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Foot/Tribune

Discussion dans 'Discussion générale' créé par Vlad', 17 Août 2011.

  1. skamérakassé

    skamérakassé Membre actif


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    39

    22 Septembre 2014
    France
    Waow ils sont chouettes ces stickers
     
  2. KANAL

    KANAL Uploadeur Membre actif

  3. skamérakassé

    skamérakassé Membre actif


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    22 Septembre 2014
    France
    L'article en entier gratos :

    Clappings, fumigènes, « ACAB »...
    Dans les manifestations, l’influence des supporteurs « ultras » au sein du black bloc |
    Par Abel Mestre (...)

    Les supporteurs de football radicaux sont de plus en plus présents dans le cortège de tête. Le phénomène s’est amplifié pendant le mouvement des « gilets jaunes », puis avec celui contre la loi « sécurité globale ».

    A première vue, la scène est classique. Le 28 novembre, lors de la manifestation parisienne contre la loi « sécurité globale », des manifestants affrontent les forces de l’ordre, comme c’est devenu la règle à chaque manifestation depuis le mouvement contre la loi travail, en 2016. Ils font partie du cortège de tête et sont adeptes de la stratégie du black bloc, où des militants radicaux se réclamant de l’antifascisme, de l’anarchisme ou de l’autonomie revêtent une tenue entièrement noire, masques ou cagoules compris, afin de ne pas être identifiables. Mais, si l’on s’attarde sur les détails, ce qu’il se passe ce jour-là semble incongru. La charge se fait derrière une banderole qui est bien particulière : elle représente un portrait de Diego Maradona, joueur de football argentin et idole d’une partie de la gauche, mort trois jours plus tôt.

    Cette irruption du football dans une manifestation politique n’est pas anecdotique. Elle marque les liens forts qui unissent depuis plusieurs années, notamment à Paris, une partie des supporteurs radicaux des tribunes, les ultras, et ceux du mouvement social. Les « ultras » – qui soutiennent de manière collective et organisée leur équipe avec des chants, des slogans et des scénographies, pour qui la violence est acceptée mais n’est pas une fin en soi, contrairement aux hooligans – étaient ainsi présents dans les cortèges contre la loi travail il y a un peu plus de quatre ans, pendant le mouvement des « gilets jaunes » en 2018-2019 et, donc, cette fois-ci contre la loi « sécurité globale ». Edouard (le prénom a été changé), la petite trentaine, supporteur du PSG et qui manifeste dans le cortège de tête, confirme : « Il y a pas mal d’ultras qui viennent des tribunes. Cette fois-ci, c’est dans de plus fortes proportions : il y en avait 30 à 50 en première ligne aux dernières manifs. »

    Plus encore que numériquement, l’influence ultra se note dans certains codes repris dans les cortèges : des chants rythmés par des clappings (comme le chant Siamo tutti antifascisti, « nous sommes tous antifascistes »), la généralisation des fumigènes (utilisés par les seuls cheminots dans les années 1990) et, surtout, le mot d’ordre « ACAB ». Cet acronyme signifie « All Cops Are Bastards » (« Tous les flics sont des bâtards »). On peut le retrouver dans sa déclinaison numérique (« 1312 », selon l’ordre des lettres dans l’alphabet), voire dans une version « horaire » avec, parfois, des rassemblements convoqués à 13 h 12. Il est peu à peu devenu un signe transversal de ralliement et de sentiment antipolice.

    Des codes « spectaculaires »

    La première fois que des ultras reprennent ACAB sur une banderole, c’est à Padoue, en Italie, dans les années 1990. Sa déclinaison numérique est quant à elle l’idée des supporteurs de Livourne. « Les ultras importent des codes, une nouvelle manière de faire. Ces codes sont repris car ils sont spectaculaires dans l’espace public, encore plus dans une manifestation, explique au Monde Sébastien Louis, docteur en histoire contemporaine, spécialiste du supportérisme radical. Chez les ultras, il y a une cohésion de groupe, où le collectif est mis en avant par rapport aux individualités. Il y a aussi des personnes prêtes à aller au contact, qui sont disposées à la violence. C’est quelque chose que les militants d’extrême gauche n’ont pas, à part dans les manifs. »

    Olivier Laval, ancien ultra parisien, qui collabore à Encré dans la tribune, revue spécialisée sur ce thème, détaille : « Les ultras ont une aptitude à faire face aux forces de l’ordre. Aucun segment de la population n’est autant confronté au maintien de l’ordre qu’eux. Quand, toutes les semaines, tu vois des CRS ou des gendarmes mobiles, ils ne t’impressionnent plus. Ils savent se fondre dans la masse pour ne pas se faire repérer, leur mode opératoire est fait de petits groupes mobiles. »

    Le sigle « ACAB » est, en tout cas, passé des tribunes aux cortèges. La multiplication des affaires de violences policières, aussi bien pendant les manifestations qu’en dehors, joue ainsi un rôle de ciment pour des contestations protéiformes qui dépassent les structures traditionnelles syndicales et partidaires. Les images d’affrontements avec les forces de l’ordre lors des manifestations peuvent également attirer des supporteurs au départ peu politisés, pour qui le réflexe « antiflic » reste une base de la culture ultra.

    Ce mélange des genres n’est pas nouveau. Il est même consubstantiel aux ultras. Cette mouvance est née dans l’Italie de la fin des années 1960. Pour la première fois, des jeunes tifosi s’organisent au sein de groupes aux noms provocateurs comme les Fedayn (AS Roma) ou les Brigate rossonere (« brigades rouges et noires ») du Milan AC. Certains d’entre eux reprennent même le geste mimant le pistolet P38, comme dans les cortèges de la gauche extraparlementaire de l’époque. « Il s’agit davantage d’une source d’inspiration et d’une récupération des noms et des symboles que de l’expression immédiate d’une culture politique. Les ultras ne sont pas des courroies de transmission des organisations extraparlementaires qu’ils parodient », nuance Sébastien Louis, dans son livre référence Ultras, les autres protagonistes du football (Mare et Martin, 2017).

    En près de cinquante ans, les interactions entre ultras et contestation politique ont cependant évolué, voire ont changé de nature : en Europe, les idées d’extrême droite ont peu à peu gagné les esprits, en particulier en Italie (Vérone, Lazio Rome, entre autres) ou encore en Grèce. Au Moyen-Orient, les ultras ont joué un rôle important lors de la révolution égyptienne de 2011 contre le régime d’Hosni Moubarak. Ces supporteurs deviennent, ici ou là (Turquie, Tunisie…), des acteurs politiques évoluant hors des structures institutionnelles.

    Une « porosité limitée »

    En France, dans la géographie des virages ultras, Paris est une exception. Pourquoi certains ultras viennent-ils aujourd’hui dans le cortège de tête ? La polarité entre les tribunes Auteuil du Parc des Princes (dont les abonnés sont souvent issus des quartiers populaires et ont, au fil du temps, assumé un discours antiraciste) et Boulogne (où de nombreux supporteurs, par le passé, étaient d’extrême droite) a joué il y a quelques années le rôle d’un catalyseur, d’un accélérateur de conscientisation politique.

    Pour comprendre ce phénomène, il faut revenir aux années 2005-2010 et à la « guerre des tribunes parisiennes ». Les ultras d’Auteuil prenant de plus en plus de poids, les incidents et les affrontements se multiplient et s’intensifient avec leurs rivaux de Boulogne, en particulier les hooligans. Jusqu’au 28 février 2010, où une bagarre entre les deux tribunes laisse un blessé grave, Yann Lorence, du kop de Boulogne. Il mourra après trois semaines de coma. A la suite de ces événements, le président du PSG de l’époque, Robin Leproux, met en place son plan de sécurisation du stade, les ultras se retrouvant « à la rue ». Edouard se souvient : « L’antagonisme avec Boulogne a radicalisé une minorité à Auteuil. C’est comme ça que j’ai rencontré des militants, en allant traîner à Ménilmontant [quartier parisien où les antifascistes sont implantés]. »

    Sébastien Louis confirme : « Paris est un cas spécifique en raison de l’opposition entre les Tigris Mystic [groupe de la tribune Auteuil, aujourd’hui dissous] et Boulogne, de la violence qui a continué autour du stade [en 2010]. » Il poursuit : « C’est vrai qu’il y a des signes de politisation, comme la banderole à Auteuil dénonçant la politique extrêmement répressive de la Chine contre les Ouïgours [en 2019], mais il faut rester prudents. Certains ultras fréquentent des activistes de gauche, ils se nourrissent. Mais la porosité est limitée. Peu d’ultras sont militants et peu de militants sont ultras. » En clair : si des ultras participent à certaines manifestations, la grande majorité se tient très éloignée de la politique. Certains préfèrent ainsi les actions caritatives, comme à Saint-Etienne où ils distribuent des colis alimentaires.

    « Rupture générationnelle »

    Il n’empêche. La situation des tribunes parisiennes a contribué à l’émergence d’une nouvelle génération de militants, dont l’Action antifasciste Paris-Banlieue (AFA) est la composante la plus connue. « Il y a eu une rupture générationnelle dans le mouvement antifasciste parisien, confirme Marco (le prénom a été changé), 33 ans, qui évolue dans ces milieux. Avant, c’était très influencé par le punk rock et les redskins [skinheads d’extrême gauche], la CNT [Confédération nationale du travail] était hégémonique. Le nouveau mouvement antifa naît avec une génération tournée vers le stade, notamment à Auteuil, qui est fortement implantée en banlieue et qui a plus une culture rap. Le lien se fait au moment de “la guerre des tribunes”, où des gens du stade sont venus avec les antifas pour aller trouver les mecs de Boulogne. » A en croire certains activistes du cortège de tête, il y a aujourd’hui une « agrégation » entre les militants « autonomes, des “gilets jaunes”, des gens qui viennent du stade. Et les antifascistes font le lien ».

    Il est vrai qu’une des particularités de l’AFA est d’être à la confluence de ces divers mouvements. Ses militants théorisent l’idée d’« autodéfense populaire », qui entend combattre, selon leur terminologie, « les aspects fascistes » du régime politique français, notamment, selon eux, les violences policières dans les quartiers populaires ou la « justice de classe ». Une répression qui s’exprime, toujours selon ces militants, d’abord dans les quartiers populaires mais aussi envers les supporteurs de football, avant de se généraliser à l’ensemble du mouvement social. En découle une convergence des objectifs contre un système qui s’incarne dans un adversaire commun : le policier.

    Clappings, fumigènes, « ACAB »... Dans les manifestations, l’influence des supporteurs « ultras » au sein du black bloc
     
  4. celadrel

    celadrel Uploadeur Membre actif


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    très intéressant comme article mais j'ai retenu ce passage
    je pense que que cela explique nos divergences 8-)
     
  5. blop

    blop Membre actif


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    28 Novembre 2017
    Occitanie, France France
    Il n'y a pas que ça
    Le foot et ses supporters sont des nationalistes au niveau d'une ville représentée par un club de foot
    ACAB vient comme dit des supporters neo nazis, des hooligans
    Et franchement, elle est loin la lutte des classe quand tu soutiens une équipe de mercenaires surpayés et capricieux en te frittant avec d'autres ouvriers exploités qui soutiennent d'autres mercenaires payés par des gros capitalos
     
  6. skamérakassé

    skamérakassé Membre actif


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    22 Septembre 2014
    France
    Vous n'avez pas tant que ça de divergences tout les 2
     
  7. blop

    blop Membre actif


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    28 Novembre 2017
    Occitanie, France France
  8. celadrel

    celadrel Uploadeur Membre actif


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    pour SKA ->franchement tu sors un phrase comme cela :t'ai-je agressé parce que dans ta bouche c'est une "insulte"?
     
  9. skamérakassé

    skamérakassé Membre actif


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    22 Septembre 2014
    France

    Ouais on peut pas dire que je sois branché foot non plus, mais intéressé par la culture populaire .
    Après de là à ce que tu haïsses un sport c'est vrai que c'est vachement "ouvert à l'autre"
     
  10. skamérakassé

    skamérakassé Membre actif


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    22 Septembre 2014
    France
    Je ne t'ai pas insulté ?
     
  11. blop

    blop Membre actif


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    28 Novembre 2017
    Occitanie, France France
    Je ne fait que signaler un autre topic sur le même sujet
    Yep culture populaire comme les combats de gladiateurs
     
  12. celadrel

    celadrel Uploadeur Membre actif


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    connaissant la tournure de tes propos , j'ai supposé mais laisse tomber puisque ce n'est pas le cas
     
  13. KANAL

    KANAL Uploadeur Membre actif

    Vous avez bien du courage & de la persévérance à continuer d'essayer de communiquer/échanger avec cet(te) imbécile coincé(e) dans ses oeillères ...
    Aucun intérêt quand en face il n'y a que contradictions, contre-vérités, bêtise, ignorance & insultes ... FUCK OFF & DIE !
     
  14. celadrel

    celadrel Uploadeur Membre actif


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    Oui , j'ai cette tendance à ne rien lacher mais , en contrepartie , je discute avec d'autres agréable.
    parfois , on arrive à discuter avec lui/elle (je m'y perd)
     
    KANAL apprécie ceci.
  15. skamérakassé

    skamérakassé Membre actif


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    22 Septembre 2014
    France
    Dernière édition: 4 Février 2021
  16. blop

    blop Membre actif


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    28 Novembre 2017
    Occitanie, France France
    Je vois pas l'antifascisme.
    C'est de la récolte de fond pour une ONG
     
  17. celadrel

    celadrel Uploadeur Membre actif


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    reconnaissons une action humanitaire :allez blop ne soit pas si contradictoire :X
     
    blop apprécie ceci.
  18. blop

    blop Membre actif


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    28 Novembre 2017
    Occitanie, France France
    Tu peux m’expliquer, je vois pas l'action anti fasciste
     
  19. skamérakassé

    skamérakassé Membre actif


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    22 Septembre 2014
    France
    Vous ne connaissez donc pas toutes les formes d'actions antifascistes
     
    Dernière édition: 4 Février 2021
  20. HNORD

    HNORD Membre actif


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    1 415

    19

    30 Mars 2017
    Homme
    picardie France
     

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  2. KANAL
  3. celadrel
  4. blop
  5. me cago en dios
  6. M.A.C.
  7. HNORD
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  1. vinvin
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