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Album Anarcho Electro Punk gratuit [Dernière Mise A Jour par La 6ème République]

Discussion dans 'MUSIQUE PUNK / OI! / SKA FRANCOPHONE' créé par zikai, 23 Novembre 2018.

  1. zikai

    zikai Nouveau membre


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    3

    17 Août 2008
    France
    Dernière Mise A Jour Avant Quoi ?
    C'est gratuit et ça mange pas de pain ! Merci de faire circuler, il n'y a rien à voir tout à entendre ! même si ça fait saigner les oreilles...

    Pour lire et écouter RETOUR A L ANORMAL par LA 6 EME REPUBLIQUE : La 6Eme REpublique : Free Download, Borrow, and Streaming : Internet Archive

    Téléchargement gratuit direct en zip

    LIEN DE TÉLÉCHARGEMENT

    Clique sur le lien ci-dessus pour télécharger le fichier

    [​IMG]


    Le Colibri Nécrophile présente un album apolitique* en libre diffusion** sortit dans l'urgence en 2018... par l'obscure groupe d'anarcho electro punk bruitiste : la 6éme République.
    Un brûlot incandescent ?
    Des chansons enragées... un équilibre subtil entre anarchopunk et electropunk, nappé de musique industrielle avec une pointe de postpunk par moment et soyons fous une brêve excursion de hip hop à la sauce The Residents.

    Merci de faire circuler, n'hésite pas à commenter les paroles, toutes critiques sont les bienvenues pour un prochain album plus à l'arrachencore.

    * aNTIpoliticiens
    ** Gratuit (La culture libre ayant été assassinée par l'addiction des consommateurs aux produits commerciaux son langage est tombé en désuétude...)

    Video Clip https://www.bitchute.com/video/Qry0UIV8zF1D/

    En wav ou flac ici
    Dernière Mise A Jour, by La 6ème République

    Le livret est disponible en ebook ici et il comprend des textes complémentaires.
    "Dernière Mise A Jour" par la 6ème République - La narrateur


    « Dernière Mise A Jour » par la 6ème République.

    I. Obéir Tue.

    Obéir nuit gravement à votre santé et à celle de votre entourage.
    Obéir provoque la disparition de la liberté.
    Obéir peut entraîner une mort lente et douloureuse.
    Déléguer son pouvoir augmente les inégalités sociales.
    Le pouvoir crée une forte dépendance, ne commencez pas.
    Le pouvoir peut nuire à la population et exploiter sa crédulité.
    Les followers meurent prématurément
    Protégez les enfants : ne leur faites pas écouter la propagande médiocratique.
    Les publicitaires et votre banquiers sont pas près de vous aider à arrêter de consommer.
    L'argent est le nerf de la guerre et provoque des crises économiques et des attaques terroristes.
    Arrêter le capitalisme réduit le réchauffement climatique et les risques d'exploitation.
    Le culte de l'argent réduit la population à l'esclavage.
    Faites vous aidez pour arrêter le pouvoir téléphoner au 05 19 68 20 18...



    II. L'Argent Sale.

    Refrain :

    L'Argent.... Sale...

    L'Argent... Tue !


    Le fric ça pue !
    Le fric ça tue !
    Si on est dans la rue, c'est pour la liberté !
    Désobéir au roi...
    Si on est dans la rue c'est pour l'égalité !
    Désobéir aux hiérarchies...
    Si on est dans la rue c'est par solidarité !
    Désobéir aux lois...

    Monsieur le saint patron de la corruption :

    Notre monde, on le construira sans toi.
    La porte ouverte à l'inconnu.
    Qui n'essaye pas d'atteindre l'impossible
    n'obtient rien que des restes...
    Oser rêver, quitte a en crever !
    Rendre coup pour coup c'est un truc de macho.
    Nous sommes moins idiots, on aura toujours un coup d'avance
    sur tes stratégies pourries.
    Nos fleurs sont bien meilleur que tes tasers.

    Ton armée de démarcheurs n'a qu'un tyran a la place du cœur.


    III. Ravage à la Z.A.D.

    Regarder le chemin que tu empruntais pieds nus le matin pour aller prendre ton café à la cabane collective du coin. Il y a maintenant d’énormes traces de la chenille venue dévaster ta maison. Le jardin où tu regardais le printemps arriver, les aubépines fleurir jour après jour, le rouge-gorge historique du lieu qui te chante bon matin. La petite mare aux salamandres que tu observais les soirs de pleine lune, lorsqu’elles se retrouvaient en masse à la lumière nocturne pour repeupler le bocage. Maintenant, c’est sillons de pelleteuses, carnage écologique, silence crispé. Images d’un gouvernement qui nourrit nos rages.

    La politique-spectacle, au nom d’un soit-disant état de droit (les droits de qui ?) que l’on sait bien plus souvent dans l’illégalité que nous, a décidé d’anéantir toute tentative de prendre une autre direction qu’un monde qui va dans le mur.

    Pas de méprise Jupiter, on sera toujours du côté des salamandres.

    Indymedia Nantes | Articles | Show | Pendant ce temps-là, à l’Est de la zad...



    IV. La Malédiction des Pandores.

    Par la terre nourricière et la sentence de la nature,
    Nous exécrons, maudissons, abominons,
    haïssons et vomissons les pantins de flics
    et les pandores esclaves de l'ordre Bourgeois,
    qui viennent détruire la vie,
    l'humanité,
    nos merveilleux espoirs et nos rêves éveillés !

    Qu'ils soient maudits le jour et maudits la nuit,
    maudits au coucher et maudits au lever.
    Qu'ils soient maudits dès qu'ils entrent dans la forêt.
    Qu'ils soient maudits toutefois si ils en sortent.
    Que leurs dents se déchaussent,
    qu'elles tombent dans leur bouche,
    dans leur mains vérolées qui se déchireront en crevasses sanguinolentes et purulentes.
    Que leurs yeux vitreux crèvent et deviennent laiteux,
    Qu'ils deviennent boiteux, bossus, cons et alcooliques (non, ça c'est déjà fait!)
    Qu'ils crèvent la bouche ouverte, seuls, vaincus par toutes les maladies connues,
    sans espoir de guérir et même sans espoir de mourir.

    Maudits soient les voleurs en costard-cravate,
    et les voleuses en tailleur-chemisier,
    les accumulateurs,
    qui sont si laids et si fielleux et si monstrueux,

    Maudits soient les vampires de l'Etat et ceux des Conseils d'Administration !

    Le monde qu'ils façonnent avec violence, sous couvert de « bon droit », sous couvert de « la loi », et de leur suffisance,
    Ce monde touche à sa fin, il leur explosera à la gueule.

    Et maudits soient les pandores qui leurs obéissent !

    Indymedia Nantes | Articles | Show | Maudits soient les pandores !


    V. Révolution sans frein.



    La révolution ne sera pas une partie de campagne

    La révolution n’aura pas la couleur d’un bulletin de vote

    Elle oubliera la politique à la papa dans la glacière



    La révolution ne sera pas un pique-nique

    La révolution n’aura pas le label « vu à la télé »

    Elle arrivera sans crier gare dans les studios de TF1



    La révolution ne sera pas un lendemain qui chante

    La révolution n’aura pas le goût du grand soir

    Elle se serrera la ceinture et crispera les poings



    La révolution ne se gagnera pas en traînant des pieds

    La révolution ne se fera pas au pas de charge le poing tendu

    Elle progressera en terrain meuble mais à couvert



    La révolution n’est pas une résistance passive

    La révolution ne restera pas ni molle ni pacifique

    Elle emportera la résignation sur son passage



    La révolution asséchera le capital à sa source

    La révolution sapera le profit par la racine

    Elle fera une grande saignée dans les idées reçues



    La révolution taillera là où le pouvoir a pourri

    La révolution mine toutes les colonnes d’argent

    Elle ressemblera à une carrière à ciel ouvert



    La révolution se prépare de longue date

    La révolution se gagnera à long terme

    Elle a déjà commencé ….et tu l’ignores encore





    Couplet qui ne figure pas dans le morceau



    La révolution ne se fera pas sans casser des œufs

    La révolution se fera sans ceux qui nous les cassent

    Elle brisera menu tous les appels au consensus mou

    VI. Oser Etre.

    Oser Etre :

    Arrêter d'être soumise !

    Etre libre !
    Oser penser !
    L’aliénation de nos corps, le marquis de Sade l'avait vu venir.
    La prolongation du système marchand, dans nos vies affectives.
    On se voile la face, quant on croit être autre chose, qu'un bien de consommation.
    La seule place qui nous est laissée, et celle de notre féminité :
    Le culte des corps, le packaging dans son outrance.
    Même l'obsolescence est programmée.
    Des territoires à conquérir, des richesses à piller...
    Le capitalisme et le patriarcat sont intimement liés :
    La propriété, la hiérarchie du dominant / dominée, le jeu du pouvoir, la compétition, l'exploitation, l'oppression et l'exclusion...
    On retrouve toujours les mêmes mots clefs.
    Les mâles dominants qui passent leur temps à nous malmener,
    c'est bien plus facile pour asseoir leur autorité,
    écraser l'autre pour se rassurer qu'ils sont les plus fort.
    Ce qui est le plus dur dans les ruptures,
    c'est la violence de ceux qui ne supportent pas de ne plus nous posséder.
    Le patriarcat et ses sbires me donnent envie de vomir...
    Même si on s'évade de nos cages sexuelles,
    on est confrontées aux ravages d'une trop grande part de la gente masculine,
    le champ de bataille de la perversité, les séquelles dans la chaire de nos amies.
    Le matraquage pornographique qui normalise les violences sexuelles.
    En fRance, au moins une femme qui meurt tous les trois jours des conséquences des violences conjugales...
    Je meurs, tu meurs, nous mourrons... sous une chape de silence.
    Oser penser :
    Soigner ses plaies, se libérer des traumas ?
    Toujours lutter pour être entendue, quand on dit "penser" ils comprennent "soigner",
    c'est un réflexe bien ancré, de nous réduire à un corps fonctionnel, l'amoureuse ou la mère,
    alors qu'on dit haut et fort ce que l'on PENSE.
    Oh la source des fantasmes.
    Oh le ventre rond ou le ventre creux.
    Oh le zéro informatique.
    Tout ce qu'une femme fait ou dit est interprété de façon terriblement binaire.
    Arrêter d'être soumise :
    Refuser que mes relations se résument à baisable ou pas !
    Si les sociétés matriarcales sont horizontales,
    fondée sur le partage,
    inclusives au lieu d'être exclusives,
    c'est simplement qu'une mère aime tous ses enfants,
    elle leur donne tous naissance.
    Tandis que le père souvent choisit celui qui lui ressemble le plus,
    il engendre la compétition, entraîne l'uniformité au lieu de la diversité.
    En réalité, tant qu'on sera enfermées dans le modèle patriarcale,
    il n'y aura de liberté pour personne.
    Comment s'en sortir ?
    Créer des murs et ça perdure, mais construire des ponts, c'est trop souvent être envahie,
    alors pourquoi ne pas prendre exemple sur les plantes ?
    Quand on se dirige vers les mêmes énergies, on se rapproche, on se rejoint, jusqu'à finir par se toucher.
    Etre libre :
    Qu'ils n'aient plus prise sur moi.
    Je ne serai jamais plus une victime humiliée et meurtrie.
    Je ne serai jamais non plus une citadelle bardée d'archets.
    Oser Etre :
    ce que personne ne me dit.
    Je suis ma voix.


    VII. Apocapitalisme now.



    Je te préviens, sale petit enfoiré de gauchiste,

    que l’horreur a sonné pour ton comité de mes deux

    je vais lâcher mes nervis sur tes banderoles de papier crépon

    intervention musclée de mes sections d’assaut

    je vais te faire empaler sur ton piquet de grève, mon pote

    et c’est pas tes trois barbus en orange fluo

    qui vont empêcher mon pognon de ruisseler

    en circuit fermé dans sa fontaine à dollars

    arrosage en règle des politiques et des médias

    je paye des chiens de garde pour aboyer dans les journaux

    tout ce que j’ai envie d’entendre, alors, ta gueule

    tu vas regretter ton boycott en correctionnelle

    et ravaler ton vomis de fraternité, ô mon frère!

    L’argent ne fait peut-être pas le bonheur de ceux qui en bouffent

    mais il fait sûrement le malheur de ceux qui en chient

    et c’est pas toi qui diras le contraire, connard,

    alors tu remballes tes revendications et tu passes à l’as

    licenciement à sec, mon coco,

    t’as plus que ton cul pour pleurer



    Apocapitalisme now



    tu comprends, ou pas, mais les acquis de ma caste

    sont gravés dans le marbre de mes sièges sociaux

    fais donc pas chier avec tes conventions collectives à la noix

    laisse-moi engranger des dividendes à la pelle

    arrête avec tes réclamations hors sujet et obscènes

    je sais rester courtois, moi, môssieur,

    on est chez les bourgeois tout de même

    tu ne sauras jamais le plaisir de se goinfrer de stock options

    tu es né dans le mauvais camp, pauvre nouille

    tu ne connais que les coups de schlague du marché

    et tout le barnum du libéralisme à la cool

    que te répètent les télés qui ânonnent le même credo

    c’est en travaillant qu’on s’enrichit, mon cul

    et c’est en payant la dette que tu engraisses mes amis

    et moi, j’encaisse les boules par wagons entiers,

    la roue tourne, que tu crois du-con et ça roule ma poule



    Apocapitalisme now





    Mes usines bouffent ta campagne à s’en faire péter la ruche

    la pub abrutit les décérébrés qui se saignent aux quatre veines

    toi tu rembourses, moi, je te pique ce que je te prête,

    à tous les coups je me remplis les poches et tu te vides le corps

    je palpe le flouze qui sort de ta sueur,

    pauvre prole,défoncé à l’huile de palme,

    tandis que j’implose sur ma thune

    toi, tu creuses ta tombe,

    tu creuses et tu en crèves

    tu trimes pour ta retraite,

    mais tu n’en verras pas la couleur

    je te tue à la chaîne comme un chien,

    y a plus de lutte, t’iras jamais en finale

    j’ai gagné et c’est moi qui dicte les règles

    t’as pas compris que c’est moi qui écris ton histoire

    et celle de tous tes gosses

    prolétaire de mes multinationales

    pauvre pou dont j’ai rien à battre

    moins que zéro, souffre douleur

    combien tu veux pour ton sourire

    sale gaucho, immonde fainéant

    combien tu veux pour ton bonheur



    Apocapitalisme now






    VIII. Refoulement Général.


    Tout ce qu'on cherche à oublier, tout ce qu'on refoule à l'intérieur.

    C'est que c'est une guerre sans merci, ils font leurs profits sur nos vies.

    Tout ce qu'on cherche à oublier, tout ce qu'on refoule à l'intérieur.

    C'est qu'ils mentent comme ils respirent, ils ont le sang de nos proches sur leurs mains.

    Tout ce qu'on cherche à oublier, tout ce qu'on refoule à l'intérieur.

    C'est que si l'on résiste à leur violence, ils s’offusquent de notre vaillance dans leurs journaux.

    Tout ce qu'on cherche à oublier, tout ce qu'on refoule à l'intérieur.

    C'est que si on baisse les bras, qu'on les laisse diriger le monde, il ne nous reste plus qu'à nous immoler.

    Tout ce qu'on cherche à oublier, tout ce qu'on refoule à l'intérieur.

    C'est qu'il nous exterminent pour des illusions, ils sont tellement pourris de fric qu'ils ne peuvent même pas dépenser ce qu'ils nous arrache.
    Ils nous massacrent pour des chiffres, pour une simple partie de monopoly.

    Pris à nos corps défendant dans leur sale guerre...

    Tout ce qu'on devrait chercher,
    c'est comment survivre, sans fermer les yeux,
    ne plus avoir peur, garder le regard fixe plongé dans leur inhumanité

    Tout ce qu'on devrait chercher,
    c'est comment survivre, sans rester les bras croisés
    se serrer les coudes, main dans la main, pour construire des espaces de liberté


    Tout ce qu'on devrait chercher,
    c'est comment survivre, sans les laisser faire de nos vies un enfer.
    désobéir aux lois, résister et lutter ne plus jamais fuir nos responsabilités

    Mettre fin au refoulement général.


    IX. Le Monde à l'Envers…

    Le monde à l'envers... Quoi ?

    Le monde à l'envers... la guerre : tant que les hommes qui ont peur de mourir passeront leur temps à détruire toute forme de vie.
    Le monde à l'envers... un cataclysme climatique : tant que les multinationales se serviront des états pour contrôler nos vies.
    Le monde à l'envers... un précipice : tant qu'il y aura la propagande publicitaires pour nous faire croire que c'est un chemin plein d'avenir.
    Le monde à l'envers... sa fin : tant que l'on nous vendra ce qui causera notre fin.

    Qui peut se regarder dans le miroir le matin, sans se décevoir ?

    S'il est interdit de continuer à faire semblant d'être vivant, de ne pas oser l'impossible, de commémorer ce qui attend encore d'avoir lieu...
    Arrêt de mort, trêve d'hypocrisie, cessons de jouer à saute moutons, reprenons le temps de vivre, a ceux qui nous l'achète pour de l'argent,
    ou nous le vole pour du vent, interdit de vendre son temps de vie, on ne devrait avoir que le droit de l'offrir.

    Ne plus céder au chantage, aux menaces sur nos proches, il n'y a que des alternatives, si nous sortons du capitalisme,
    le système le plus obsolète, qui ne laissera la place, que si les têtes tombent.
    Le virus de la contre-culture secrète l'antidote au vaccin de la normalité.
    Ce que tu consommes est ce que tu es.
    La liberté c'est déjà refuser ce qui est programmé par le système.

    La moutarde nous monte au nez, l'ennemi est armé jusqu'aux dents, et ne s'arrêtera pas tant qu'il restera encore un survivant.

    A ça ira ?
    ça ira mieux, quand tout un chacun sera ingouvernable,
    ça ira mieux, quand les riches auront rendu leurs privilèges, car il n'y aura plus autant besoin de lois.
    ça ira mieux, quand on s'entraidera pour vivre ensemble, riche de notre diversité.
    Il n'y a pas une conspiration, mais autant que de réseaux d'individus, tels des vautours, se disputant la moindre miette de pouvoir.
    Tant que l'objectif principal de la société sera l'accumulation des profits par une minorité, au détriment du plus grand nombre,
    il n'y aura pas d'avenir.

    A ça ira ?
    Le monde allant vers un précipice sans fin, sans que personne ne fasse rien pour que ça s'arrête.
    ça ira pas tant qu'on ne changera pas de cap, qu'on ne construira pas de pont, qu'on ne prévoira pas de parachutes...
    Tout ce qu'on a c'est la souffrance, tout ce qu'on a c'est la violence.
    Tout ce qu'on est c'est l'espoir, tout ce qu'on est c'est la solidarité.
    Pour que naissent de nouveaux mondes, il faudra que l'ancien monde disparaisse,
    et hors de question de se faire refourguer un énième lifting, un green-washing ou autre...

    A ça ira ?
    ça ira pas, tant que le monde sera à l'envers, qu'on obéira à nos adversaires, qu'on acceptera leurs lois, leurs règles, leurs mensonges, comme du pain bénit.
    Quel que soit leur nom : multinationales, banques, partis, mafias, ou quoi que ce soit qui se cache derrière l'état.
    Tant qu'ils nous mèneront à l'abattoir, sur une terre devenue cimetière.

    A ça ira ?
    ça ira quand on cessera de se mentir, de prétendre allez bien, alors que c'est de pire en pire, que nous sommes malades à en crever de ne pas voir la stratégie de l'adversaire,
    qui consiste à appliquer sans pitié l'enseignement du projet MK-Ultra, la stratégie du choc, la casse social, toujours plus forte. Jusqu'à ce qu'il n'y ait plus aucune résistance.
    A moins qu'il n'y ait pas d'adversaire, comme dans le lit de paix, qui ne soit notre création, celle de nos renoncements, de nos peurs et nos fantasmes,
    que nous soyons les projecteurs de la dernière séance, le film d'horreur absolu, dont nous sommes les victimes consentantes, derrière nos masques de spectateurs.
    L'heure fatidique du seuil critique est passé, l'enfant qui naît aujourd'hui, n'a ni mère, ni père, juste des assassins derrière lui et le vide devant.

    Il n'y a plus le droit d'échouer, on ne peut plus laisser couler,
    ce n'est pas nos vies qu'il faut défendre contre la mafia politicienne, c'est celle de tout un chacun, à présent et demain.
    Contre cette poignée de gredins malades du profit qui nous pourrit la vie.

    A ça ira ?
    ça ira pas, tant que les riches persécuteront les pauvres, tant qu'il y aura un pouvoir pour opprimer le peuple,
    tant qu'ils nous ferons passer des vessies pour des lanternes, leurs beaux discours pour des promesses.

    A l'envers du décor, le spectacle n'a pas changé, pas dévié d'un pouce, de sa triste finalité,
    faire croire qu'ils sont vivants aux pantins dociles qui suivent le scénario du droit chemin.

    Nous sommes les résidus d'un temps révolu, agonisant dans un monde à l'envers.
    Ce n'est pas de l'air qu'on respire, on étouffe dans la merde.
    Trop de gens ne luttent à mort que pour défendre la prison de leurs habitudes. Ils mettent sans trop d’hésitation un gilet fluo, mais rarement ne bougent le petit doigt, pour aider le moindre migrant.
    Ils dressent des murs au lieux de tendre des passerelles et ça risque pas de changer, tant que le monde tournera à l'envers... quoi ?

    Un manège détraqué avec un pompon nucléaire ou bien une corde pour pendre l'enfant sauvage qui est en nous.
    Celui qui rêve encore d'un monde meilleur, qui refuse la fatalité, même s'il se prend des torgnoles chaque fois qu'il l'ouvre
    Et qu'on le traite de fou avec toutes ses utopies invendables d'ado attardé,
    parce qu’il a refusé de vendre son âme au système.
    Le monde tourne à l'envers... quoi ?
    On ne sait pas ou trop bien, alors on se bourre la gueule, on se défonce aux anxiolytiques, aux antidépresseurs ou à la C...
    pour ne pas voir la fin, pour ne pas regarder, quand tout crack et qu'il ne reste plus rien,
    qu'à force de misère, le monde ne marche plus.
    même à l'envers. Il s’arrête...

    Pour nous éjecter, se protéger de notre toxicité.
    Pour se concentrer sur de biens meilleurs énergies que celles qui nous polluent aujourd'hui,
    qui nous donnent des airs de zombis, tellement qu'on pu la mort, damnés debout.

    Peut-être que si on faisait le tri, qu'on prenait conscience de ce qui compte vraiment sans attendre de le perdre.
    Si on ne luttait que pour ce qui le mérite : ce qui nous fait du bien.
    Si on refusait de baisser les bras, de se complaire dans notre malheur.
    Si on soignait un peu notre monde intérieur,
    Si on arrêtait de se mentir.
    Qu'on se donne les moyens d'être heureux, qu'on ouvre à peine les yeux pour voir que rien n'a de sens, ni ne compte dans l'illusion.
    On descendrait du manège pour s'occuper de nos jardins, de nos amies, de nos amours, de nos famille de cœur.
    On se rendrait compte que planter une graine ça porte des fruits, qu'ouvrir sa porte c'est le chemin de la liberté,
    que l'or de tout ce qui brille n'égalera jamais l'éclat de nos yeux, quand on se balade en toute liberté,
    que l'on connaît le plaisir de vivre et la joie de le partager.

    Est-ce qu'on va encore longtemps les laisser nous la faire à l'envers?


    X. Extinction des Feux.

    Ce monde est inhumain à un tel point,

    que plus que jamais, je souhaite éteindre ma lumière,

    et oublier d'avoir exister.

    Mais au lieu de cela, désormais, chaque soir, j'envoie un signal d'espoir.

    Je n'allume plus aucune lumière, pour montrer aux monstres,

    qu'ils m'ont tellement fait souffrir, que je n'ai plus peur de rien.

    Je sais très bien ce qui nous attends,

    si je cède au désespoir à la place de me révolter.

    Je veux voir, jusqu'où une idée folle pourrait me mener.

    Je veux agir, contre le futur auquel nous condamne le capitalisme.

    Je veux savoir, si un jour toutes les villes s'éteindront le soir.

    Parce qu'un être humain,

    à oser persévérer,

    à oser donner à son échelle,

    un aperçu de l'extinction, de l'espèce humaine.



    Pas que pour dire non au nucléaire, mais à toute l'inhumanité de ce monde.

    Nous ne sommes pas si différents et quand nous faisons des choix,

    cela peut avoir des conséquences.

    Bonne nuit, je vous aime !

    Faites de vos rêves des réalités,

    pour que cesse enfin ce cauchemar.
     

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