause ??
    L'inclusion fait beaucoup, contre l'exclusion à l'école, notamment des enfants par l'intermédiaire d'AVS etc...

    Petite cause ??? Je vais t'en foutre moi, l'impact est d'ampleur international, quid des "droits de l'homme".


    Tu penses comme les crs lorsqu'ils gazent à coup de lacrymos, et qu'ils disent "barrez vous rentrez chez-vous tout va bien en France...", comme eux tu bâillonnes la liberté d'expression ici, c'est drôle les points en commun que tu as avec eux

    Pour toi y'a' des "petites luttes" qui ne valent pas le coup, des victimes du patriarcat n'auraient pas le droit de ce défendre ??? c'est juste des propos fascisant, t'es à la botte du patriarcat... Infect
     
    Dernière édition: 1 Juillet 2020
  16. blop

    blop Membre actif


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    28 Novembre 2017
    Occitanie, France France
    L'éducation est déja plus importante pour moi .
    Tu me parles d'école, je suis pour l'instruction alternative que l'on pratique depuis 4 ans , IEF.
    Penses ce que tu veux de moi, je m'en carre .
    Dis toi juste que de traiter tout le monde de facho et de masculiniste ne donne pas envie d'adhérer à tes idées, tu passes juste pour quelqu'un d’intolérant. Tu devrais aller sur libertaire, tu t'entendras à merveille avec Ninaa et ses petites copines
    Bats toi pour la langue inclusive si tu veux, c'est ton choix.
    Je trouve que les luttes anticapitalistes sont plus urgentes et il n'y a que 24H par jour
     
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  17. KANAL

    KANAL Uploadeur Membre actif

    En dessous, la même chose, reprise par notre "flic" de la pensée préféré ... mais avec une partie tronquée ... du coup, on peut en faire & comprendre ce qu'on veut ... & ni une ni deux, direct dans la fausse vérité ... !
    Gonflant, pénible, inutile, .....
    Encore une fois, tu veux penser à ma place, & tu te fais ton idée, complètement fausse ... où t'as vu écrit une connerie pareille ???
    Tu prends une partie de ma phrase, en prenant soin d'en supprimer la fin, & tu décides que je trouve abusif de défendre les droits humains ... cette façon de faire est vraiment malhonnête, digne des pires journaleux adeptes de la "fake new", & surtout je n'en vois pas l'intérêt; tu n'as rien d'autre à foutre que faire ton militant de base ici ???
    Si tu avais bien voulu lire & comprendre plutôt qu'faire ton militant indigné à la recherche de la moindre occasion de montrer que toi tu es le parfait féministe/anarchiste ou tout c'que tu veux, tu aurais vu que ce que je trouve abusif c'est de vouloir changer le titre de ce texte, pas plus, je ne parlai que du titre.
    Là, c'est bon, t'es capable de comprendre, ou il y a encore un ptit truc qui titille ta conscience irréprochable de militant droit dans ses bottes ??!!
    Franchement c'est gonflant, toujours à vouloir ramener tes (fausses)vérités, remettre les gens en place en permanence & sur tous les sujets parce que toi tu aurais la science infuse & saurais mieux que les autres ce qui est "bien" ou pas, vrai ou pas, tout ça teinté de malhonnêteté en utilisant uniquement des parties de textes qui t'arrangent, en en modifiant volontairement le sens ... c'est ridicule, inutile, contre-productif, & surtout très con ... !
    Je n'pensai pas voir quelqu'un utiliser ce genre de méthode sur ce forum .....
    & surtout, j'ai dis c'que j'avais à dire, je n'ai aucune envie de polémiquer sur ce sujet pendant des pages, & surtout pas avec toi, j'n'aime vraiment pas tes façons de faire, sincèrement, y'en a marre.
     
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  18. KANAL

    KANAL Uploadeur Membre actif

    Exactement.
    Mais sérieusement, pour qui tu te prends pour insulter le monde comme ça à longueur de pages ???
    Dés qu'on n'est pas d'accord avec toi, pas du même avis, qu'on n'voit pas les choses de la même façon que toi, on est automatiquement classé comme fasciste, machiste, complotiste ou je n'sais pas quoi d'autre encore, en utilisant des méthodes pas honnêtes du tout pour tenter de prouver que tu as raison ... mais ça n'va pas bien dans ta tête ???
    & tu te dis Anarchiste ??? Punk ???
    Non seulement tu es d'une intolérance hallucinante, malhonnête, & ta façon de faire si elle n'est pas à proprement parlé fasciste est pour le moins très dictatoriale ... "J'ai raison & vous, fermez vos gueules.", en abusant à peine ... !!
     
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  19. celadrel

    celadrel Uploadeur Membre actif


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    Pour faire simple et court, il n' y a pas de petit combat mais on essaie d'avancer en résolvant sur ceux que l'on pense pouvoir agir.
    free , dit toi nos actes de tout les jours font plus à notre niveau que de beaucoup d'anathème; dit toi que si l'on est du même coté , on n'a pas la même personnalité, le même age et la même vie.
    tu peux exprimer ton désaccord et essayer de l'argumenter voir questionner si tu as un doute MAIS arrête de porter un jugement ou cataloguer la personne.

    cela ne sera que mieux (ma 1ere idée etait profitable) pour Nous (où tu es inclus evidemment)
    keep cool en évitant d'être baba
     
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  20. HNORD

    HNORD Membre actif


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    30 Mars 2017
    Homme
    picardie France
    Une vidéo avec Chouart... ça va gueuler!

     
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