annoncer un concertcalendrier

  Rechercher
Rechercher dans:

 
Bienvenue sur PIRATE-PUNK.NET - Une communauté dédiée à la musique Punk/Oi!/Ska francophone.
Pour pouvoir participer au site, tu dois d'abord t'enregistrer.


Le but de ce projet est de faire connaître la scène punk&skin francophone, ainsi que de faire découvrir de nouveaux groupes aux amateurs de musique punk/oi/ska/crust/etc.. Mais surtout : de fournir une plateforme de distribution libre alternative au système capitaliste de commercialisation de la musique. Tout ceci dans un lieu convivial par et pour les punks/skins (le site est auto-géré par les membres de la communauté) offrant plusieurs outils pour ceux partageant des points d'unités communs.

PIRATE-PUNK.NET croit que l'internet est un excellent moyen pour faire connaître les groupes underground ainsi qu'aider à propager leur message à un plus grand public. Ce site veut donc exploiter ce moyen à son plein potentiel.
Malgré son nom ironique qui nargue un peu l'industrie capitaliste du disque, PIRATE-PUNK.NET respecte totalement les artistes. Ainsi, nous acceptons de retirer tout album étant disponible en téléchargement si le groupe ou la maison de disque s'y oppose. Nous voulons aider les artistes et non leur nuire !

En étant membre, tu pourras aussi participer aux forums de discussion de PIRATE-PUNK.NET, une communauté active pour les punks et les skinheads, l'endroit idéal pour rencontrer des amateurs de Punk et de Oi!, se réunir, s'organiser, discuter de musique et débattre sur la politique avec des camarades de la scène.

PIRATE-PUNK.NET, c'est aussi plusieurs projets collectifs aux quels tu pourra participer en tant que membre, entre-autres : un encyclopédie des groupes de la scène punk & skin francophone, des annonces de concerts, des compilations pirate-punk, et bien sur des milliers d'albums à télécharger

Pour plus d'informations et pour une description complète de nos positions politique, lis la charte du site
Connexion









Pas encore membre ? Clique ici pour t'inscrire
Connectes-toi ou Inscris-toi
pour participer au t'chat
[ Archive ]

Le t'chat réunit les membres de Pirate-Punk.net et de Resistance.tk
T'Chat
Vieux 17/03/2014, 03h16
#1
jb681131
Inscrit depuis: mars 2014
Membre Actif
No Avatar
Messages: 25
Uploads: 1
Ajouts à l'encyclopédie: 0
Concerts annoncés: 0




Par défaut Compile - The Roots Of PUNK ROCK Music 1926-1962 - 320 kbps

Voici la compile que je propose :
(à vous de rajouter le http://www. - on m'a conseillé de supprimer le lien directe)
fremeaux.com/index.php?page=shop.product_details&category_id=81&flypage=shop.flypage&pro duct_id=1500&option=com_virtuemart

Et voici le lien de téléchargement :
(il manque le livret de 30 pages que je mettrais si je trouve le temps de le scaner)
http://www.mediafire.com/download/fl9a8cg4rya98o9/The_Roots_of_PUNK_ROCK_music_1929-1962.zip
Clique sur le lien ci-dessus pour télécharger (ou copie le dans ton navigateur)
Note: Si tu apprécies cet album, soutiens le groupe et achète le !
Tu peux soutenir Pirate-Punk.net en achetant un t-shirt dans la boutique à but non-lucratif afin d'aider à payer les frais d'hébergement web pour permettre de continuer à distribuer d'autres albums comme celui-ci !
Clique ici pour apprendre comment télécharger des fichiers sur Pirate-Punk.net

Dernière modification par jb681131 17/03/2014 à 23h44. Motif: Suppr. du lien direct vers "fremaux.com"
jb681131 est déconnecté  
Lien mort ? Clique ici pour contacter l'uploadeur du fichier
Suggérer ce téléchargement à un ami par e-mail
Réponse avec citation Réponse rapide à ce message
Vieux 18/03/2014, 11h45
#2
NoPatch
Inscrit depuis: septembre 2011
Comité autogestion
Avatar de NoPatch
Messages: 1 245
Uploads: 89
Ajouts à l'encyclopédie: 0
Concerts annoncés: 12




Par défaut Re : Compile - The Roots Of PUNK ROCK Music 1926-1962 - 320 kbps

Merci pour le lien.

Je me permets de rajouter là les titres:

Citation:
CD 1 : PETRO RHYTHM - VAUDOU CONGREGATION • BLACK BOTTOM STOMP - JELLY ROLL MORTON • TIGER RAG - ART TATUM • SWING IS HERE - GENE KRUPA’S SWING BAND W/ BENNY GOODMAN • TRAFFIC JAM - ARTIE SHAW AND HIS ORCHESTRA • B-19 - SLIM AND SLAM • KOKO - CHARLIE PARKER (FEAT. DIZZY GILLESPIE • I WANT MY LOVING - ARTHUR CRUDUP • GET THE MOP - HENRY “RED” ALLEN • BUTCHER PETE (PARTS 1 & 2) - ROY BROWN • REBECCA - BIG JOE TURNER • RUN MISTER RABBIT - SMILIN’ SMOKEY LYNN • I’M GOING TO HAVE MYSELF A BALL - TINY BRADSHAW • EARL’S BLUES - EARL BOSTIC • JUNCO PARTNER - JAMES WEE WILLIE WAYNE • SHE SETS MY SOUL ON FIRE - SONNY PARKER • HURRY HURRY BABE - ROY BROWN • THE GOOF - BIG JAY MCNEELY • YOU LOOK BAD - DANNY TAYLOR • OVERBOARD - SUGAR BOY CRAWFORD • MESS AROUND - RAY CHARLES • SHE SAID - HASIL ADKINS AND HIS HAPPY GUITAR.

CD 2 : LOUIE LOUIE - RICHARD BERRY • MAYBELLENE - CHUCK BERRY • TRAIN KEPT A-ROLLIN’ - THE JOHNNY BURNETTE ROCK’N’ ROLL TRIO • THE WOO WOO TRAIN - THE VALENTINES • RUBBER BISCUIT - THE CHIPS • (EVERY TIME I HEAR THAT) MELLOW SAXOPHONE - ROY MONTRELL • STRANDED IN THE JUNGLE - THE CADETS • HOT SKILLET MAMA - YOCHANAN W/ SUN RA ARKESTRA • ROCK THIS MORNING - LOWELL FULSON • RED HOT - BOB LUMAN • KEEP-A-KNOCKIN’ - LITTLE RICHARD • HIGH SCHOOL CONFIDENTIAL - JERRY LEE LEWIS • C’MON EVERYBODY - EDDIE COCHRAN • RED HOT ROCKIN’ BLUES - JESSE JAMES • LITTLE GIRL - JOHN AND JACKIE • GREEN MOSQUITO (HUMAN FLY) - THE TUNE ROCKERS • THUMB THUMB - FRANKIE LYMON • BAD BOY - LARRY WILLIAMS • JUVENILE DELINQUENT - RONNIE ALLEN • STROLLIN’ AFTER DARK (I WAS A TEENAGE WEREWOLF) - THE SHADES • RIGHT TURN - LINK WRAY AND HIS WRAYMEN • EXCURSION ON A WOBBLY RAIL - THE CECIL TAYLOR QUARTET • LONELY WOMAN - ORNETTE COLEMAN.

CD 3 : LOVE ME - THE PHANTOM • OOH! MY SOUL - LITTLE RICHARD • ROCKIN’ THE JOINT – ESQUERITA • SUNGLASSES AFTER DARK - DWIGHT PULLEN • RAVE ON - BUDDY HOLLY AND THE CRICKETS • DO YOU WANNA DANCE - BOBBY FREEMAN • SOMETHIN’ ELSE - EDDIE COCHRAN • THE BEAT GENERATION - BOB MCFADDEN & DOR • RUN DIDDLEY DADDY - BO DIDDLEY • I LOVE YOU SO - BO DIDDLEY • BRAND NEW CADILLAC - VINCE TAYLOR • ROCKIN’ IN THE GRAVEYARD - JACKIE MORNINGSTAR • SWITCHBLADE SAM - JEFF DANIELS • I FOUGHT THE LAW - THE CRICKETS • CALIFORNIA SUN - JOE JONES • PILLS - BO DIDDLEY • DENISE - RANDY AND THE RAINBOWS • GOOD GOLLY MISS MOLLY - SCREAMING LORD SUTCH • GOO GOO MUCK - RONNIE COOK AND THE GAYLADS • BOSS (GARBAGEMAN) - THE RUMBLERS • PAPA-OOM-MOW-MOW (SURFIN’ BIRD) - THE RIVINGTONS • LET’S DANCE - CHRIS MONTEZ • HIGH SCHOOL CONFIDENTIAL - HASIL ADKINS • NO MOE - ALBERT AYLER.
Et les notes du livret en français pour ceux que ça intéresse :

Citation:

Je me promenais sur King’s Road avec une colère et un ressentiment total. Les gens étaient extrêmement absurdes et portaient encore des pattes d’ef, des platform boots et des brushings mi-longs en prétendant que ce qu’il se passait dans le monde n’existait pas vraiment.
— John Lydon dit Johnny Rotten, chanteur des Sex Pistols1

Cristallisé en 1977, le mouvement punk exprimait sans fard sa révolte et la réalité crue des tumultes de la jeunesse. Par leurs actes artistiques subversifs et leur engagement, les groupes punks ont contribué à faire progresser les mentalités de leur temps. Leur rock était une forme d’expression radicale issue d’un sentiment d’exclusion, d’injustice — et d’ennui.

Pas marrant d’être seul/Amoureux de personne d’autre/Peut être sortir peut-être rester à la maison/Peut-être appeler maman au téléphone
— The Stooges, No Fun, 1969

Comme le jazz « swing » des années 1930, le jazz moderne « bop » des années 1940, le free jazz des années 1950-60 et le rock des années 1950, le rock punk des années 1960 et 1970 a subi une diabolisation médiatique et un rejet des conservateurs.

— C’est quoi exactement, le rock punk ?
Joe Strummer [The Clash] : Je n’ai pas encore décidé ce que c’était ! [rires] Demande à quelqu’un d’autre ! Demande au policier le plus proche ! Il t’expliquera !
— Joe Strummer à l’auteur en avril 1978

Cet album réunit des musiciens des générations précédant les années 60-70, des précurseurs habités par les mêmes ressentiments et aspirations. Pour la plupart américains, ils inspirèrent la vague punk des années 1970 par leur style, leur esprit d’initiative, leur goût de la transgression, leur énergie juvénile et leur absence de complexes.

Rock and Roll Nigger
Punk (1) [pungk]. n. et adj. Une personne ou une chose sans valeur ; balivernes ; bêtise.
— Harrap’s Chambers Concise English Dictionnary, Londres, Chambers, 1993.

À la télé, quand tu regardes un policier comme Kojak, à la fin quand les flics attrapent le tueur en série, ils le traitent de «?sale punk?». Les profs t’appellent comme ça. Ça veut dire que tu es ce qu’il y a de pire. Alors tous les paumés et les ratés se sont regroupés et ont lancé un mouvement.
— Legs McNeil, rédacteur en chef du magazine new-yorkais Punk2

En toute logique, le punk rock plonge principalement ses racines dans les musiques de descendants d’esclaves ayant subi le mépris de la société blanche et l’inique exclusion de la ségrégation raciale. Tous vivaient une révolte intérieure et beaucoup d’entre eux affichaient une ostensible excentricité (comme ici Esquerita, Little Richard ou les Chips sur Rubber Biscuit).

Rejeté par la société/Traitée avec impunité/Protégé par ma dignité/Une quête de la réalité/New wave/Nouvelle vague/Nouveaux amis
— Bob Marley & Lee “Scratch” Perry, Punky Reggae Party, 1977

Les musiciens de rock attirés par la rébellion revendiquent souvent leur lien avec les afro-américains et reprennent leurs compositions. Patti Smith, figure centrale du mouvement punk et auteur de l’album Radio Ethiopia, raconte dans sa chanson « Rock and Roll Nigger » que le modèle absolu pour se retrouver « hors de la société » c’est le « négro » (sic). Pour elle, tous ceux qui se placent à l’extérieur de la société sont en fait assimilables à ses frères et sœurs les « négros ».

Jimi Hendrix était un négro/Jésus Christ et ma grand-mère aussi/Jackson Pollock était un négro/Un négro négro négro négro /Négro négro négro/
Si tu cherches en dehors de la société/C’est là que tu vas me trouver
— Patti Smith Group, Rock and Roll Nigger, 1978

Pour cette passionnée de rhythm and blues et de reggae, le terme péjoratif nigger (« négro ») était le symbole de l’exclusion. Dans les années 1940-1950 où, dans plusieurs états, le droit de vote et l’accès aux écoles pour les citoyens d’origine africaine n’étaient pas appliqués, le racisme était une violente réalité. À l’origine, le mot « punk » signifie « amadou », un extrait de champignon parasite de couleur noire, l’amadouvier.

« À la racine de ce mot anglais et de son synonyme «?spunk?», qui signifie aussi sperme, on trouve le gaëlique « spong » (amadou) dérivé du latin spongia (éponge). « Punk » a une autre signification dérivée du sens de cet agaric parasite et abondant : « mauvaise qualité », «sans valeur» et par extension « faible d’esprit ou de santé ». Ainsi, certains Américains blancs appellent parfois des « punks» les personnes de la même couleur que l’amadouvier, puisqu’ils les considèrent sans valeur3.»

Les artistes réunis ici étaient aussi possédés par la fièvre du désir (évoquée, entre autres, sur Hot Skillet Mama avec Sun Ra), une frustration propre à la jeunesse, subversive car évoquée sans retenue dans une Amérique pudibonde (Love Me). Leur quête identitaire générationnelle était tout aussi difficile à satisfaire dans un contexte très conservateur. Ils avaient en commun des esthétiques musicales diverses mais convergentes (paroles osées, humour aigre-doux, défiance, refus des conventions musicales établies, tempos très rapides, danses frénétiques et libres). Analogues par leur mal de vivre, leur hédonisme et leur soif de liberté, ils provenaient néanmoins d’horizons sociaux et musicaux très différents, du jazz dixieland de Jelly Roll Morton ou Henry «Red» Allen jusqu’au rockabilly adolescent le plus cru (Hasil Adkins, The Phantom, John & Jackie, Dwight Pullen). Mais rétrospectivement leur originalité, leur radicalité et leur célébration sincère, parfois candide de la marginalité les réunit au-delà d’une stricte forme musicale.

J’étais debout au coin d’une rue passante/Tout le monde me regardait/Je portais des lunettes de soleil la nuit/On a vraiment l’air classe avec des lunettes de soleil la nuit
— Dwight Pullen, Sunglasses After Dark, 1958.

À bien des égards, nombre d’écrivains, cinéastes et artistes radicaux ont participé au mouvement punk, qu’ils l’aient compris ou non, de Marcel Duchamp au mouvement dada, de Guy Debord à Hubert Selby, de la beat generation à Alejandro Jodorowsky, du courant expressionniste à Andy Warhol, du Professeur Choron à Coluche, de Jean Genet à William Burroughs et de Fritz Lang à David Lynch. À leur manière, ils en ont partagé l’esprit — et l’attitude incisive.

Je disais déjà « laissez-moi sortir » avant d’être né/C’est un tel pari que d’avoir un visage/C’est fascinant d’observer ce que fait le miroir/Mais quand je dîne je me mets devant un mur
— Richard Hell, The Blank Generation, 1977.

Vaudou
Le thème du vaudou est récurrent dans l’œuvre du grand groupe de punk rock/psychobilly post-kitsch The Cramps4, qui adaptèrent l’obscur instrumental Strolling in the Dark (très influencé par Link Wray) inclus ici pour en faire leur classique « I Was a Teenage Werewolf » proche de l’imagerie vaudou des comic books américains dans les années 1950. Les cimetières et autres « witch doctors » sont chantés ici par Jackie Morningstar sur Rockin’ in the Graveyard. Mais le vaudou n’est pas qu’un stéréotype satanique pour film de série B. Il est d’abord une grande religion originaire d’Afrique qui s’est mélangée à d’autres éléments africains et chrétiens dans toutes les Amériques, dont le territoire des États-Unis — aux Îles Vierges5 et en Louisiane notamment. Le vaudou fut ainsi l’une des grandes forces spirituelles qui façonnèrent la résistance à l’esclavage. À sa manière, le punk rock sera aussi une forme de résistance à l’oppression, à l’exploitation de l’homme par l’homme, au statu quo social : à quelques nuances près, il descend directement des intenses cérémonies afro-américaines des cultes des esprits, qui mêlées aux negro spirituals, sont aux véritables racines du rock6.

Le 15 août 1791, le prêtre vaudou Boukman donnait le signal de départ de la seule grande révolte d’esclaves victorieuse de l’histoire. Elle fut menée par Toussaint L’Ouverture, qui avec le vaudou unifia et galvanisa son peuple en lutte. En douze ans de révolution, le « Spartacus noir » triompha de la plantocratie française, de l’armée anglaise de George III, et accouchera de la première république noire de l’histoire : Haïti. Nombre d’esclaves furent déportés d’Haïti en Louisiane pendant cette période tumultueuse. À la Nouvelle-Orléans, notamment à l’occasion des musiques et danses afro-américaines de Congo Square7, ce sont leurs descendants imprégnés de vaudou qui poseront les bases des musiques de résistance afro-américaines modernes, dont l’existence même était un défi à l’autorité : negro spirituals8 des siècles de l’esclavage9, puis revivalisme, jazz, blues10 et autres. Ces formes d’expression ont précédé le gospel, le calypso11, le rock12, le reggae, le funk, le rap… Le vaudou est une religion et une culture complexe, aux différentes facettes, de l’amour au chant de guerre. Sa forme Petro, issue du peuple Kongo (bantous), est associée au feu spirituel des charmes de guérison et aux forces du mal, offensives. Enregistré à Haïti, le premier titre de cette anthologie Petro Rhythm provient d’une authentique cérémonie vaudou et donne le ton de ce florilège13.

Jazz Punk
Pour paraphraser Jack Kerouac, le jazz est une musique pour hédonistes marginaux non-conformistes qui vibrent, et non pour des « vieux riches et conservateurs ». Black Bottom est interprété par l’essentiel Jelly Roll Morton (1890-1941), l’un des grands fondateurs du jazz dans les années 190014. Né à la Nouvelle-Orléans, Jelly Roll était issu d’une famille haïtienne et pratiqua le vaudou. Comme bien des personnages hauts en couleurs de cette anthologie, il fut aussi un délinquant (à la réputation de proxénète, d’arnaqueur), un révolté et malgré son talent, un grand perdant de la vie : l’archétype punk. Née au début du siècle dans le sud des États-Unis la danse appelée black bottom supplanta le charleston et devint très populaire dans les années 1920. Black Bottom était aussi un quartier noir de Detroit. Démolie en 1960 avant le succès des disques Motown et les premiers concerts des Stooges ou du MC5, cette zone était réputée pour ses bars à musique fréquentés par des travailleurs en usine automobile. Des artistes de blues et de jazz comme Duke Ellington, Count Basie et Ella Fitzgerald s’y produisaient, faisant de cet endroit l’un des plus chauds des États-Unis. Le génial Jelly Roll Morton y joua peut-être au début de sa carrière de pianiste de vaudeville itinérant. Il nomma ainsi ce titre au tempo incitant à une danse jitterbug frénétique, à moins qu’il ne fasse simplement allusion à un « derrière noir » — ou aux deux. Les allusions au sexe (à mots couverts) étaient une forme de subversion en cette époque où les afro-américains, réputés lubriques, étaient exclus de la société blanche et où la sexualité était un tabou. Par son tempo rapide (rarement vu depuis Felix Mendelssohn !) et ses improvisations inspirées, ce morceau suggère une expression totale du corps, une libération physique et spirituelle professée par ces jeunes musiciens dévergondés : la danse jitterbug (jitter : nervosité, agitation ; jitterbug : le virus de l’agitation. Du mandingue jito : effrayé15) est l’ancêtre du pogo, danse-bousculade créée par Sid Vicious à Londres en 1976.

Très tôt, d’autres musiciens ont adopté les tempos ultra-rapides, toujours assortis d’une danse de saint-guy ad hoc — une esthétique très punk. On retrouve cette éruption d’énergie juvénile sur l’extraordinaire premier titre enregistré par Art Tatum (1909-1956), Tiger Rag (morceau de ralliement des fumeurs de marihuana). Ce pianiste virtuose aveugle n’a pu accéder à une carrière de concertiste classique en raison de son origine afro-américaine — et par goût de l’improvisation libre. Il enregistrera plus tard des compositions d’Antonín Dvorák mais leur préférait le difficile style stride de Fats Waller. Le célèbre batteur blanc Gene Krupa était connu pour son jeu exubérant très scénique qui contribua à faire découvrir le jazz au grand public. On peut l’entendre ici accompagnant Benny Goodman sur un tempo d’enfer. Artie Shaw (1910-2004) était un clarinettiste virtuose et un perfectionniste génial, cultivé, innovateur sans barrières et fonceur. Fier de son talent, ce séducteur était connu pour son arrogance et son franc-parler. Juif ashkénaze comme son grand rival clarinettiste Benny Goodman, Artie Shaw nous a laissé un héritage musical pétaradant, dont ce Traffic Jam de 1939 qui ne reprend jamais son souffle, véritable bombardement de sons multicolores orchestrés de main de maître — une claque pour un public pas toujours prêt à un tel feu d’artifice. On exigeait de lui toujours plus de morceaux doux et raffinés comme sa fameuse version de « Begin the Biguine » et tandis que d’autres comme Glenn Miller produisaient des succès commerciaux pour la danse, à l’efficace tempo moyen, Artie Shaw était l’incarnation d’une attitude très rock dans cette période « swing » où le grand public s’emparait du jazz. Riche et désabusé après la guerre, fatigué des tournées incessantes et de la demande d’un public conservateur qui freinait en permanence sa créativité — et le tempo de ses morceaux — Shaw a eu le courage de tout plaquer pour s’installer au calme en Espagne en 1954, riche et accompli. Il a ensuite consacré sa vie à l’écriture et vécut jusqu’à l’âge de 94 ans.

Koko
Avec sa vie romanesque, Slim Gaillard (1916-1991) fut à la fois l’excentrique bouffon du jazz moderne, le champion de l’argot jive et la coqueluche des boppers : connus pour leur fantastique scène dans le film Hellzapoppin (Henry C. Potter, 1941) Slim and Slam étaient à la fois de grands musiciens et des humoristes osant toutes les impertinences — ce qui pour des Afro-américains en 1941 demandait beaucoup de courage (ou d’inconscience). Cinq mois avant Pearl Harbour, leur pastiche antimilitariste (censuré pendant la guerre) des films de propagande de l’U.S. Air Force tournait en dérision un soldat qui a peur de monter dans le nouveau bombardier géant B-19, fleuron de l’armée — et finit quand même par lâcher des bombes sur un pays d’Europe. C’est sur un tempo ultra rapide, presque injouable, qu’ils discutent le coup : « Say man, let’s drop a bomb on them cats down there ». L’après-guerre est bien sûr synonyme de l’explosion du jazz moderne menée par Charlie Parker (1920-1955), un héroïnomane excentrique et autodestructeur qui a bouleversé l’histoire de la musique américaine. Punk parmi les punks, en tournant la page de la période swing avec sa musique éblouissante Bird a beaucoup contribué à faire reconnaître qu’une musique «noire» pouvait avoir une grande valeur artistique et ne pas se limiter à être à un vulgaire divertissement.

Quand Bird a quitté New York il était un roi. Mais là-bas à Los Angeles il n’était qu’un nègre de plus, bourré, bizarre, fauché, qui jouait une musique étrange. Los Angeles est une ville bâtie sur la célébration des stars et Bird n’avait rien d’une star.16
— Miles Davis

Enregistré à l’âge de vingt-cinq ans avec Dizzy Gillespie, Koko (un clin d’œil à la cocaïne ?) est l’un de ses nombreux chefs-d’œuvre, une performance sur un tempo supersonique qui fait ressembler les Ramones à des escargots sous Valium. La vertigineuse virtuosité des cinq hommes bouscule quelque peu les valeurs punks iconoclastes où ce sont d’abord l’énergie juvénile et l’intention qui comptent, jusqu’à largement encourager l’amateurisme mais doit-on pour autant disqualifier Parker et quelques autres grands jazzmen pour le haut niveau de leur interprétation, sans laquelle ils n’auraient pas été enregistrés — et qui ne retire rien à leur rafraîchissante attitude proto-punk ?

Punk Rock
Le tempo accéléré est aussi présent ici chez le bluesman Arthur Crudup, un musicien méconnu, aux morceaux simples et efficaces et dont l’œuvre est loin de se limiter aux trois compositions reprises par Elvis Presley17. Cet homme simple, qui endura toute sa vie l’oppression raciale dans le Mississippi rural, offrait dès 1946 un modèle précoce d’esthétique punk rock archi basique avec son I Want my Loving (1946). L’après-guerre a aussi été une pépinière pour le jump blues, le rock noir originel, mélange de tempos bop et de swing suractivé avec riffs de cuivres. C’est ce que firent d’autres authentiques fondateurs du rock comme Big Joe Turner avec Rebecca (1944), Tiny Bradshaw (I’m Going to Have Myself a Ball, 1950) et Roy Brown avec son hystérique Hurry, Hurry Babe (1952). On retrouve cette exubérance totale chez Sonny Parker (1925-1957), Earl Bostic (1913-1965) et Smilin’ Smokey Lynn, dont le Run Mister Rabbit est une réponse au Run Rabbit Run de Noel Gay et Ralph Butler, deux auteurs de théâtre britanniques qui évoquaient la cruauté de la chasse au lapin et avaient changé leurs paroles en « Run Adolf Run » pendant la guerre. Le jump blues a aussi accouché de la crise de nerfs musicale de Big Jay McNeely et son « honking sax ». Dès qu’ils pouvaient s’en offrir, les musiciens afro-américains de cette époque portaient souvent des costumes zoot, un style ample et excentrique porté par les zazous des années 1940 en France, et repris par les teddy boys anglais dans les années 1950. Le manager des Sex Pistols a longtemps porté et vendu ces zoot suits dans sa boutique de Londres :

Pour moi l’idée du look teddy boy c’était d’être un paon, de se faire remarquer dans la foule. Et en même temps de se sentir faire partie de ceux qu’on a dépossédés.
— Malcolm McLaren dans le film The Filth and the Fury de Julian Temple, 2000.

Les multiples reprises de Louie Louie (dont celles, archi punk, gravées par Iggy and the Stooges18 et Motörhead en 1977) ont fait de l’ombre à l’exquise et méconnue version originale de Richard Berry and the Pharaohs. Louie Louie met en scène un Jamaïcain qui se languit d’une femme de son pays et raconte à un barman nommé Louie qu’il doit partir la rejoindre. Le succès ultérieur d’une reprise des Kingsmen, dont les paroles sont incompréhensibles, a incité des centaines de groupes à inventer leurs propres paroles. Certaines étaient obscènes au point de justifier une enquête probante du FBI, gratifiant la chanson d’un culte hors de toute proportion depuis. Avec sa légende, son refrain accrocheur et quatre accords très simples (attention : le premier accord du couplet est majeur, et celui du refrain est mineur !), Louie Louie est un classique punk. La principale source musicale qui inspira les fondateurs du punk rock est bien sûr ce rhythm and blues/rock and roll d’après-guerre, qui sera repris et enregistré par des artistes clé comme les New York Dolls (Pills, Stranded in the Jungle), les Stooges (Louie Louie) ou Sid Vicious avec les Sex Pistols (Somethin’ Else et C’mon Everybody d’Eddie Cochran19).

L’archétype du style musical punk avec son balayage permanent de la guitare, tel qu’il fut défini par les premiers disques des Ramones en 1975, trouve lui aussi ses racines dans le R&B des années 1950 et les disques de Link Wray (Right Turn et sa guitare au son saturé) et Bo Diddley en particulier20 (Run Diddley Daddy). Sur I Love You So, comme les Cramps vingt ans plus tard Bo Diddley n’utilisait pas de basse :

« Je cherchais un plus gros son, et j’ai trouvé ce « freight train drive », c’est comme ça que je l’appelle. On n’était que trois mais j’avais développé un style qui donnait l’impression qu’on était au moins six. Voilà le monstre que j’avais construit [rires] ! Si tu écoutes ce que je joue, il n’y a pas de trous. Je joue la première et la deuxième guitare en même temps et dès que je commence à jouer tu es vite au courant ! C’est bourré de puissance sans interruption. De l’énergie pure21. »

Comme Blondie (reprise de l’exquis doo-wop Denise par Randy and the Rainbows) et les Real Kids (Rave On de Buddy Holly), les Ramones aimaient l’insouciance adolescente et les chansons ultra légères qu’ils propulsaient avec leur rythmique décapante. Ils ont repris, entre autres, Do You Wanna Dance, Let’s Dance, California Sun et « Surfin’ Bird » dérivé des Papa-Oom-Mow-Mow et de « The Bird Is the Word » des Rivingtons produits par Kim Fowley. D’un autre côté les Cramps («Surfin’ Bird», Goo Goo Muck, She Said ou le Boss des Rumblers qui devint leur « Garbageman »), Richard Hell and the Voidoids (« Blank Generation » dérivé de The Beat Generation), le Clash (Junco Partner, I Fought the Law, Brand New Cadillac) préféraient des thèmes plus sulfureux, des commentaires sociaux en forme de métaphores contestataires.

Protest songs
Dans les années 1940-1960 un courant de musique engagée, la protest song, a pris une place conséquente dans le panorama des musiques populaires américaines. Comme à leur manière les negro spirituals22, cette tendance attisera la contestation dans le rock. L’inclusion de grands noms de la musique folk comme Josh White23, Leadbelly, Woody Guthrie, Pete Seeger, Harry Belafonte, Joan Baez ou Bob Dylan a été envisagée pour cette anthologie. Au début de sa carrière Joe Strummer adoptera même le surnom de Woody en hommage à Guthrie ; En 1981 il nommera l’album du Clash Sandinista! afin de soutenir les rebelles nicaraguayens combattus par la CIA. De Métal Urbain en France à Pussy Riot en Russie, la volonté de bousculer tous les conservatismes et de lutter contre l’oppression sera indissociable du punk rock. Cependant la musique combinant l’agitation du corps avec celle de l’esprit a toujours été au cœur de l’alchimie punk. Pour Iggy Pop et les Dead Kennedys aux États-Unis comme pour les Sex Pistols ou le Clash au Royaume-Uni, la danse libre déchaînée (évoquée dans le Mess Around de Ray Charles), l’énergie et la provocation sont les deux faces d’une même pièce. Les chansons «?folk?» interprétées à la guitare sèche sont donc quelque peu incompatibles avec les canons du genre. Une anthologie séparée est ainsi consacrée aux protest songs24 dans cette collection. Le rock et le punk rock ont eux aussi exprimé la contestation, mais en d’autres termes et selon une esthétique bien différente. C’est par exemple avec un humour adolescent que les Chips crient famine et frustration sur l’énergique Rubber Biscuit, tout comme Ronnie Cook (de Bakersfield, Californie) sur Goo Goo Muck.

Libération sexuelle
Avec leurs hurlements de mâles en rut sur des rocks hystériques comme Run Mister Rabbit (1949) ou Hurry Hurry Babe (1952), Smilin’ Smokey Lynn et Roy Brown n’ont fait qu’aller un peu plus loin dans l’expression de la frustration. Dans la société américaine ultra puritaine où le mariage était un préalable à toute relation sexuelle, l’évocation directe du désir et du sexe était perçue comme étant inacceptable. Comme lors des émeutes de mai 1968 en France, qui à l’origine contestaient l’interdiction de la mixité dans les dortoirs de l’université, le rock d’après-guerre était déjà un manifeste pour la liberté sexuelle, une subversion préalable à d’autres combats sociaux. Les morceaux de country « honky tonk », les blues « hokum » (à double sens, comme ici Roy Brown dans son brûlant Butcher Pete, un rock de 1949) et autres calypsos osés étaient considérés comme vulgaires et honteux dans les années 1950. En outre, l’idée même qu’un afro-américain puisse prétendre à la séduction choquait la grande majorité des Blancs, un tabou que le beau Harry Belafonte contribuera à briser25. Le mot « rock » lui-même signifiait à la fois se balancer, danser — et faire l’amour, comme dans le démentiel Rock This Morning de Lowell Fulson en 1946. Des musiciens comme Lowell Fulson, Red Allen ou Ray Charles sont surtout connus pour des titres moins amphétaminés que ceux inclus ici. Mais le rhythm and blues noir a toujours alterné les balades, le blues et le rock and roll, qui inspira le nerveux country boogie blanc26 et bientôt le rockabilly27 dont Elvis Presley reste le plus essentiel interprète28. Malgré la réaction souvent négative de la société bien pensante à la soudaine popularité d’Elvis en 1954-1958 (ses prestations étaient jugées trop sensuelles29), nombre d’artistes blancs adoptèrent le rock dans son sillage. Beaucoup appréciaient justement ce style pour sa défiance, son érotisme et son arrogance. En comparaison avec le Mellow Saxophone de Roy Montrell (enregistré par les Stray Cats en 1981 sous le nom de « Wild Saxophone ») ou du rockabilly Red Hot par Bob Luman, le « killer » Jerry Lee Lewis semble encore bien sage. Son High School Confidential est aussi repris ici par le nec plus ultra punk Hasil Adkins, qui, faute de groupe, jouait lui-même de tous les instruments en même temps et enregistrait seul dans sa chambre. Certains comme The Phantom sur l’irrésistible et bouillant Love Me (1958) se sont risqués à aller plus loin dans l’évocation crue de la sexualité. La voix de Jackie évoque l’orgasme sans équivoque sur le Little Girl (1958) de John & Jackie dix ans avant « Je t’aime moi non plus » de Jane Birkin et Serge Gainsbourg. Ces disques ostensiblement salaces étaient rares, marginaux et en rupture totale avec les conventions de l’époque. Les énormes succès du géant Little Richard étaient l’exception qui confirmait la règle. Bisexuel, drogué, grand innovateur et homme de scène, il fut la plus flamboyante de toutes les stars du rock mais en dépit de son apparence gay ostensible, personne n’osait encore penser à l’homosexualité. Son alter ego Esquerita fut l’une des grandes inspirations scéniques de Little Richard et copia à son tour le style androgyne de son disciple lorsqu’il enregistra ses premiers disques plutôt amateurs, dont Rockin’ the Joint inclus ici. Quant à Screamin’ Lord Sutch (au nom inspiré par Screamin’ Jay Hawkins) il fut sans doute le premier punk rocker anglais. Il reprend ici une composition de Little Richard.

I Fought the Law
Les Afro-américains Danny Taylor (You Look Bad, 1953) et Larry Williams (un proxénète dont le Bad Boy serait bientôt enregistré par les jeunes Beatles) décrivent l’indiscipline et le laisser-aller, un thème considéré diabolique sous la présidence du très conservateur général Eisenhower. Brillamment plagié en 1977 par Richard Hell and the Voidoids, The Beat Generation (1959) de Bob Mc Fadden & Dor était en phase avec l’esprit beatnik et fait l’éloge de la paresse et des allocations pour chômeurs. McFadden était une vedette des voix de dessins animés et de la publicité radio, et se moquait souvent de son métier, qu’il regardait avec recul. Rod McKuen (Dor) adaptait les chansons de Jacques Brel en anglais et a écrit des centaines de chansons pour les plus grands noms, dont Chet Baker, Johnny Cash, Sinatra et Madonna. Il vendra plus tard des millions de livres de poésie, qualifiée de kitsch par ses détracteurs.

En représentant de manière fascinante des jeunes gens en rupture avec la société, les films L’Équipée sauvage (The Wild One, László Benedek, 1953) avec Marlon Brando et La Fureur de vivre (Rebel Without a Cause, Nicholas Ray, 1955) avec James Dean avaient préparé le terrain. Mais ce fut sans doute Graine de violence (Blackboard Jungle, Richard Brooks, 1955) avec Sidney Poitier, première vraie vedette noire du cinéma, qui contribua à associer le rock avec la délinquance (le générique lança le célèbre « Rock Around the Clock »). Avec des titres comme le Juvenile Delinquent de Ronnie Allen (réponse au « I’m Not a Juvenile Delinquent » de Frankie Lymon) la criminalité a commencé à être évoquée et revendiquée ouvertement dans le rock des années 1950. Jeff Daniels met carrément en scène une bagarre au couteau sur Switchblade Sam. À l’âge de dix-huit ans à peine, Chuck Berry lui-même n’a-t-il pas été condamné à dix ans de prison pour attaque à main armée après une poursuite en voiture avec la police du Missouri ? Il a purgé trois ans détention de 1944 à 1947, et retournera deux fois en prison au cours de sa vie. Sa fascination pour les belles voitures lui a inspiré son premier succès Maybellene, une histoire de course poursuite automobile — où il rattrape une jolie fille qui conduit une Cadillac.

C’est accompagné par les Crickets de feu Buddy Holly qu’Earl Sinks chante ici l’histoire d’un bagnard sur I Fought the Law, dont le Clash enregistrerait en 1979 une fameuse version. Le groupe anglais reprendra aussi le Brand New Cadillac de l’Anglais Vince Taylor, qui avait une image de voyou en raison des émeutes survenant à ses concerts en France (et chante faux ici mais c’est pas grave c’est dans l’esprit !). Le Clash enregistrera plusieurs autres reprises, mais lorsqu’on sait que le groupe était affligé par la toxicomanie de son batteur, la plus touchante reste sans doute leur version reggae du Junco Partner de James Wee Willie Wayne, une perle R&B qui dépeint un héroïnomane purgeant une peine de prison à perpétuité au sinistre pénitencier Angola en Louisiane :
Un associé accro descendait la rue/Il était aussi défoncé qu’il pouvait l’être/Il était assommé/Assommé défoncé/Seigneur il titubait dans toutes les rues/En chantant : « Six mois c’est pas un pêcheur/Personne ici n’a pris beaucoup de temps/Moi je suis né à Angola/Je purge quatre-vingt-dix-neuf ans/Quand j’avais de l’argent/J’avais des amis dans toute la ville/Maintenant je n’ai plus d’argent/Et mes meilleurs amis me descendent ».

D’autres allusions aux stupéfiants figurent sur cet album, notamment le Pills de Bo Diddley — qui ne prenait jamais de drogues, contrairement à Johnny Thunders qui chanterait ce morceau sur le premier album des New York Dolls. Les Dolls ont aussi enregistré Stranded in the Jungle, un succès des Cadets inclus ici30. Charlie Parker n’est pas le seul héroïnomane à déployer ses talents sur cet album. Ray Charles, Little Richard et Larry Willliams ont aussi souffert de cette dépendance. Star à quatorze ans, Frankie Lymon (1942-1968) s’est accroché à l’héroïne dès l’âge de quinze ans. Il en avait seize quand sortit l’énergique Thumb Thumb, et mourut d’une dose trop forte à l’âge de vingt-cinq ans.

Free Jazz et Free Rock
À la fin des années 1950 le jazz très libre de Cecil Taylor, Ornette Coleman, Don Cherry, Albert Ayler, John Coltrane, Joe Harriott ou Sun Ra découlait directement de l’influence très innovante de Charlie Parker. Parfois dissonant et chaotique, il a fait scandale et influencera profondément Iggy Pop et les Stooges (« Fun House »), le Velvet Underground (« Sister Ray » ou «?European Son?»), Patti Smith (« Radio Ethiopia »), Captain Beefheart, John Lydon, Television et d’autres musiciens pionniers du mouvement punk des années 1970 comme le MC5 («?Starship?») :

Pour moi on essayait de faire la même chose qu’eux. Bien qu’on soit venus d’une perspective de guitare rock et eux d’un point de vue jazz traditionnel, il n’y avait pas de différence entre ce que faisaient Joseph Jarman [Art Ensemble of Chicago, NDA] ou Charles Moore et ce que faisait le MC5. On essayait tous de passer par la porte que Sun Ra, Albert Ayler, Coltrane, Pharoah Sanders et Archie Shepp avaient ouverte. C’est la musique qui nous inspirait. On faisait tout pour ça.31

Libre et libérateur, le free jazz découle d’une attitude libertaire et a joué un rôle d’exemple pour la radicalité musicale punk : Excursion on a Wobbly Rail (Cecil Taylor) était le nom de l’émission de radio créée et animée à l’université de Syracuse par Lou Reed, fondateur du Velvet Underground, et Lonely Woman Quarterly était le nom de sa feuille littéraire périodique, qui sera interdite en 1962 et lui valut une mise à l’épreuve de l’université32. Quant au groupe punk anglais emblématique The Damned, n’a-t-il pas invité le grand saxophoniste anglais Lol Coxhill, qui joua très « free » durant l’intégralité du premier « concert d’adieu » du groupe au Rainbow à Londres en 1978 ?
Bruno Blum

Merci à Jean Buzelin, John Cale, Gilles Conte, Giovanni Dadomo, Bo Diddley, Guillaume Gilles, Béatrice Givaudan, Bob Gruen, Christophe Hénault, Chrissie Hynde, Youri Lenquette, Philippe Michel, Sterling Morrison, Vincent Palmer, Gilles Pétard, Prague Frank, Lou Reed, Frédéric Saffar, Joe Strummer, Johnny Thunders et Marc Zermati.
© 2013 FRÉMEAUX & ASSOCIÉS

1. Extrait du film The Filth and the Fury de Julian Temple, 2000.

2. Extrait de Please Kill Me, The Uncensored Oral History of Punk (Grove Press, New York, 1996) de Legs McNeil et Gillian McCain. Édition française : Allia 2006.

3. Extrait du livre Punk - Sex Pistols, Clash et l’explosion punk (Paris, Hors Collection, 2006) de Bruno Blum.

4. Écouter « Zombie Dance » (Songs the Lord Taught Us, Illegal, 1980) et «Voodoo Idol» (Psychedelic Jungle, Illegal, 1981) par les Cramps.

5. Écouter l’album Virgin Islands - Quelbe & Calypso 1956-1960 (FA5403) dans cette collection.

6. Écouter l’album Voodoo in America 1926-1961 (FA5375) dans cette collection.

7. Lire Congo Square de Freddi Williams Evans (University of Louisiana at Lafayette Press, 2011. Édition française : La Tour Verte, 2012).

8. Écouter l’album Gospel - Negro Spirituals - Gospel Songs 1926-1942 (FA008) dans cette collection.

9. Écouter l’album Slavery in America à paraître dans cette collection.

10. Écouter l’album Blues - 36 Masterpieces of Blues Music (FA033) dans cette collection.

11. Écouter les albums Trinidad - Calypso Calypso 1939-1959 (FA5348) et Bermuda - Goombey & Calypso 1953-1960 (FA5374) dans cette collection.

12. Lire les livrets et écouter nos anthologies Rock ‘n’ Roll en huit volumes, couvrant la période de 1927 à 1952.

13. Lire aussi le livret en ligne (fremeaux.com) et écouter Jamaica - Folk-Trance-Possession, Roots of Rastafari 1939-1961 (FA5384) dans cette collection.

14. Écouter Jelly Roll Morton - The Quintessence 1923-1940 (FA203) dans cette collection.

15. Jean-Paul Levet, Talking That Talk, le langage du blues et du jazz (Paris, Hatier 1992).

16. L’œuvre intégrale de Charlie Parker est disponible dans cette collection.

17. Retrouvez Arthur Crudup sur notre premier volume Elvis Presley face à l’histoire de la musique américaine 1954-1956 (FA5361) qui juxtapose les interprétations d’Elvis Presley et leurs versions originales.

18. Écouter « Louie Louie » par Iggy and the Stooges sur l’album en public Metallic K.O. (Skydog, 1976).

19. Écouter The Indispensable Eddie Cochran 1956-1960 à paraître dans cette collection.

20. Écouter les deux volumes The Indispensable Bo Diddley 1955-1960 (FA5376) et 1960-1962 (FA5406 ) dans cette collection.

21. Bo Diddley parle ici de son style de 1954. Extrait de “Bo Diddley, Living Legend” de George R. White (Castle Communications, Chessington, Surrey, U.K. 1995).

22. Écouter Gospel - negro spirituals/gospel songs 1926-1942 (FA008) dans cette collection.

23. Écouter Josh White 1932-1945 (FA264) dans cette collection.

24. Écouter l’anthologie Protest Songs à paraître dans cette collection.

25. Écouter Harry Belafonte - Calypso-Mento-Folk 1954-1957 (FA5234) dans cette collection.

26. Écouter l’anthologie Country Boogie 1939-1947 (FA160) dans cette collection.

27. Écouter l’anthologie Rockabilly à paraître dans cette collection.

28. Écouter Elvis Presley face à l’histoire de la musique américaine - 1954-1956 (FA5361) qui juxtapose les interprétations d’Elvis Presley et leurs versions originales.

29. Écouter Elvis Presley face à l’histoire de la musique américaine - vol.2 1956-1957 (FA5383) qui juxtapose les interprétations d’Elvis Presley et leurs versions originales.

30. La méconnue version originale de « Stranded in the Jungle » par les Jayhawks figure sur l’album Africa in America 1920-1962 (FA5397) dans cette collection.

31. Le guitariste du MC5 Wayne Kramer à Jason Gross dans Perfect Sound Forever, novembre 1998.

32. Lire la biographie Lou Reed - Electric Dandy (Paris, Hors Collection, 2008) par Bruno Blum.

Disc 1
1. Petro Rhythm - Vaudou congregation
(traditional)
Unknown vocals, percussion, whistle. Haiti, circa 1960.

2. Black Bottom Stomp - Jelly Roll Morton’s Red Hot Peppers
(Joseph LaMothe as Jelly Roll Morton)
Omer Simeon-cl; George Mitchell-tp; Edward Ory as Kid Ory-tb; Ferdinand Joseph LaMothe as Jelly Roll Morton-p; Johnny St. Cyr-bj; John Lindsay-b; Andrew Hilaire-d. Chicago, September 15, 1926.

3. Tiger Rag - Art Tatum
(Nick LaRocca)
Arthur Tatum Jr. as Art Tatum-p. New York, August 5, 1932.

4. Swing Is Here - Gene Krupa’s Swing Band W/
Benny Goodman
(Eugene Bertram Krupa aka Gene Krupa, David Roy Eldridge aka Roy Eldridge, Leon Brown Berry aka Chu Berry)
David Roy Eldridge aka Roy Eldridge -tp; Benny Goodman-cl; Leon Brown Berry aka Chu Berry-ts; Jess Stacy-p; Alla Reuss-g; Israel Crosby-b; Eugene Bertram Krupa as Gene Krupa-d. New York City, February 29, 1936.

5. Traffic Jam - Artie Shaw and his Orchestra
(Teddy McCrae, Arthur Jacob Arshawsky aka Artie Shaw)
Chuck Peterson, John Best, Bernie Privin-tp; George Arus, Les Jenkins, Harry Rodgers-tb; Les Robinson, Hank Freeman, Tony Pastor, Georgie Auld-saxes; Arthur Jacob Arshawsky as Artie Shaw-cl; Bob Kitsis-p; Al Avola-g; Sid Weiss-b; Buddy Rich-d. June 12, 1939.

6. B-19 - Slim and Slam
(Bulee Gaillard aka Slim Gaillard, Richard D. Squires aka Harry D. Squires)
Bulee Gaillard aka Slim Gaillard as Slim-v, g, leader; Leroy Eliot Stewart as Slam-v, b; Tommy Fulford, Loumell Morgan-p; Foreststorn Hamilton as Chico Hamilton-d. Hollywood, July 24, 1941.

7. Koko - Charlie Parker’s Be Bop Boys
(Charles Parker Jr. aka Charlie Parker)
Charles Parker Jr. as Charlie Parker-as; John Birks Gillespie as Dizzy Gillespie-tp; Argonne Thornton as Sadik Hakim-p; Dillon Russell as Curley Russell-b; Maxwell Lemuell Roach as Max Roach-d. WOR Studios, New York City, November 26, 1945.

8. I Want my Loving - Arthur “Big Boy” Crudup
(Arthur Crudup)
Arthur Crudup as Arthur “Big Boy” Crudup-v, g; Ransom Knowling-b. Chicago, February 22, 1946.

9. Get the Mop - Henry “Red” Allen and Orchestra
(Henry James Allen aka Henry “Red” Allen)
Henry James Allen as Henry “Red” Allen-v, tp; Don Stovall-as; Jack Higginbotham aka Jay C. Higginbotham as J.C. Higginbotham-tb; Al Williams-p; Clarence Moten aka Benny Moten -b; Alvin Burroughs-d; New York, January 1946, possibly January 14.

10. Butcher Pete (Parts 1 & 2) - Roy Brown
(Henry Bernard Glover aka Henry Bernard, Roy James Brown aka Roy Brown)
Roy James Brown as Roy Brown-v; Teddy Riley-tp; unknown-as; Johnny Fontenette-ts; Leroy Rankins-bs; Edward Santineo-p; Louis Sargent-g; Tommy Shelvin-b; Frank Porterd. Cincinnati, November 2, 1949.

11. Rebecca - Big Joe Turner
(Joseph Vernon Turner Jr. aka Joe Turner)
Joseph Vernon Turner Jr. aka Big Joe Turner as Joe Turner-v; The Pete Johnson Trio: Pete Johnson-p; Ernest Ashley-g; Dallas Bartley-b. Chicago, November 13, 1944.

12. Run Mister Rabbit - Smilin’ Smokey Lynn
(Larry Costello, Jackson)
Smilin’ Smokey Lynn, v; Larry Costello-v, p; unknown reeds, g, b, d, possibly Bill Harvey and his Orchestra. Specialty 327. Los Angeles, February 2 or 17, 1949.

13. I’m Going to Have Myself a Ball - Tiny Bradshaw and his Orchestra
(Sarah J. Nix aka Sally Nix, Henry Bernard Glover aka Henry Glover, Myron C. Bradshaw aka Tiny Bradshaw)
Myron C. Bradshaw as Bradshaw-v; Leslie Ayers-tp; Rufus Gore-ts; Orrington Hall-bs, as; Jimmy Robinson-p; Clarence Mack-b; Calvin Shields-d. King 4397. Cincinnati, June 8, 1950.

14. Earl’s Blues - Earl Bostic
(Earl Bostic)
Earl Bostic-as; Roger Jones-v, tp; Count Hastings-ts; Rufus Webster-p; William Betts aka Keter-b; Shep Shepherd-d. New York City, May 28, 1949.

15. Junco Partner (Worthless man) - James Wee Willie Wayne
(James Douglas Waynes aka James “Wee Willie” Wayne)
James Douglas Waynes as James Wee Willie Wayne-v; unknown tp, p, b, d. Produced by Bob Shad, WGST Studio, Atlanta, 1951.

16. She Sets my Soul on Fire - Sonny Parker
(Sonny Parker)
Sonny Parker with the Gladys Hampton Blues Boys
Sonny Parker-v; Walter Williams (tp), Al Grey (tb), Bobby Plater (as), Johnny Board-ts; Ben Kynard-bs; Milt Buckner-org; Billy Mackel-g; Roy Johnson-b; William Hamner aka Curley-d. Peacock 5-1620. Houston, 1951.

17. Hurry Hurry Babe - Roy Brown
(Roy James Brown aka Roy Brown)
Roy James Brown as Roy Brown-v; Teddy Riley-ts; Johnny Fontennette-ts; Alexander Nelson-bs; Chalie Nelson-p; Charles Badie as Chuck Badie-b; Wilbert Smith-d. Cincinnati, September 27, 1952.

18. The Goof - Big Jay McNeely
(Cecil Jay McNeely aka Big Jay McNeely, Robert McNeely aka Bob McNeely)
Cecil Jay McNeely as Big Jay McNeely-ts, bar s; Robert McNeely as Bob McNeely-bar s, as; Jimmy O’Brien-p; Melvin Glass-g; William Woodson aka Buddy-b; Wayne Robinson or Leonard Hardiman aka Tight-d; McNile-cg. Federal 12102. Los Angeles, August 26, 1952.

19. You Look Bad - Danny Taylor
(Danny Taylor)
Danny Taylor -v; Albert J. Johnson as Budd Johnson, George Buddy Tate as Buddy Tate-ts; Dave McRae-b; Al Williams-p; McHouston Baker as Mickey Baker-g; Lloyd Trotman-b; Marty Wilson-d. New York City, November 11, 1953.

20. Overboard - Sugar Boy Crawford
(James Crawford aka Sugar Boy Crawford)
James Crawford as Sugar Boy Crawford-lead vocals, p; “Big Boy” Myles-tb; Alfred Bernard, David Lastie-saxes; Fird Eaglin, Jr. as Snooks Eaglin-g; Frank Fields-b; Eric Warner-d; Sylvester Saunders-v. New Orleans, circa November, 1953.

21. Mess Around - Ray Charles
(Ahmet Ertegun as A. Nugetre)
Ray Charles Robinson as Ray Charles-v, p; Jesse Drakes-tp; Freddie Mitchell, Pinky Williams-ts; Dave McRae-bs; McHouston Baker as Mickey Baker-g; Lloyd Trotman-b; Connie Kay-d; Jesse Stone-arranger. New York City, May 17, 1953.

22. She Said - Hasil Adkins and his Happy Guitar
(Hasil Adkins)
Hasil Adkins-v, g, d. Jody Records A-1000. Hasil Adkins’ bedroom, Boone County, West Virginia, circa 1955.

Disc 2
1. Louie Louie - Richard Berry and the Pharaohs
(Richard Berry)
Richard Berry-lead v; Godoy Colbert-v; Eugene Maye-v; Robert L. Harris-v; unknown musicians. Produced by Ken Chase, Jerry Dennon. Los Angeles, 1956.
Note: “Louie Louie” was inspired by Ricky Rillera and the Rhythm Rockers’ version of Cuban bandleader Rosendo Ruiz Jr. (aka Rosendo Ruiz Quevedo)’s 1955 «El Loco Cha Cha».

2. Maybellene - Chuck Berry
Charles Edward Anderson Berry as Chuck Berry-g, v; Johnnie Clyde Johnson as Johnnie Johnson-p; Willie Dixon-b; Jasper Thomas-d; Jerome Green-mrcs. Produced by Lejzor Czyz as Leonard Chess and Fiszel Czyz as Phil Chess, Chicago, May 21, 1955

3. Train Kept-a-Rollin’ - The Johnny Burnette Rock’n’ Roll Trio
(Myron C. Bradshaw aka Tiny Bradshaw, Howard Kay, Lois Mann)
John Joseph Burnette as Johnny Burnette-v; Thomas Grady Martin as Grady Martin-lead g; Paul Burlison-rhythm g; Dorsey Burnette Jr. as Dorsey Burnette-b, backing v; Farris Coursey-d. Bradley Film & Recording Studio, Nashville, July 2, 1956.

4. The Woo Woo Train - The Valentines
(Richard Barrett, George Goldner)
Richard Barrett-tv; Raymond Briggs aka Pop-tv; Edward Edgehill as Eddie Edgehill-tv; possibly Mickey Francis-bar v; possibly Ronnie Bright-bv; unknow ts, b, d. Produced by George Goldner. Rama Records, New York, 1956.

5. Rubber Biscuit - The Chips
(Charles Johnson, Adam R. Levy)
Charles Johnson-lead v; Nathaniel Epps-bar v; Paul Fulton-bv; Sammy Strain, Shedrick Lincoln-tv; unknown ts, b, d. New York, 1956.

6. (Every Time I Hear That) Mellow Saxophone - Roy Montrell
(Roy Montrell)
Roy Montrell-v, g; Edward Frank-p; Albin Tyler aka Red-bs; Lee Allen-ts; Clemont Tervalon-bs; Earl Palmer-d. Cosimo Studio, New Orleans, August 8, 1956.

7. Stranded in the Jungle - The Cadets
(Ernestine Smith, James Johnson, Al Curry)
Will Jones aka Dub-v; Willie Davis, Aaron Collins, Prentice Moreland, Pete Fox as Pete Foxx- v; unknown ts, tp, p, b, d, maracas. Fox, 1956.

8. Hot Skillet Mama - Yochanan W/Sun Ra and his Arkestra
(Yochanan, Le Sony’r Ra aka Sun Ra)
Yochanan-v; Herman Poole Blount aka Sonnie Blount aka Le Sony’r Ra as Sun Ra-p; possibly Pat Patrick-ts; possibly Richard Evans-b; possibly Robert Barry-d. Produced by Le Sony’r Ra aka Sun Ra and Alton Abraham. Possibly Chicago RCA Victor studio. 1957.

9. Rock This Morning - Lowell Fulson
(Lowell Fulson)
Lowell Fulson-v, g; unknown saxes, p, g, b d. Los Angeles, December 27, 1957.

10. Red Hot - Bob Luman
(William Robert Emerson aka Billy Emerson aka The Kid)
Robert Glynn Luman as Bob Luman-v; James Burton, g; James Kirkland-b; Butch White-d. Mira Smith’s Ram Studios, Shreveport, Louisiana, early 1957.

11. Keep-a-Knockin’ - Little Richard
(Richard Wayne Penniman aka Little Richard)
Richard Wayne Penniman aka Little Richard-v; Nathaniel Douglas-g; Clifford Burks-ts; Wilbert Smith-ts; Grady Gaines-ts; Samuel Parker Jr.-bs; Olsie Robinson-b; Charles Connor-d. Radio Station, Washington, DC, January 16, 1957.

12. High School Confidential - Jerry Lee Lewis
(Ronald Jay Hargrave as Ron Hardgrove)
Jerry Lee Lewis-v, p; Roland Janes-g; Billy Riley-b; James M. Van Eaton-d. Sun Studio, Memphis, April 4, 1958.

13. C’mon Everybody - Eddie Cochran
(Ray Edward Cochran as Eddie Cochran, Jerry Capehart)
Ray Edward Cochran as Eddie Cochran-v, g, d; Connie Smith aka Guybo-b; Ray Johnson-p; Earl Palmer-d; possibly Jerry Capehart-tambourine. Liberty F-55166. June 23, 1959. October 18, 1958.

14. Red Hot Rockin’ Blues - Jesse James
(Jim Denson, Lee Denson)
Jesse Lee Denson as Jesse James-v, g; Rene Hall-lead g; unknown sax, p, b, d. Kent 314. Possibly Los Angeles. 1958.

15. Little Girl - John and Jackie
(Gene Maltais)
Possibly John Maus-v; unknown female v, g, b, d. Aladdin 3425. Possibly Hollywood. 1958.

16. Green Mosquito - The Tune Rockers
(John Capello, Gene Strong, Fred Patton, Tim Nolan, Mickey Vanderlip. Wrongly credited to Arthur Roberts, Arthur Wander)
Johnny Capello-ts; Gene Strong-g; Fred Patton-g; Tim Nolan-b; Mickey Vanderlip-d; unknown sound effects. Produced by Max E. Youngstein, Dimas Productions. United Artists UA139X. Buffalo, circa August, 1958.

17. Thumb Thumb - Frankie Lymon
(Bobby Fonville aka Robert Fonville, Ralph Hernandez, Stuart Weiner)
Franklin Joseph Lymon as Frankie Lymon-v; Orchestra conducted by Rudy Traylor. Roulette, 1957.

18. Bad Boy - Larry Williams
(Lawrence Eugene Williams aka Larry Williams)
Lawrence Eugene Williams as Larry Williams-v, Rene Hall-g; Irvin Ashby-g; Willard McDaniel-p; Jesse James Jones-ts; Jewel Grant-bs; Gerald Wilson-tp; Ted Brinson or Ralph Hamilton-b; Earl Palmer-d. Produced by Robert Blackwell aka Bumps Blackwell. Radio Recorders, Hollywood circa July, 1959.

19. Juvenile Delinquent - Ronnie Allen
(Ronnie Allen)
Ronnie Allen, v; unknown backing v, g, b, d. San 208. Bon Aqua, Tennessee, 1959.

20. Strollin’ After Dark - The Shades
(J.D Smith)
Lee Cook-possibly g; unknown ts, b, d. Scottie 1309. USA, 1959.

21. Right Turn - Link Wray and his Wraymen
(Fred Lincoln Link Wray, Jr. aka Link Wray, M. Grant)
Link Wray, Sr. as Link Wray-g; Shorty Horton-b; Doug Wray-d. Epic XEM48777. USA, 1959.

22. Excursion on a Wobbly Rail - The Cecil Taylor Quartet
(Cecil Percival Taylor aka Cecil Taylor)
Cecil Percival Taylor as Cecil Taylor-p; Earl Griffith-vibraharp-; Buell Neidlinger-b; Dennis Charles-d. Nola’s Penthouse Studios, New York City, June 9, 1958.

23. Lonely Woman - Ornette Coleman
(Randolph Denard Ornette Coleman aka Ornette Coleman)
Randolph Denard Ornette Coleman as Ornette Coleman-as; Donald Eugene Cherry as Don Cherry-cornet; Charles Edward Haden as Charlie Haden-b;
Billy Higgins-d. Radio Recorders, Los Angeles, May 22, 1959.

Disc 3
1. Love Me - The Phantom
(Jerry Lott)
Jerry Lott as The Phantom-v; Frank Holmes-g; Bill Yates-p; Peter McCord-b; H.H. Brooks-d. Dot 16026. Gulf Coast Studio, Mobile, Alabama, 1958.

2. Ooh! My Soul - Little Richard
(Richard Wayne Penniman aka Little Richard)
Same as disc 2, track 11.

3. Rockin’ The Joint - Esquerita
(Eskew Reeder, Jr. aka Esquerita)
Eskew Reeder, Jr. aka Steven Quincy Reeder Jr., S.Q. Reeder, SQ Jr. as Esquerita-v; Vincent Mosley-g; Dutch McMillin-ts; Marvin Hughes-p; Floyd T. Chance-b; Johnny Young aka Ricardo-d; The Jordanaires: Gordon Stoker, Hoyt Hawkins, Neal Matthews, Hugh Jarrett-backing v. Bradley Film & Recording Studio, 804 16th Ave. South, Nashville, August 12, 1958.

4. Sunglasses After Dark - Dwight Pullen
(James Noble aka Jimmy Noble)
Dwight A. Pullen aka Whitey Pullen as Dwight Pullen-v; unknown g, b, d. Carlton 455. Produced by Joe Carlton. New York, circa February, 1958.

5. Rave On - Buddy Holly and the Crickets
(Charles Hardin Holley aka Buddy Holly)
Charles Hardin Holley as Buddy Holly-v, g; The Crickets: Joe Benson Mauldin, Jr. as Joe B. Mauldin-b; Jerry Allison-d. Norman Petty-p; Al Caiola-lead g; Donald Arnone-g; The Jivetones: William Marine, Robert Bollinger, Robert Harter, Abby Hoffer, Merril Ostrus-backing v. Bell Sound Studios, New York, possibly January 25, 1958.

6. Do You Wanna Dance - Bobby Freeman
(Robert T. Freeman aka Bobby Freeman)
Robert T. Freeman as Bobby Freeman-v;
Joz 45-835. San Francisco, 1958.

7. Somethin’ Else - Eddie Cochran
(Sharon Sheeley, Robert Cochran aka Bob Cochran)
Ray Edward Cochran as Eddie Cochran-v, g, b; Earl Palmer-d. Liberty F-55203. June 23, 1959.

8. The Beat Generation - Bob McFadden & Dor
(Rodney Marvin McKuen aka Rod McKuen)
Robert McFadden as Bob McFadden-v; Rodney Marvin McKuen aka Rod McKuen as Dor-v; Ochestra directed by Jack Hansen. Brunswick 9-55140

9. Run Diddley Daddy - Bo Diddley
(Ellas McDaniel)
Bo Diddley-v, g; Lafayette Leake-p; Willie Dixon, b; Clifton James or Frank Kirkland-d. Chess Studio, Chicago, September 1959.

10. I Love You So - Bo Diddley
(Ellas McDaniel)
Bo Diddley-g, v; Clifton James or Frank Kirkland-d; unknown maracas. Chess Studio, Chicago, spring 1959.

11. Brand New Cadillac - Vince Taylor and his Playboys
(Brian Maurice Holden aka Vince Taylor)
Brian Maurice Holden as Vince Taylor-v; Joe Moretti-g; Lou Brian-p; Brian Locking-b; Brian Bennett-d. Produced by Norman Newell. EMI Studios, Abbey Road, London, England, April, 1959.

12. Rockin’ in the Graveyard - Jackie Morningstar
(William Morrell aka Willlie Morrell, Sr.)
William Morrell aka Willlie Morrell, Sr.-v; unknown laughter, g, p, b, d.
Sandy 45-1018, Mobile, Alabama. Singing River Studio, Biloxi, Mississippi, 1959.

13. Switchblade Sam - Jeff Daniels
(Luke McDaniel aka Jeff Daniels)
Luke McDaniel as Jeff Daniels-v, g. unknown lead g, p, b, d. Big Howdy 777. Angie, Louisiana, circa April, 1959.

14. I Fought the Law - The Crickets
(Sonny Curtis)
Henry Earl Sinks as Earl Sinks-v; Sonny Curtis-g; Joe Benson Mauldin, Jr. as Joe B. Mauldin-b; Jerry Ivan Allison-d. Produced by Jack Hanson. Bell Sound Studios, New York, May 1959.

15. California Sun - Joe Jones
(Henry Glover)
Joe Jones-v, possibly piano; unknown p, saxes, tp; b, d. New York City, 1961.

16. Pills (Love’s Labour Lost) - Bo Diddley
(Ellas McDaniel)
Ellas McDaniel as Bo Diddley-g,v; Jesse James Johnson-b; Bill Downing or Edell Robertson-d; Jerome Green-maracas; unknown-maracas. Bo Diddley’s home studio, Washington D.C., February 5, 1961.

17. Denise - Randy and the Rainbows
(Neil Levenson)
Dominick Safuto as Randy-lead v; Frank Safuto-v; Mike Zero-v; Sal Zero-v; Ken Arcipowski-v; unknown b, d; possibly Norman Bergen, musical director. 1961.

18. Good Golly Miss Molly - Screaming Lord Sutch
(Robert Blackwell aka Bumps, John S. Marascalco)
David Edward Sutch as Screaming Lord Sutch-v; Richard Hughes Blackmore as Ritchie Blackmore-g; Chas Hodges-p; unknown b; Michael John Underwood as Mick Underwood-d. Produced by Robert George Meek as Joe Meek. Joe Meek’s RGM studio, 304 Holloway Road, London, England, 1961.

19. Goo Goo Muck - Ronnie Cook and the Gaylads
(Ed James)
Ronnie Cook-v; unknown g, ts, b, d. Produced by Abi-Gail.
Astra 1013 (Pittsburgh). Possibly California or Pittsburgh, 1962.

20. Boss - The Rumblers
(Michael Kelishes, John Kirkland, George Lloyd, Wayne Matteson, Jack Wenzel)
Mike Kelishes-g; Johnny Kirkland-g; Bob Jones-ts; Wayne Matteson-b; Adrian Lloyd-d. Downey D-103. Record Store, Downey, California. Circa August, 1962.

21. Papa-Oom-Mow-Mow - The Rivingtons
(Al Frazier, Carl White, John Harris, Turner Wilson, Jr. aka Rocky Wilson)
Carl White-lead v; Al Frazier-tv; Turner Wilson, Jr. as Rocky Wilson-bass v; John Harris as Sonny Harris-bar v. Produced by Kim Fowley, Jack Levy, Adam Ross. Los Angeles,1962.

22. Let’s Dance - Chris Montez
(James Joseph Lee aka Jim Lee)
Ezechiel Christopher Montanez aka Chris Montez-v; unknown org, b, d. Produced by James Joseph Lee as Jim Lee. Monogram. 1962.

23. High School Confidential - Hasil Adkins
(Ronald Jay Hargrave as Ron Hardgrove)
Hasil Adkins-v, g, d. Hasil Adkins’ bedroom, Boone County, West Virginia, circa 1959.

24. NO MOE - Albert Ayler
(Theodore Walter Rollins aka Sonny Rollins)
Albert Ayler-ts; Torbjörn Hultcranz-b; Sune Spangberg-d. Produced by Bengt Nordström. From “Something Different!!!!!!, Bird Notes, 1962. Main Hall of the Academy of Music, Stockholm, Sweden, October 25, 1962.


Bruno Blum, qui adolescent a lui-même fait partie du mouvement punk à Londres à la fin des années 1970, revient ici sur les traces de la subversion originelle du rock. Recherche de jouissance, du dépassement de soi et de sa condition, la figure de l’artiste et plus encore du musicien semblait être la seule à pouvoir s’affranchir des normes rigoristes de la société. De Charlie Parker à Bo Diddley, en passant par Artie Shaw ou Richard Berry, l’irrévérence et l’arrogance célébrée plus tard dans le Punk Rock d’Iggy Pop, de The Clash aux Ramones, puise ses racines dans les tempos frénétiques du bop, les contorsions du free-jazz, jusqu’aux allusions sexuelles du blues et les solos débridés du rockabilly.
Patrick Frémeaux
__________________

« On arrête tout, on réfléchit, et c'est pas triste » gébé
" Toujou couri pour gagner vie, quand bien couru, vie l'est foutue " topor
waiting room 31g
NoPatch est déconnecté  
Réponse avec citation Réponse rapide à ce message
Vieux 05/10/2015, 21h57
#3
Emy30l
Inscrit depuis: septembre 2015
Membre Actif
No Avatar
Messages: 70
Uploads: 0
Ajouts à l'encyclopédie: 0
Concerts annoncés: 0
Mes Discussions  




Par défaut Re : Compile - The Roots Of PUNK ROCK Music 1926-1962 - 320 kbps

J'aurai bien aimer écouter cette compile mais le liens ne marches plus
Emy30l est déconnecté  
Réponse avec citation Réponse rapide à ce message
Vieux 06/10/2015, 13h27
#4
NoPatch
Inscrit depuis: septembre 2011
Comité autogestion
Avatar de NoPatch
Messages: 1 245
Uploads: 89
Ajouts à l'encyclopédie: 0
Concerts annoncés: 12




Par défaut Re : Compile - The Roots Of PUNK ROCK Music 1926-1962 - 320 kbps

Salut
Tu me diras si mon lien fonctionne.
Super compile en tout cas !


http://www.4shared.com/zip/DMYH2QAwce/TROPRM2662.html
__________________

« On arrête tout, on réfléchit, et c'est pas triste » gébé
" Toujou couri pour gagner vie, quand bien couru, vie l'est foutue " topor
waiting room 31g
NoPatch est déconnecté  
Réponse avec citation Réponse rapide à ce message
Vieux 07/04/2017, 03h55
#5
damiengourdin
Inscrit depuis: novembre 2013
Avatar de damiengourdin
Messages: 13
Uploads: 0
Ajouts à l'encyclopédie: 0
Concerts annoncés: 0
Mes Discussions  




Par défaut Re : Compile - The Roots Of PUNK ROCK Music 1926-1962 - 320 kbps

Merci
damiengourdin est déconnecté Envoyer un message via MSN à damiengourdin Envoyer un message via Skype™ à damiengourdin  
Réponse avec citation Réponse rapide à ce message
Réponse
96 membres ont lu ce message dernièrement:
A-Sid, ACAB59, Acac40, aim_true, alx, BarbeNoire, barjot69, bebar, Berlingo, bidouillerie, cafard69, Candide, celetbert, chiconman, ClemsC, CommandoCazzo, damiengourdin, damion59, dieu10, drick56, EL SWINGO, eliasnovember, Emy30l, fabulousfab, foxer, fred65, gilgig, Glad, glaviouse, Gorille argenté, gwenn93, Hackasch, ixtlan, Jan11, jardipunk, jarodz, jb681131, jeanallain, JéjéAnArKoPoNk, JuNDB, jupette, keefran, kerdonis35, keuponne65, kik, komando kro, kony, kreators, kunpoï, kurtrat, l.indien5964, lagrate, le67enforce, lutin rouge, mat35, Maxdeb, mc reef, michel bazooka, moa_sir, nervous breakdown, ngnr, nico1664, nico37, NoPatch, oiii, om00myth, Orbital12xu, PapaSchultz, pinote25, pkdude, PnkAsFuck, Punky36, ratatam, Redneck77, Salut, sart13, schoub, sduff, Shambazaa, shepallin, Siegfried, skavens, skunk70, spartaco, stan doe, tap, the_learning, timick, tonton819, touma95, urikouko, wanaboy, yann73, yanoontek, yesyes666
Outils de la discussion Rechercher
Rechercher:

Recherche avancée


Discussions similaires
Discussion Auteur Forum Réponses Dernier message
The Clash - Compile 'if music could talk' NoPatch MUSIQUE INTERNATIONALE 1 24/02/2014 20h03
The Music Machine - (Turn On) The Music Machine - 1966 (Los Angeles) - Garage Rock/Psyche Rock crrrrouu Téléchargements - Autres genre musical 0 10/01/2013 16h06
Reggae Ska RockSteady BlueBeat Calypso Roots Rockers - Jam music HarryKill Propositions d'upload & listes 6 10/12/2012 07h36
THE CLASH - If Music Could Talk Vol. 1 [bootleg] - 2005 (UK) - PUNK ROCK lobotomie79 MUSIQUE INTERNATIONALE 1 03/03/2011 12h43


Clique ici pour t'inscrire afin de pouvoir participer au forum
Ni-Dieu-Ni-Maitre.com est une boutique de t-shirts libertaires et anti-fascistes à but non-lucratif qui aide à financer Pirate-Punk.net et plusieurs autres causes
★ 13€ ou 15$ chaque t-shirt ★ Livraison gratuite à l'achat de 4 t-shirts ★
Recherches les plus populaires dans les 7 derniers jours
Métal Urbain  Stupeflip  Opium Du Peuple  Compilation  Subb  No One Is Innocent  Didier Super  Les Wampas  Komintern Sect  Black Bomb A  Droit Dans Le Mur  Psychobilly  Les Ordures Ioniques  Discharge  Rene Biname  Street  Raggasonic  Banlieue Rouge  Les Clébards  Guerilla Poubelle  A 3 Dans Les Wc/wc3  Les Vaches Laitières  Lofofora  Brassens  Matmatah  Toy Dolls  Renaud  Oth Sur Des Charbons Ardents  The Exploited  Sales Majestés  Bérurier  Marcel Et Son Orchestre  Hors Controle  Sexy Sushi  Les Amis D'ta Femme  Noir Desir  La Belle Bleue  Les 3 Fromages  Les Apaches  Les Cameleons  Berurier Noir  Trust  Tagada Jones  Groovy Aardvark  Tulaviok  1984  Prince Ringard  Le Reparateur  Ultra Vomit  La Rue Ketanou  Wampas  Bolchoi  The Mahones  Justin(e)  Anti-patik  Chaos Uk  Charge 69  Discographie  Mononc Serge  Brigada Flores Magon  United  Vulgaires Machins  Banane Metalik  Les Cadavres  Thiefaine  Bérurier Noir  Parabellum  Mass Hysteria  Les Sales Majestes Droit Dans Le Mur  Les Rats  Les Sales Majestes  Heyoka  Ludwig Von 88  Le Bal Des Enragés  Diego Pallavas  La Souris Déglinguée  Les Vieilles Salopes  Shériff  No Class  22 Longs Riffs  Pigalle  Pekatralatak  Les Garçons Bouchers  Des Control  Les Naufragés  Zabriskie Point  Les Fatals Picards  Los Tres Puntos  Molodoi  Les Ramoneurs De Menhirs  Gogol 1er  Oberkampf  Ludwig  Les Vulgaires Machins  Saez  Evil Conduct  Oi Polloi  Les Ramoneurs De Menhirs,amzer  Les Sheriff  Dropkick Murphys  


PIRATE-PUNK.NET est hébergé sous LINUX, un système libre alternatif à Microsoft. Luttons contre le monopole capitaliste en informatique, Fuck Microsoft!
Powered by vBulletin™ - Copyright © vBulletin. All rights reserved.
RÉSEAU RESiSTANCE : Resistance.tk | Webzine.Resistance.tk | Pirate-punk.net | QuebecUnderground.net | Anarcho-Punk.net | Ni-Dieu-Ni-Maitre.com | No-Gods-No-Masters.com | Ni-Dios-Ni-Amo.com